Marcel Gauchet essaye ici clairement de remettre en cohérence les poncifs académiques (révolution française = autonomie du peuple) avec la réalité.
Sauf que c’est impossible, puisque toutes ces assertions sont des ...idéologies fumeuses
D’abord, le libéralisme est fondé sur la loi du marché. Le marxisme se fonde sur une loi de l’histoire.
En vérité, l’autonomie absolue est impossible. Déjà, il y a les lois physiques qui s’imposent aux hommes. Ensuite, toute société repose toujours sur un certain nombre de principes pour régler la vie en commun. Ceci fait que les peuples seront toujours sujet à une irréductible d’hétéronomie. Cela ne signifie pas qu’aucun choix ne puisse jamais exister. Cela signifie qu’il y aura toujours des obligations à respecter.
La première de ces obligations étant dictée par la survie.
De fait la révolution, en abolissant l’hétéronomie catholique, en installa une nouvelle : l’hétéronomie de la loi du marché : tout par le fric, rien que pour le fric.
Il n’y a donc pas eu progrès vers une autonomie, mais changement d’hétéronomie : de celles de droit divin, fondé sur l’Étre, vers celles des ploutocrates, fondée sur l’Avoir.