@Belenos
Ah mais c’est
une constante chez les révolutionnaires que de confondre le monde des idées avec
la réalité sociale. Ça enclenche des mécanismes tels qu’ils en viennent à chercher
à nettoyer la société de ses impuretés comme ils évacuent les approximations
théoriques de leur système d’idées. Chez la grande majorité des révolutionnaires,
on retrouve le rupturalisme, c’est-à-dire une conception métaphysique qui
consiste à rompre avec l’existant pour établir un commencement absolu, ce qui
est aberrant dans la réalité sociale puisqu’ on construit toujours du nouveau à
partir de quelque chose d’ancien.
Cela dit, les
révolutionnaires sont souvent d’anciens réformistes qui se sont confrontés à la
radicalisation des conservateurs de l’ordre établit et qui se sont radicalisés
en réaction dans un cycle de montée aux extrêmes. C’est généralement l’habilité
politique des classes dirigeantes qui permet d’éviter les révolutions , celles qui sont habiles savent reconnaitre les temps où il vaut mieux céder certaines choses pour ne
pas tout perdre. Par exemple, si ceux qui dirigeaient la France à la fin du
XVIIIème siècle n’avaient pas été si nuls, ils auraient mené eux-mêmes
les réformes qui s’imposaient à l’époque, cela aurait épargné au pays un siècle
de tumultes politiques et la France serait encore aujourd’hui une monarchie. Cet entêtement a fait perdre à beaucoup leurs
biens et leurs têtes.