@yoananda2
Un chrétien qui fait de la politique n’est plus un chrétien. Alors moi, je ne sais pas comment on peut être chrétien à mi temps. Ce serait comme être végétarien à mi temps : "ho je mange de la viande oui, c’est parce que je ne suis pas que végétarien quand je mange mais seulement en dehors des repas"... ça n’a juste pas de sens
On en a déjà discuté et je sais que l’on n’est pas d’accord là-dessus mais je vais quand même retenter une explication (sans avoir trop d’espoir de te convaincre mais je vais au-moins essayer d’être clair dans mes explications).
S’agissant du pape, ou n’importe quel prêtre "consacré", il n’y a pas de débat car en tant que personne publique, il doit se consacrer à 100% à sa mission de représentant de Dieu sur terre et à ce titre et il ne devrait donc pas se mêler de politique
Mais s’agissant de "civils" comme nous, les choses sont différentes. Je m’explique : être chrétien (ou athée, bouddhiste,...) est une conviction personnelle et individuel, cela ne concerne QUE les personnes privées que nous sommes.
Comme tu le sais sans doute, nous avons 2 identités : nous sommes à la fois des individus privés avec nos convictions intimes mais nous sommes AUSSI des personnes publiques, c’est dire des citoyens qui avons dans ce cadre un tout autre rôle. En clair, ça signifie que si un chrétien désire s’engager en politique de manière publique alors il n’est plus considéré en tant que chrétien mais en tant que citoyen. Son action doit se situer pour le bien de la collectivité à laquelle il appartient et il n’agit donc pas à titre individuel.
En gros, en tant que chrétien, cet individu doit se soucier de respecter le message évangélique dans sa vie de tous les jours, dans son rapport personnel avec les gens qu’il côtoie ou qu’il ait amené à rencontrer. C’est son comportement personnel qui sera "jugé" par Dieu et sur lequel Jésus s’exprime. Ses idées politiques n’entrent absolument pas en ligne de compte. Dieu s’en moque, ce n’est pas son affaire car, encore une fois, il juge les âmes d’un point de vue individuel et non collectif.
Par contre, en tant que "citoyen" s’intéressant aux affaires publiques, ce même individu est jugé sur son action publique qui concerne la société tout entière et non pas sa petite personne.
D’ailleurs pour faire une analogie avec le droit, on distingue en France le droit privé du droit public et la responsabilité publique d’un agent administratif dans le cadre de ses fonctions n’est pas jugée de la même manière qu’un individu qui agit de manière privé. Suis-je à peu prés clair ?