@guepe
« Les
migrants ne sont pas des envahisseurs ».
------> Et là, on peut te sortir le dictionnaire pour te mettre
en tort. Ça me rappelle l’année passée, lorsque des GJ ont saccagé le Fouquet’s
et que des journalistes étaient vent debout contre cette « violence ». Un
ancien intervenant au pseudonyme de Belenos avait fait un post que j’avais trouvé très intelligent
vis-à-vis de l’utilisation du mot violence : « nous ne
devons pas appeler du même nom ou ranger dans la même catégorie la
"destruction" d’un bien matériel et la "violence" touchant
à l’intégrité corporelle, en particulier quand la conséquence est irrémédiable
(handicap, cicatrice et bien sur décès). Tout ça est mélangé pour former un
bouillie que nous servent constamment les médias. Refusons cette confusion.
Dans le contexte actuel, appelons "destruction" ce qui concerne les
objets (même si on veut condamner cela) ; et "violence"
seulement ce qui touche physiquement les personnes en blessant leur corps
».
Il
avait même qualifié cette utilisation du mot violence d’ « erreur
sémantique importante ». J’étais d’accord avec
lui mais je lui avais aussi fait remarquer que détruire un objet répond aussi à
la définition de la violence tel qu’elle est décrite dans le dictionnaire et
que donc on pourrait lui en sortir un pour lui répondre qu’il avait
factuellement tort. Et il m’a répondu que dans le contexte du traitement de
l’information de ces événements, il fallait refuser de faire cette confusion
qu’il est allé jusqu’à qualifier d’odieuse. Et j’étais encore d’accord avec ça, les définitions
du dictionnaire sont importantes mais elles ne suffisent pas, il faut savoir
remettre les mots dans leur contexte.
Cette
logique, je l’applique aussi ici : nous ne devons pas appeler du même nom
ou ranger dans la même catégorie une armée d’invasion qui tente de conquérir un pays et des civils qui
demandent à être accueilli dans des pays étrangers ( même si on veut
condamner ça), particulièrement dans le contexte d’une propagande qui mélange
bien les deux pour former une bouillie que nous servent constamment ceux qui se
prétendent identitaires, cette confusion est odieuse.
Tiens,
je me demande bien ce qu’il devient le Belenos. 