Ces français musulmans qui réussissent aux Emirats
Au programme de la Lucarne de l'entrepreneur, un entretien exclusif avec Khaled Boudemagh, co-fondateur de l'institut Golden Age spécialisé dans l'enseignement de la langue arabe. Dans cette interview Khaled Boudemagh explique comment émigrer, travailler et entreprendre aux Emirats, qu'il connait parfaitement, où il a créé l'association Hegire qui est une communauté d'expatriés francophones musulmans et dont l'objectif est de les accueillir dans ce pays.
Tags : International Travail
29 réactions à cet article
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Bonjour.
Je dois dire que le jour où, dans un reportage d’Envoyé Spécial, j’ai écouté le témoignage d’un jeune Français arabe parti s’expatrier à Dubaï parce qu’il ne trouvait pas de travail en France malgré tous ses diplômes, j’ai été interpellé. Son message était le suivant : son pays (la France) l’ayant fait tel qu’il est, lui ayant tout offert, et ne lui permettant pas de lui rende ce qu’il estimait lui devoir, il s’est résigné à partir dans un pays où la double culture était perçue comme un avantage pour ce pays lui-même.
Que répondre à cela ?-
"Que répondre à cela ?"
Qu’il est vraiment regrettable qu’il ne parvienne pas à mettre ses compétences au service de son pays d’origine (maghrébin, j’imagine), qui en a certainement bien davantage besoin que Dubaï -
Pour le coup, un jeune né en France, Français, ayant adopté les us et coutumes de ce pays, ayant réussi dans ses études et sensible à la dette qu’il contracte à l’égard de son pays... peut-on encore lui servir du "pays d’origine" ?
Je suis le premier à être scrupuleux vis-à-vis des "Français" de circonstance, motivés uniquement par l’obtention de droits dans le pays qui les distribue à tire-larigot sans la moindre contrepartie, mais dans le cas présent, n’est-il pas déplacé de lui rappeler qu’il ne sera jamais un Français comme un autre, au seul motif que ses parents sont ce qu’ils sont ? -
bonjour éric,
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Ce qu’il faut intégrer, quand vous êtes un jeune issu de l’immigration du sud :
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il y a très peu de de diplômé chez les jeunes de banlieue...c’est la sélection
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le recrutement est un processus de discrimination...c’est un constat
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lorsque vous avez un poste à responsabilité, il y a les fils qui se touchent chez les collègues...sachant qu’il y a dans le monde du travail une continuité de la compétition.
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En plus, si vous rajoutez les affaires de terroriste à la télé, c’est le ponpon au niveau de l’image de défiance que vous projetez....
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Le bon côté, c’est que je marche tranquillement dans la rue....car le terroriste, c’est moi
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Bonjour !
Blague à part, j’ai du mal à comprendre la logique de certains prétendus patriotes : est-ce que pour eux le Français est résolument blanc ? N’y a-t-il rien de plus profond et de plus essentiel qu’une pigmentation dans la francité ? Est-ce un héritage ou une hérédité ? Se posent-ils seulement la question ? -
Bonjour à vous tous,
Le général De Gaulle a fait le tour du problème depuis bien longtemps :
"C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns.
Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France . Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne."
Un universalisme généreux, mais restreint. Je suis pour ma part convaincu désormais de la nécessité d’une politique de rapatriement. Pour des raisons structurelles, ces populations ne seront jamais intégrables et il est bien plus humain de leur donner un avenir sur leur terre d’origine... -
Eric,
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Tous ceci est le résultat d’une construction, de ce qui est conforme et ce qui ne l’est pas...
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En conclusion, c’est qu’il y a des personnes de souche (très peu) qui ont aucun préjugé racial et ces personnes sont pour moi en dehors de la norme. -
Tu as posé une partie du problème ErQar, mais qu’on ne me raconte pas de salade ; il y a une causalité réciproque. Il faut dire qu’ils témoignent souvent d’une intelligence stratégique médiocre, d’une agressivité manifeste et d’une éducation lamentable.
Je vis dans une barre HLM et chaque jour, je peux voir ces enfants dehors de l’aube jusqu’au crépuscule, dès le plus jeune âge avec pour les corriger des parents démissionnaires, qui soit s’en occupent à la marge, soit témoignent d’une indifférence permise grâce au versement de la généreuse CAF. Or, ces gens acceptent ce sort quand les blancs ,pour parler franchement, dès qu’ils en ont les moyens à force de patience et de sacrifice déménagent. -
bonjour Qamarad,
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Il faudrait surtout arrêter les allocations familiales qui est une source de revenu qui ne va pas à l’enfant. J’ai appris que certains font des crédits en comptabilisant les allocations familiales comme revenu...c’est un système qui encourage les pauvres à se multiplier... -
Exactement, d’où ma remarque de l’impossibilité de poursuivre cette politique. Rien ne se fera avec ceux au pouvoir et je ne porte quasiment plus aucun espoir dans le système électoral. Il reste à espérer un dénouement heureux...
