Commentaire de Étirév sur LA GUERRE DE TROP : Les Américains et les Israéliens n'ont rien compris à l'Iran ! - Thierry Coville - Agoravox TV

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Commentaire de Étirév

sur LA GUERRE DE TROP : Les Américains et les Israéliens n'ont rien compris à l'Iran ! - Thierry Coville


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Étirév 9 mars 10:08

Un intérêt puissant s’attache à l’histoire des anciens Perses.

« Ancêtres de la race Aryenne, dont nous sommes les descendants, ils ont joué un rôle immense dans l’évolution religieuse de l’humanité. Les Ecritures saintes ont fait de leur pays, l’antique Iran, le berceau de l’humanité. »
Nous n’admettons pas ces fables, mais nous affirmons cependant que cette race a eu une influence considérable sur la première civilisation humaine. Nous avons à en chercher la source.
On nous parle beaucoup des migrations de la race Aryenne qui aurait envahi l’Ouest et le Sud-Est, peuplant une partie de l’Asie Occidentale, l’Europe presque entière, et atteignant jusqu’aux Iles Britanniques et à l’Irlande, dont le nom signifie : Terre des Ires ou Aryas.
Mais aujourd’hui que la grande rectification de l’Histoire est commencée, nous savons que ce n’est pas du Sud qu’est venue la lumière, c’est du Nord. Et nous savons aussi (comme l’explique l’Origine végétale) que les nations sont toutes autochtones, la terre ne s’est pas peuplée par des émigrations. Donc il faut abandonner la théorie des émigrations de peuples. Mais si les hommes ne se sont pas déplacés en masse, ce qui a circulé, c’est l’idée, c’est la pensée créatrice qui a fait naître des religions et des civilisations.
C’est cela que nous avons à étudier, et nous allons encore ici trouver bien des surprises, c’est-à-dire des explications qui renversent totalement les vieux mensonges historiques auxquels on s’était habitué.
On raconte qu’à une époque reculée, dont on ne saurait fixer la date, mais que l’on place entre 3.000 et 2.500 ans avant notre ère, le pays d’où sort le fleuve Amou ou Djihoun (autrefois Oxus) était habité par des tribus Gynécocrates.
Il existait plusieurs groupes, qui, à des époques diverses, se répandirent dans deux directions opposées : un groupe s’en alla vers l’Est, descendant dans la vallée de l’Indus et plus tard dans celle du Gange, où il se mêla aux indigènes pour former le peuple Hindou ; l’autre groupe se répandit sur le plateau qui s’étend de l’Indus à la mer Caspienne et à la plaine de l’Euphrate et du Tigre.
Au VIème siècle avant notre-ère, les tribus de ce groupe avaient acquis l’hégémonie sur les autres et leur donnèrent son nom, d’où l’appellation d’Aryas qui désigne les Hindous et les Perses, dans les livres de l’Inde. On dit Airyas dans les livres de la Perse. Il existait entre ces deux peuples une grande analogie de langue et de croyances.
Deux groupes de tribus se formèrent et devinrent le « nord-iranien » et le « sud-iranien ». C’est du Nord-Iranien que vient l’A-Vesta. Dans le système chronologique des Perses, on donne 3.000 ans de durée au régime gynécocratique, pendant lequel « le monde a demeuré en paix ». En effet, tant que dura la théocratie féminine, aucune révolution politique ne se produisit, le calme régna partout, la vie était heureuse et occupée ; l’agitation commença avec l’ambition de l’homme, et c’est après les premiers schismes que l’on vit des aventuriers, mus par un orgueil funeste, secouer l’autorité morale de la Mère et se jeter dans la voie de la rébellion et du crime. Ce fut environ 20 siècles avant notre ère que cette révolte commença avec Belochus à Babylone, Pradyota aux Indes.
Le Livre sacré des anciens Iraniens est l’Avesta, un ouvrage d’une importance capitale.
Il était totalement inconnu de l’Europe pendant le Moyen Âge.
C’est Anquetil-Duperron qui le fit connaître à la France. Il partit de Paris en 1755 et, après toutes sortes d’aventures, y revint en 1762 avec les manuscrits qu’il avait obtenus des Destours (docteurs) Darobs et Kaous.
Ce ne fut pas sans peine qu’il trouva les possesseurs des livres fameux qu’il cherchait. Les derniers sectateurs, obligés d’émigrer après la destruction de leur religion par les Arabes au VIIème siècle, étaient allés se réfugier dans la presqu’île de Guzerate, sur la côte occidentale de l’Inde. Ils avaient, naturellement, emporté avec eux leurs Ecritures, qu’ils gardaient précieusement et secrètement, c’est-à-dire qu’ils ne les communiquaient pas au peuple ni aux ennemis de leur religion.
Ce fut à grand peine qu’Anquetil-Duperron parvint à obtenir d’eux que les livres lui soient communiqués. Mais ils refusèrent de livrer les manuscrits et consentirent seulement à les dicter. Ces anciens Mazdéens sont connus, aujourd’hui, sous le nom de Parsis ou Guèbres. Les livres qu’Anquetil a pu trouver et traduire sont :
1°. Le Yaçna le plus ancien.
2°. Le Visperad, ou connaissance de tout.
3°. Le Vendidad, qui veut dire « donné contre les dews », livre écrit dans la période de réaction contre les femmes.
La traduction d’Anquetil fut jugée mauvaise par William Jones et Eugène Burnouf.
Du reste, il avait été induit en erreur par le Destour parsi qui lui avait dicté le livre et n’y avait mis que ce qu’il avait voulu
Et puis, l’Avesta étant déjà une œuvre altérée, il ne fallait donc plus s’attendre à y trouver « le livre primitif ».
L’histoire de l’A-Vesta est celle de tous les livres sacrés de l’antiquité ; tous ont eu le même sort parce que leur auteur était une femme, une Déesse qu’on a voulu cacher, et la science que ces livres contenaient exposait des Vérités dont on ne voulut plus quand la Direction de la Religion passa au pouvoir des Prêtres.
L’A-Vesta fut donc altéré dans la suite des temps.
Aussi, pour la clarté de ce qui va suivre, il est nécessaire d’expliquer le titre du livre et d’allumer la lumière sur son auteur, jusque-là, inconnu...
Perse et Hindous


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