Je crois, Lemi, qu’il n’y a pas un désintérêt sur l’article, mais, comme tu l’évoques, une légitime défiance face à son auteur connu pour ses obsessions et névroses idéologiques, sans oublier sa posture hypocrite sur la liberté d’expression...
A titre perso, si un rottweiler s’approche de moi je reste sur mes gardes, même s’il remue frénétiquement la queue...et pourtant j’aime les chiens...
Sur le fond, il y a beaucoup de Yannick Djeugoue qui consacrent leur temps, leurs talents, leur humanité au service des autres, en particulier les plus vulnérables, pour faciliter l’accès au savoir, aux droits, à la santé, à la culture ; ces gens ont compris que le "vivre ensemble" passe inéluctablement par un "mieux vivre" indispensable pour favoriser l’ouverture à l’Autre et l’envie de participer à une collectivité qui sait tendre la main au lieu de stigmatiser et de préjuger...
Il est question d’humanité, de don de soi, loin des étiquettes, des clichés sur la couleur de peau, les origines, ou la religion des individus, c’est en transcendant toutes ces frontières factices qu’on arrive à tisser des liens constructifs qui nous rassemblent pendant que d’autres utilisent tous les clivages pour diviser, on sait qui et dans quel but...
Sur la question des banlieues, les mesures cosmétiques des différents pouvoirs politiques souffrent des alternances et se focalisent sur le superficiel, on consacre peu d’argent pour ripoliner des cages d’escalier alors que c’est le lien, l’humain qui manque cruellement...
Ceux qui se consacrent, à titre individuel, salarié, ou dans un cadre associatif ou autre, ont beaucoup de mérite à pallier la désertion des pouvoirs publics, peut-être n’est-ce qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais il faut saluer les petites victoires que ces gens remportent au quotidien à la seule force de leurs convictions...