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« Pour le coup, un jeune né en France, Français, ayant adopté les us et coutumes de ce pays, ayant réussi dans ses études et sensible à la dette qu’il contracte à l’égard de son pays... peut-on encore lui servir du "pays d’origine" ? »
J’ai écrit « pays d’origine », parce qu’un lien reste toujours et que le besoin de personnes qualifiées y est certainement réel. Mais la manière dont il est perçu en France par les Français caucasiens, n’a rien à voir avec le pays d’origine, proche ou lointaine.
Il est un *EUX* et il ne sera jamais un *NOUS*. En cela, sa position n’est pas très différente de celle des Antillais, ou autres ressortissants « colorés » des DOM-TOM :
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soit témoignent d’une indifférence permise grâce au versement de la généreuse CAF
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Cette CAF n’est pas là pour aider les jeunes de banlieue, mais à augmenter son nombre et pourrir encore plus son image. -
Il y a en fait beaucoup de gens qui manquent de cohérence. Lorsque l’on a le courage - et il en faut à notre époque - de faire de la cohérence la plus poussée un principe au quotidien, on tend nécessairement vers un forme d’honnêteté de cœur et d’esprit.
C’est valable aussi bien pour les immigrés qui se lamentent sur le sort de leurs enfants en les laissant seuls le soir à des heures indues que pour celles et ceux qui ont du mal à appréhender la nation autrement que comme un club racialement homogène. -
@ Schweizer.ch :
Merci pour cette réponse.
Autant je veux me battre contre la principe de double nationalité, non sens anthropologique, autant je ne pense pas que l’attachement à un autre pays soit dirimant dans le processus d’assimilation.
Les deux problèmes qu’il faut avoir l’honnêteté de reconnaître et la force de résoudre sont pour moi les suivants :
- un attachement de type maternel exclusivement tourné vers le pays d’origine des parents (mythifié généralement) ;
- un attachement supérieur à une communauté religieuse (qui plus est à vocation universelle, comme l’islam) qu’à la communauté nationale. -
oui éric.... la cohérence oblige la personne à prendre conscience de sa position et a en assumer les conséquences...mais peu de gens, accepte d’assumer les conséquences de leur positionnement.
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@Guéguen
L’adepte du club racialement homogène vous répond alors. D’abord, cette conception de la nation est allemande. Qu’on ne se leurre pas, un nord-africain ou un noir ne sera jamais allemand, quand bien même son coeur le souhaiterait ardemment. L’identité allemande est germanique et avant tout raciale. Certains s’en émeuvent, gesticulent. Les choses sont ainsi.
La France du fait de nombreuses raisons que nous savons est plus encline à l’universalité, et est donc en conséquence moins racialo-centrée. De là à prétendre qu’une immigration extra-européenne de plusieurs millions de personnes serait intégrable sans laisser des séquelles à notre pays est grotesque. Déjà à la fin du 19ème siècle et durant une partie du 20ème, l’immigration italienne était rejeté par beaucoup de français (le pays qui nous est le plus proche, c’est dire). Des massacres ont même eu lieu à l’extrême fin du 19ème, les travailleurs français les accusant de leur voler leur travail. Or, 2/3 de ces italiens sont rentrés dans leur pays d’origine, ce qui est une bonne chose.
Ce que je veux dire, c’est que, ce constat fait, la générosité ne consiste pas à élaborer des doctrines identitaires nouvelles, mais de favoriser un retour souhaitable et de maintenir des relations privilégiées avec nos ex-colonies sur un pied d’égal à égal. La tradition française sera respectée et chacun y trouvera son compte. Voilà ma position résumée. Vivant en barre HLM, la pensée étant un expression du vécu,je ne peux qu’avoir cette position équilibrée et généreuse. -
Je comprends tout à fait ce point de vue axé sur le souci du nombre. Et il est manifeste que l’acculturation est quelque chose qui s’accomplit toujours, qu’on le veuille ou non : si ce ne sont pas les étrangers qui adoptent les coutumes locales, ce sont les locaux qui épousent celles des étrangers. Ainsi peut-on voir de jeunes Français dits "de souche", atomisés et azimutés dans un pays qui renie ses propres valeurs, en venir à se laisser pousser un semblant de barbe filasse et partir faire le djihad en se montrant plus exaltés que ceux dont c’est la culture d’origine. Ceci, vraisemblablement, dans l’euphorie de s’être trouvé une communauté de substitution.
La quantité est donc un obstacle, je vous l’accorde. accordez-moi s’il vous plaît que l’on peut être d’origine étrangère et voué néanmoins corps et âme à la France. Il y a, aux quatre coins du monde, des Français de cœur qui le sont bien plus que certains ici à qui l’on donne une carte d’identité par pure formalité. Autrement dit le Français n’a pas de couleur, ou n’en a que par un accident de l’histoire. Les valeurs en cause, elles, sont non négociables.Pas d’accord, Qamarad ?
