De mon point de vue, c’est la conscience morale qui est la condition de possibilité d’une liberté bien comprise et d’une pleine responsabilité. Or, un sérieux problème se pose lorsque l’individu se trouve confronté a un environnement susceptible de l’altérer, ce qu’induit fréquemment la violence des rapports de domination dans le fait social et économique. Comme disait henri Laborit "Tant qu’on n’aura pas diffusé très largement à travers les hommes de
cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils
l’utilisent et tant que l’on n’aura pas dit que jusqu’ici cela a
toujours été pour dominer l’autre, il y a peu de chance qu’il y ait quoi
que ce soit qui change". Cet homme de science qui ne s’est jamais laissé étiqueter a beaucoup apporté en son domaine pour la compréhension de l’étiologie de la violence. Voilà pour l’approche un peu "terre a terre", comme dirait MaQiavel. Pour ce qui est de l’approche spirituelle, je dirais que la figure de Saint François nous éclaire fort bien pour ce qui est en matière d’alternative aux relations dominant-dominé, mais il est clair que cela engage une question de foi, qui ne peut être que d’ordre personnel.