@Gollum Vu que tu n’auras jamais besoin d’utiliser les équations de la RG pour le reste de ta vie, la question du choix ne se pose même pas du tout... D’ailleurs moi non plus, je n’en ai pas besoin.
Par contre, dès que je veux dimensionner des trucs, bah, j’utilise que les lois de Newton (mais bon, sans me limiter aux vecteurs, cela dit...).
Mon problème avec la RR n’est pas les formules. Poincaré les a publiés avant Einstein. C’est sa conceptualisation qui est absurde. Poincaré envisage un temps propre au référentiel. C’est parfaitement raisonnable. Einstein en fait "LE TEMPS". C’est ça qui n’est pas raisonnable.
Il est vrai qu’à cette époque, si deux personnes en mouvement relatif s’échangeaient des signaux lumineux, Ils ne pouvaient connaître précisément la période temporelle ou la longueur d’onde de leurs signaux respectifs, à cause de l’effet Doppler. D’où la difficulté, bien vue par Poincaré, pour synchroniser des horloges distantes en mouvement l’une par rapport à l’autre.
Pour régler la chose, Poincaré et Einstein ont produit une procédure pour synchroniser des Horloges entre deux point A et B. Ils proposèrent simplement de synchroniser les horloges en considérant la vitesse de la lumière constante sur un aller-retour de signal lumineux.
Aujourd’hui, il est parfaitement possible de transmettre ces informations temporelles à distance (j’ai transmis à telle heure), donc le problème disparaît complètement. Les satellites GPS se resynchronisent ainsi en permanence avec leur base pour éviter toute dérive temporelle.
L’ennui avec Einstein, c’est qu’il a sauté les deux pieds dedans. De la valeur indiquée par une horloge, il s’est mis à parler "DU TEMPS", en tant que concept.
Et c’est là que ça ne va pas. Un concept (en général) est à distinguer des mesures : une mesure du temps n’est pas LE TEMPS, de même qu’une mesure de l’espace n’est pas L’ESPACE.
Bref, Einstein a produit un gros sac de noeuds, confondant l’ordre des faits et l’ordre des idées.
@Gollum Aucun de tes arguments ne peut me convaincre. Fondamentalement, pour moi, la physique est le domaine de la science où nul dogme n’a sa place. Les hypothèses, les modèles doivent pouvoir être discutés, rediscutés, rerediscutés sans cesse, tout au long des générations. Tes arguments ne dépassent pas l’argument d’autorité, et tu les assènes avec un ton inquisitorial ! Si tu ne vois qu’un seul moyen d’expliquer un phénomène lumineux à 10.000 années-lumière, c’est que tu manques vraiment d’imagination.
Au moins, tu en conviendras, j’ai apporté en référence une publication sérieuse, de la Royal Society, produite par 2 chercheurs du MIT.
Ceci vient illustrer que plusieurs modèles peuvent exister sur un même sujet. Sur les interférences des particules, nous avons maintenant au moins 3 modèles qui aboutissent chacun au même résultat : le modèle quantique, fondé sur Schrödinger (avec son chat mort-vivant), le modèle hydrodynamique, fondée sur l’approche Böhm/Madelung (avec un potentiel quantique), et ce modèle à combinaison d’action à valeur multiple, de Slotine et Lohmiller. Il semble que Feynman en a fait aussi.
Et pour la part, je pense que c’est mieux ainsi, qu’il y ait plusieurs modèles, c’est synonyme de liberté. Ainsi, les gens pourront-ils choisir le plus pratique à utiliser.
@ezechiel Vattay reprend le modèle de l’hydrodynamique Dans ce modèle, on attache à chaque point d’un fluide, considéré comme continu, des champs (vitesse, pression, densité, pesanteur), donné par une fonction du temps et de l’espace F(x,y,z,t). En description lagrangienne, on suit une particule de fluide dans son mouvement. Or la particule traverse des zones où les contraintes, les vitesses,... varient. Donc, pour connaître l’évolution de la densité de la particule de fluide dans le temps, on est obligé de tenir compte des variations de celle-ci dans l’espace. C’est ce modèle qu’on reprit Madelung, Böhm et Vattay.
Ils considèrent une particules dans un fluide, dont les conditions initiales sont déterminées (densité, vitesse) et essayent de déduire son devenir en fonction des contraintes qu’elles va subir, au fil de l’eau, ce devenir étant pris à priori comme indéterminé.
La modélisation de Slotine/lohmiller est très différente. Déjà, les conditions initiales des particules ne sont pas parfaitement connues. Par exemple, dans l’expérience des fentes d’Young, seule la position l’est (passage fente A ou fente B), la quantité de mouvement initiale étant inconnue. En revanche, les conditions finales ne sont pas totalement inconnues. Par exemple, dans l’expérience des fentes d’Young, on considère un point sur l’écran, qui est l’aboutissement terminal du flux, là où se fait la mesure.
Ensuite, Ils postulent que, ce qui se trouve sur l’écran, y est nécessairement parvenu par deux chemins distincts, une partie par la fente A, l’autre par la fente B, et surtout que sur chacun de ces chemins, la partie du Flux impliquée a respecté une équation Hamilton Jacobi. Cette équation utilise le principe variationnel, donc nécessite de connaître les deux extrémités, ce qui est le cas ici.
La partie du flux passé par la fente A ou B au temps T1 se retrouve intégralement sur l’écran au temps t2, donc, la densité n’a pas de variation spatiale. On peut aussi le prendre comme un postulat.
Le résultat qui serait intéressant d’avoir : Soit deux fonctionnelles (fonctions de fonctions) qui respectent deux équations de Hamilton-Jacobi différentes. Leur somme respecte-t-elle nécessairement une équation de Hamilton-Jacobi unique ?
@micnet J’ai vu sur l’ancien fill (de août 2024) ta question - j’avais quitté le Forum depuis.Ma formation de base est l’ingénierie (en matériaux). Dans ce cadre, j’ai suivi un enseignement (basique) en relativité, et en quantique, et j’ai donc été confronté aux nombreux formalismes mathématiques de la physique. Pour le reste, j’aime l’histoire des idées, la théorie des langages et l’étymologie. Enfin, j’ai toujours des opinions très tranchées et j’aime les asséner avec une insolente certitude.