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"Je comprends tout à fait ce point de vue axé sur le souci du nombre. Et il est manifeste que l’acculturation est quelque chose qui s’accomplit toujours, qu’on le veuille ou non : si ce ne sont pas les étrangers qui adoptent les coutumes locales, ce sont les locaux qui épousent celles des étrangers. Ainsi peut-on voir de jeunes Français dits "de souche", atomisés et azimutés dans un pays qui renie ses propres valeurs, en venir à se laisser pousser un semblant de barbe filasse et partir faire le djihad en se montrant plus exaltés que ceux dont c’est la culture d’origine. Ceci, vraisemblablement, dans l’euphorie de s’être trouvé une communauté de substitution."
==> Sur le désarroi existentiel de notre société, je n’aurais pas mieux dit. Même si je ne partage pas leur engagement djihadiste et que je le qualifierais de non-sens religieux à bien y réfléchir, j’ai plus de considération pour ces petits exaltés que pour les jeunes de mon âge dans le bain de l’idéologie dominante.
La quantité est donc un obstacle, je vous l’accorde. accordez-moi s’il vous plaît que l’on peut être d’origine étrangère et voué néanmoins corps et âme à la France. Il y a, aux quatre coins du monde, des Français de cœur qui le sont bien plus que certains ici à qui l’on donne une carte d’identité par pure formalité. Autrement dit le Français n’a pas de couleur, ou n’en a que par un accident de l’histoire. Les valeurs en cause, elles, sont non négociables.
Pas d’accord, Qamarad ?
==>Attention, et je l’ai bien précisé, la francité n’est pas raciale en soi mais émane d’un terreau qui l’est et sans lequel la France ne saurait être la France. Certains trinquent et ont trinqué pour défendre notre pays et nous avons à leur égard une dette éternelle, qu’ils soient juifs, européens, arabes etc... Ceux-là, ils sont français de conviction avant de l’être charnellement et c’est peut-être ce qu’il y a de plus beau en effet.
Les valeurs de la francité découlent donc d’une histoire, d’un peuple de souche germanique et d’influences celtes, méditerranéennes, basques, d’une langue latine.
La France n’est pas qu’un pacte, une abstraction intellectuelle comme disent les républicains, conception qui découle des droits de l’homme. Ces valeurs non-négociables sont le fruit d’un contexte historico-géographique.
Et pour que les choses soient bien claires, même si ce terreau donnent les valeurs françaises, il ne suffit pas d’en être issu pour être la France. Le gratin financier et politique a beau être white, blancos, et même attaché au terroir comme un certain Chirac, ils méritent bien une déchéance nationale et un exil à vie sur une île pour leur méfait... -
-j’ai plus de considération pour ces petits exaltés que pour les jeunes de mon âge dans le bain de l’idéologie dominante.
Ouhlàlà, attention, Frida va passer par là, tu vas passer du mauvais coté et elle scrutera la moindre de tes prises de positions pour y déceler une intention cachée tu ne pourras plus tenir aucune conversation raisonnable avec elle.
Vade retro satanas !
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MaQ,
En tant que chrétien, tu ne devrais pas tirer sur un corbillard.
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et quand est ce que les français de souches pourront faire carriere dans les emirats arabes unis ?
la question est pour oumma !Ayez l’obligence de repondre. -
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Ils le peuvent, mais il faut avoir une profession où l’on brasse de l’argent.
Cela dit, en retour, il y a très peu d’Émiriens qui s’expatrient en France. -
Aujourd’hui sur TF1, il y avait un reportage vers 13h30 sur les expatriés français de souches non musulmans aux émirats arabes unis qui réusssent , il avait celui qui a ouvert une station de ski (je plaisante pas ), celle qui a réussit dans la restaurations, une autre dans l’enseignement ( danse classique) ...
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Que les pays du Golfe n’hésitent surtout pas à puiser dans nos réserves de ’’travailleurs’’ musulmans. On en a 12 millions en stock disponible de suite !!!!
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Je crois savoir que les Arabes de la péninsule déconsidèrent un peu les maghrébins. Comme s’il y avait à leurs yeux de vrais Arabes, bien riches - eux - et d’autres moins doués, plus sales ou plus feignants.
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à dubai les ouvriers (batiments, centre commercial, nettoyage ...) sont des étrangers et doivent parler au minimum l’anglais a defaut de l’arabe .
Les dubaïotes sont soit des fonctionnaire, ou des cadres, et n’ont pas de boulots degradants. -
Les Dubaïotes sont minoritaires. Eux-mêmes ont adopté l’anglais comme langue de travail. L’arabe demeure vernaculaire il me semble.
Quant aux ouvriers du bâtiment, les fameux "pak-pak", peu importe en fait leur langue puisqu’ils ne sont pas censés parler. Ils sont traités comme des chiens et sont résignés à l’être.
Les Occidentaux n’intéressent les Dubaïotes que dans la mesure où ils ont de l’argent. C’est un "pays" sans âme. Ils ont reconstitué là-bas un musée faussement vieilli, pas par intérêt personnel pour leur propre histoire, mais comme piège à touristes. Ils n’ont pas la riche culture d’un pays comme le Maroc et se contentent de leur pétrole. Mais ils skient dans le désert et en sont fiers...Tout ça donne envie !!
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des francais ?? mais ou sont ils, de notre jeunesse qui part en australie, aux us ect... parcque en france justement il y a tellement de musulmants comment vous dites déja ?? francais
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