Union Latine, je suis allé vérifier et effectivement il dit cela. Probablement une maladresse de sa part de le dire ainsi car cela prête à confusion et mériterait un développement ! Cependant je pense que la "distribution" et non la production pourrait être un domaine public, un peu dans le sens où une place du marché relève de la gestion publique (communale dans ce cas), mais bien sûr pas les stands des marchands venant proposer leurs produits.
Il me semble qu’il faut distinguer deux niveaux de "distribution". Lorsqu’il s’agit simplement de placer dans des rayons des produits alimentaires industriels ou de la lessive, le "vendeur" n’apporte aucune valeur ajoutée sous la forme de conseils. La concurrence entre deux vendeurs ne produit donc pas une meilleure qualité de vente. La seule différence devient celle du prix du paquet de pâtes (moins cher de 10 centimes à telle ou telle enseignes). Cette distribution pourrait très bien relever d’une gestion publique. Certes, un "bon" vendeur de pâtes pourrait être considéré comme quelqu’un qui en vend beaucoup mais en quoi faudrait-il considérer comme "bon" d’en vendre beaucoup ?? Ce n’est certainement pas une réelle "qualité" qui profite à l’acheteur ni d’ailleurs qui participe au bien commun (à moins de supposer qu’il soit nécessaire de faire manger beaucoup de pâtes aux gens.

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En revanche, lorsque vous achetez un ordinateur ou un instrument de musique, la qualité du conseil est importante et il est bon de pouvoir choisir son commerçant en fonction de la qualité de son apport spécifique.
Pour le dire plus simplement : on peut concevoir que, par exemple, vendre des violons est un métier à part entière, distinct de la lutherie ; qu’il y a de bons et de moins bons conseillers en achats de violons. Tandis que mettre des paquets de pâtes en rayon n’est pas véritablement un "métier" dans lequel il serait profitable à tous de faire jouer la concurrence (la concurrence peut jouer au niveau de la qualité des pâtes elles-mêmes, bien sûr).