Malgré les apparences, ce n’est pas parce que certains se disent anarchistes qu’ils sont impossibles à manipuler : la plupart des groupements anarchistes que je connais fonctionnent comme des petites sectes et le conformisme y est maximal.
Un anarchiste, tu le reconnais instantanément par son expression stéréotypée. Et ça c’est bien la preuve du conformisme des anarchistes.
C’est bien normal : aucune société ne peut se fonder sur l’absence de lien, la théorie est donc une chimère. L’anarchisme ne sait que définir ce qu’il n’est pas souhaitable à ses yeux. Il anti-définit les choses. Illustration avec l’introduction.
"L’anarchisme n’est pas la solution brevetée [...], ce n’est pas le pays d’Utopie d’un ordre social parfait[...], puisque, par principe, il rejette tout schéma et tout concept absolus. Il ne croit pas à une vérité absolue ou à des buts finaux précis du
développement humain [...]. On ne peut pour cette raison leur
assigner de termes précis ni leur fixer de but arrêté. "
L’anarchie est ainsi de l’anti-civilisation.
Le seule croyance affirmée dans cette introduction est : "[L’anarchisme] il croit à une perfectibilité illimitée". Hélas, l’infini ne peut être atteint, l’infini n’est pas humain, l’homme a des limites, c’est donc vouloir l’impossible. L’anarchiste se perd à courir après des impossibilités : du coup, il accumule défaites sur défaites, puis sa volonté lâche : Alors il devient totalement conformiste de son groupe, qui se sclérose en secte, comme les gens qui sont piégés par leur mensonge commun et qui s’y auto-entretiennent dans l’illusion, à l’image des membres de fédération anarchiste que l’on croise parfois.
Le seul moyen d’avancer, c’est pas-à-pas.
Chaque pas est un terme intermédiaire.
L’anarchisme ne rejette tout terme intermédiaire.
Il tourne en rond depuis 150 ans, sans avoir rien produit de notable, si ce n’est des petites sectes d’extrémistes à l’esprit obtus et du terrorisme.