@Gollum
« En fait les chrétiens nous vendent l’incarnation pour dire : voyez comme Dieu est bon il a accepté de s’incarner parmi nous, sous entendu s’incarner est une souffrance pour lui, on nous fait larmoyer sur son lieu de naissance, l’étable, entouré de bétail... il a donc pris apparence humaine pour souffrir avec nous, mais il n’est pas si humain que ça, il a eu une naissance virginale comme un dieu de la Grèce antique, il est sans péché (ce qui est idiot il est impossible d’être sans péché quand on est dans le monde des phénomènes et d’ailleurs on sent bien que Jésus lui-même ne se considérait pas comme tel), il baise pas, fait l’éloge de la castration, et proclame qu’il faut être parfait comme son Père céleste. Ce qui est un appel à la désincarnation en fait. D’où l’ascèse chrétienne consistant à se mortifier, à dompter la chair, à la faire souffrir même.. »
T’es en train de relancer le débat qui a précédé le concile de Chalcedoine
. Parce qu’effectivement pour beaucoup de chrétiens, il était inconcevable que Jesus fut « pleinement Dieu et pleinement homme ». Ce concept d’incarnation divine dans toute sa plénitude était tellement révolutionnaire qu’il a mis du temps avant de pouvoir être pleinement admis.
Et les principales critiques étaient effectivement la négation de la pleine humanité de Jesus : « non il est impossible que Dieu accepte une telle déchéance en se faisant homme ».
L’incarnation, c’est l’essence même du christianisme, peut-être même encore plus que la résurrection.