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Gollum

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  • Premier article le 17/07/2017
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Derniers commentaires




  • 1 vote
    Gollum Gollum 21 juin 16:48

    @ezechiel

    Bon de toute façon on s’en fout vous avez tort épicétou ! smiley

    Et si c’est une théorie à variables cachées, c’est qu’elle est donc locale !

    Non.
    On peut aussi avoir des variables cachées à un niveau global et pas local...

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Variable_cach%C3%A9e

    https://shs.cairn.info/le-cantique-des-quantiques—9782707153487-page-89?lang=fr

    (Et là j’ai pas eu besoin de Gemini ça fait un moment que je suis au courant...)



  • 1 vote
    Gollum Gollum 21 juin 16:08

    @ezechiel

    Gemini :

    C’est un argument très intéressant, et tu pointes là un travail mathématique fascinant. L’article de Winfried Lohmiller et Jean-Jacques Slotine (On computing quantum waves exactly from classical action) propose effectivement une reformulation élégante où les fonctions d’onde quantiques et le spin peuvent être calculés à partir d’actions classiques multi-valuées et de concepts géométriques (comme les spineurs et les quaternions).
    Cependant, il y a un piège conceptuel classique ici : cette théorie ne supprime pas la non-localité (ou le besoin de renoncer au réalisme local), elle la déplace ou la reformule.
    Voici pourquoi l’affirmation de départ reste parfaitement vraie et pourquoi le théorème de Bell n’est pas contourné "localement" :
    1. Le théorème de Bell est une certitude mathématique
    Le théorème de Bell est un outil mathématique implacable. Il dit simplement que :

    alisme Local+Indépendance des choix de mesureRespect des inégalités de Bell

    Si une théorie (comme celle de Lohmiller et Slotine) prétend retrouver exactement les corrélations quantiques (la fameuse courbe en −cos(θ) qui viole les inégalités de Bell) pour décrire notre univers, elle doit mathématiquement abandonner l’une des hypothèses de Bell. Elle ne peut pas être à la fois locale, déterministe à variables cachées, et respecter l’indépendance statistique des observateurs.
    2. Où se cache le "loup" dans l’extrait que tu cites ?
    L’extrait explique que si on remplace le détecteur binaire classique par un "détecteur spinoriel classique général", on retrouve la corrélation quantique.
    Le nœud du problème est dans la nature de ce "détecteur spinoriel" et des variables cachées utilisées (l’article de Lohmiller et Slotine parle d’un "spineur complexe" comme variable cachée). Pour que ce formalisme fonctionne et donne le bon résultat :
    Soit la variable cachée (le spineur) dépend de l’orientation globale des deux détecteurs (ce qui viole l’hypothèse de localité ou d’indépendance de Bell : la mesure ici dépend de ce qu’on fait là-bas).
    Soit la contrainte géométrique imposée est globale. Dans leur cadre théorique, Lohmiller et Slotine utilisent des variétés géométriques multiplement connexes et des contraintes spatiales globales pour générer les différentes "branches" d’action. En physique, une contrainte topologique globale est une forme de non-localité.
    3. Le parallèle avec la théorie de de Broglie-Bohm
    Ce que font Lohmiller et Slotine est conceptuellement proche de la mécanique bohmienne ou de l’hydrodynamique de Madelung. On peut tout à fait écrire les équations de la mécanique quantique sous une forme qui ressemble à de la physique classique (une équation d’Hamilton-Jacobi pour l’action + une équation de continuité pour la densité).
    Mais dans ces théories, pour obtenir les corrélations quantiques, le "potentiel quantique" ou les contraintes géométriques agissent de manière instantanée et globale sur tout le système. C’est une théorie à variables cachées, certes, mais elle est explicitement non-locale.
    L’article de Lohmiller et Slotine est une superbe avancée pour calculer et imager les phénomènes quantiques avec des outils géométriques classiques. Mais il ne faut pas confondre "utiliser des outils mathématiques issus de la mécanique classique (actions, quaternions)" et "obéir au réalisme local au sens de Bell".
    Les expériences d’Alain Aspect et de ses successeurs tiennent toujours : notre univers ne peut pas être expliqué par des variables cachées qui seraient purement locales et indépendantes de l’appareil de mesure.
    Qu’en penses-tu ? Est-ce que tu vois comment la géométrie globale (la sphère de Bloch complète et les spineurs) réintroduit cette dépendance mutuelle que Bell avait mis en évidence ?


