@Rounga
- Seulement, certains s’illusionnent en prétextant
les troubles à l’ordre public et l’appel à la haine. Car en effet, même si la liberté d’expression
existe, si je dis publiquement "MaQuiavel est un chenapan, il tue des
petits chats, il faut incendier sa maison sise au ** rue ***, lui jeter des
petits caillous et violer sa femme", vous avez le droit de me poursuivre,
car j’use de ma liberté pour nuire à la vôtre.
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Il ne peut exister de liberté absolue, une société qui en érigerait mourrait à
cause du désordre qui en découlerait. Il en est de même de l’expression, il lui
faut des limites.
La question que vous posez est donc celle des
limites de la liberté d’expression. On en arrive donc à ceci : le terme
liberté d’expression est inapproprié, on devrait parler d’intervalle d’expression.
Cet intervalle est évidemment subjectif. Le débat
se focalise donc sur cette question : ou fixer les limites de l’expression,
pourquoi et surtout qui est légitime pour fixer ces limites.
Vous m’avez aidé à répondre à votre question
:
« je me demande donc ce
qu’il faut dire à propos de cette liberté d’expression, outre qu’elle est un
principe qu’on doit appliquer ».
Réponse :
il faut parler de ses limites.
-Car il ne faut pas déterminer si les appels à la violence doivent être
interdits, mais si, en l’espèce, il y a bien appel à la violence ou non. En rester au plan général me semble donc insuffisant pour mettre un
terme au débat sur Dieudonné.
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En ce qui me concerne, ma position par rapport à la liberté d’expression est libertaire
: seule la diffamation et l’incitation à commettre une infraction doivent être réprimées
Juridiquement. Ce qui veut dire que je suis contre le panel de lois réprimant l’expression
de la haine que je juge liberticide.
En d’autre termes, vous pouvez dire « MaQuiavel est un chenapan » mais pas « il
tue des petits chats » (diffamation) ou « il faut incendier sa maison
sise au ** rue ***, lui jeter des petits caillous et violer sa femme"
(incitation à commettre une infraction).
Le débat reste général car on est condamnées à cause de ces lois contre la haine en France. On en arrive même à
des jurisprudences qui condamnent à priori, c’est à dire même avant la
supposée expression de la haine, c’est
assez délirant.
Dieudonné, qu’on l’aime ou pas, n’est qu’un
concitoyen qui a été condamné à cause de ces lois contre la haine (et il est
loin d’être le seul), il n’incite pas à commettre une infraction.
On peut analyser sur quelle base Dieudonné a été condamné,
de très bons juristes l’ont fait , c’est intéressant mais quand je dis « cessons
de parler de Dieudonné » , je ne parle pas de cela mais plutôt de savoir
si c’ est un résistant , un dissident , un escroc , un idiot , un humoriste
brillant , un voleur etc , cela n’
a rien à voir avec le débat sur la liberté d’ expression.