@rebelkabdjames
"Surtout, ce qu’on occulte
soigneusement (et que j’ai dit dans mon témoignage du premier épisode de
l’émission), c’est non seulement qu’il y a aujourd’hui des millions de
nostalgiques de l’Algérie française ici, en France, mais, surtout, qu’il
y en a 39 millions d’autres en Algérie même ; 39 millions de cocus de
l’Histoire pour qui le graal s’appelle « visa » pour la France ;
39 millions d’Algériens dont la moitié au chômage tandis que les
chantiers publics sont pleins d’ouvriers chinois ; 39 millions de mal
nourris (l’Algérie importe 95% de sa consommation) alors que l’Algérie
indépendante avait hérité d’une agriculture florissante ; 39 millions de
« clochards », aurait dit De Gaulle, alors que leurs bourreaux se
gavent de l’argent du pétrole et du gaz : un préfet algérien s’en met
assez dans les poches pour pouvoir s’offrir des appartements Avenue Foch
à Paris !
Ce qu’on ne vous dira pas, c’est
que l’indépendance de l’Algérie a mis fin aux réformes politiques et,
surtout, au plan de Constantine qui, depuis 1956, avaient mis en œuvre
en accéléré les réformes capables de mettre fin aux disparités à
l’origine de la révolte. Ce, au profit d’une dictature exercée depuis
cinquante ans par une clique d’incapables islamo-socialistes.
Mais les porteurs de valises
rétrospectifs n’en ont cure : leur combat, qui n’est pas celui des
Algériens, est idéologique, comme celui de leurs ancêtres du réseau
Janson qui donnaient aux fellaghas des balles pour tuer des
soldats français et des bombes pour semer la terreur chez les civils. Le
« peuple algérien » dont Mermet, Daum, Manceron et Stora se
gargarisent, en réalité, n’est que le matériau et l’instrument avec
lesquels, au fond, ils ne cessent de soigner leur propre névrose et leur
propre haine de la France.
Ce n’est pas l’Algérie française que ces gens haïssent, c’est la France."
Kader Hamiche