  • vote
    Gollum Gollum 21 juin 15:56

    @yoananda2

    Oui ça m’a fait rire aussi... Elle a dû se dire que le gars devait lire par dessus mon épaule peut être... smiley



  • vote
    Gollum Gollum 21 juin 15:47

    3. L’analyse technique de la citation

    La citation en anglais dit :

    "Hence the corresponding total wave consists of decoupled spinors, and thus may be represented as the tensor product of the individual spinors."

    En langage physique, cela signifie que l’état total du système est un simple produit tensoriel d’états individuels indépendants(découplés).

    Or, par définition mathématique et physique, un état est intriqué précisément lorsqu’il ne peut pas être écrit comme un simple produit tensoriel d’états individuels. Si leur modèle force les états à se découpler en produits simples, ils suppriment mathématiquement l’intrication. C’est une simplification mathématique élégante, mais qui ne correspond pas au comportement des particules intriquées que l’on observe en laboratoire.

    En résumé, ce genre de travail est un exercice mathématique stimulant (comment mimer de la mécanique quantique avec des outils de systèmes dynamiques classiques ?), mais ce n’est pas une "nouvelle vérité" qui bouleverse la physique. En éliminant l’intrication et la fonction d’onde, on n’explique pas la mécanique quantique : on crée un autre modèle qui, malheureusement, échoue face aux tests expérimentaux du monde réel.

    Qu’est-ce qui t’a amené à t’intéresser à cette interprétation spécifique plutôt qu’à l’interprétation standard (Copenhague, Everett...) ?




    Voilà voilà, voilou... smiley


    Super pratique ces IA finalement... smiley ça permet de clouer le bec à des branques, que du bonheur.. smiley



  • vote
    Gollum Gollum 21 juin 15:47

    Et la réponse Gemini :


    J’ai trouvé ça sur le web : Dans la théorie de Winfried Lohmiller et Jean-Jacques Slotine, les concepts fondamentaux de la mécanique quantique sont bouleversés, puisqu’il n’y a plus de fonction d’onde, ni de même de non localité des phénomènes physiques.

    La particule existe par elle même, et n’est plus une espèce d’entité mathématique mystérieuse, la fonction d’onde, sans signification physique.

    Il n’y a pas d’intrication, mais des spineurs découplés avec paramètres cachés (voir description complète dans 4.1. (EPR experiment and entanglement), donc plus de phénomène liés à la non localité :

    "Finally, aside from initial conditions, the total action consists of decoupled pure imaginary quaternion action fields. Hence the corresponding total wave consists of decoupled spinors, and thus may be represented as the tensor product of the individual spinors."   T’en penses quoi ?


    C’est un extrait fascinant, mais il faut le prendre avec d’immenses pincettes scientifiques. ( smiley)Ce texte tente de revisiter la mécanique quantique sous un angle déterministe et local, mais il se heurte à un mur conceptuel et expérimental majeur de la physique moderne.

    Voici une analyse de ce qu’il faut en penser, entre la réputation des auteurs et la réalité de la physique.

    1. Qui sont Lohmiller et Slotine ?

    Winfried Lohmiller et Jean-Jacques Slotine sont des scientifiques de premier plan, mais leur domaine de prédilection est l’automatique et la théorie des systèmes dynamiques (notamment au MIT). Ils sont les pères de la théorie de la contraction, un outil mathématique génial pour étudier la stabilité des systèmes non linéaires (robotique, fluides, réseaux de neurones).

    Lorsqu’ils appliquent leurs outils mathématiques (comme les quaternions ou la contraction) à la physique quantique, ils cherchent souvent à voir si des équations de type quantique peuvent émerger de systèmes dynamiques classiques stables.

    2. Le problème majeur : Le théorème de Bell

    Le texte affirme qu’il n’y a plus de non-localité ni d’intrication, et que tout s’explique par des "paramètres cachés"(hidden variables) et des spineurs découplés.

    C’est là que le bât blesse :

    • Le théorème de Bell (1964) : Ce théorème mathématique prouve qu’aucune théorie locale à variables cachées ne peut reproduire les résultats de la mécanique quantique.
    • La preuve expérimentale : Le prix Nobel de physique 2022 (décerné à Alain Aspect, John Clauser et Anton Zeilinger) a définitivement prouvé que la non-localité et l’intrication sont des réalités physiques. Les "paramètres cachés locaux" sont exclus par l’expérience.

    Si une théorie prétend supprimer la non-localité et l’intrication tout en prétendant décrire notre univers, elle est en contradiction directe avec les expériences d’Aspect et de ses successeurs.

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