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La Dépense publique : crée-t-on de la valeur en creusant des trous ?

La dépense publique ne sert à rien quand elle construit des jardins inaccessibles au milieu des ronds-points, dépensent des milliards dans la Formation professionnelle ou le logement pour n'avoir ni l'un, ni l'autre...

 




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11 réactions à cet article    


  • 1 vote
    jeanpiètre jeanpiètre 12 janvier 2015 15:29

    La réponsez est oui, la question devrait être pour qui crée t’on de la valeurs en creusant des trous ?


    • 1 vote
      Robert Branche Robert Branche 12 janvier 2015 16:06

      @JeanPietre : non quand on finance des dépenses inutiles, on détruit de la valeur. Car cet argent utilisé ailleurs et autrement en aurait créé bien plus !


    • 1 vote
      jeanpiètre jeanpiètre 12 janvier 2015 18:34

      plutôt que d’essayer de me faire retomber dans votre argumentaire, je préférerai que vous retoquiez mon interrogation



    • 2 votes
      Marioupol Marioupol 12 janvier 2015 21:41

      Oui, et bien plus encore de valeur ! Mais pour cela Robert Branche, il aurait fallu que vous abandonniez vos branches de lunettes et vos verres optiques, bref que vous redeveniez myopes, presbytes et astigmates, ce que comme nous vous ne ferez jamais !  smiley


    • 1 vote
      Chitine Chitine 13 janvier 2015 11:29

      Alors,
      La réponse à Robert est : oui
      La réponse à Jeanpiètre est : les entrepreneurs en réseau et les politiques en rétro.
      La réponse à la question implicite est : Mais ouiiiii !! le privé gère tout mieux que le public, fonçons la tête la première dans le monde joyeux et intégral du profit et de la bonne gestion responsable en bon père de famille plein de bon sens !


    • vote
      Robert Branche Robert Branche 13 janvier 2015 12:04

      Non je n’ai jamais dit, ni écrit que le privé gère tout mieux !

      Mon propos est de dire que le système public actuel gaspille des fonds et à des modes d’organisation souvent inadaptés.
      C’est si on ne remédie pas à ces handicaps, qu’alors, on risque d’aller vers une privatisation systématique, ce que je ne pense pas être la bonne solution

    • 1 vote
      Chitine Chitine 13 janvier 2015 16:13

      Robert,
      Ce n’est pas ce que vous dites, non.
      .
      Mais c’est ce qu’un discours critique de la gestion publique conduit comme raisonnement quand, d’une part, il omet de mettre les défauts de gestion en rapport avec la dépossession des leviers politiques dont devraient disposer toute collectivité justement souveraine de sa gestion publique, et quand d’autre part une autre partie de discours soutien (par ailleurs) la construction européenne telle qu’elle est, c’est-à-dire une aberration dévoyant une bonne idée pour en faire un rêve financier et un cauchemar social.
      .
      Vous ne le soutenez pas de coeur, ce principe de privatisation, mais que vous le vouliez ou non, le raisonnement tronqué fonctionne pourtant dans ce sens-là. Car en soutenant par défaut les dépossessions et les dérégulations systématiques qu’organisent les traités européens, vous pointez le problème de la gestion publique tout en excluant contradictoirement toutes possibilités de solution.
      .
      Il y a des défaut de gestion imputable aux incompétences d’acteurs. Mais ne vous êtes vous jamais dit que les problèmes de gestion publique s’originaient avant tout dans l’impuissance politique qu’organise l’intégration européenne ?

      Cette incompétence de gestion que l’on veur essentiellement imputable aux acteurs est à observer urgemment comme un effet de structure, sans quoi les effets de toutes réformes à venir risque de ne faire que de douloureusement s’ajouter à la liste des mesures d’austérité stériles accumulées jusqu’ici.
      .
      Robert Branche, votre combat semble louables, mais quelle marge de manoeuvre lui reste-t-il lorsque la politique monétaire ne fonctionne que contre l’inflation et contre l’emploi, que le service de la dette n’autorise que des horizons financiers à 5 ans et engouffre l’essentiel des revenus de la fiscalité destinés aux dépenses publiques, que les politiques nationaux n’ont aucun moyen de compenser les déséquilibres structuraux que produisent fatalement les réformes fondamentales avant que leurs effets positifs n’aient eu le temps de se produire... ?
      .

      Les réformes se passeraient-elles d’une remise en question du cadre législatif Européen ? En principe, oui, elles le peuvent. Mais c’est oublier que les défauts de gestion publiques n’étaient considérés que comme des épiphénomènes avant la crise de 2008.

      Ce qui a rendu censément plus crucial tout d’un coup de régler ces défauts est la crise financière et la crise économique qui a suivi - et dont l’origine est à retrouver dans les grandes déragulations qui ont éliminées les gardes-fous qui jusqu’alors limitaient la propagation des mauvaises gestion du secteur financier au secteur économique "réel". 

      .

      Les grandes dérégulations qui ont rendu tellement perméables les économies nationales ce n’est rien d’autre que les fondamentaux européens de fonctionnement. Ce n’est rien d’autre que la libre-circulation intra et extra-européenne des capitaux, cette exclusivité que ne nous envie pas les pays hors-Europe-actuelle (en dehors, donc, et pas isolés pour autant). C’est ce qui a gonflé les marchés secondaires et a éloigné toujours plus les acteurs financiers de leur rôle de financiers de l’économie dite réelle.

      La fonction publique dépense mal, c’est sûr, mais au moins elle dépense et rien qu’en cela contribue à l’économie, au contraire de la finance qui ne roule plus que pour elle, en roue libre, de façon totalement irresponsable.

      .
      "si on ne remédie pas à ces handicaps, qu’alors, on risque d’aller vers une privatisation systématique, ce que je ne pense pas être la bonne solution".
      Vous ne pensez pas que c’est la bonne solution, et personne de censé ne le pense.
      Mais en pointant les problèmes de gestion et en excluant par ailleurs le cadre de possibilité de solutionnement, vous orientez fatalement vers ce que vous affirmez vouloir éviter.

      Car l’on n’avance jamais très loin sous une double-contrainte.

      .

      J’aurais aimé continuer à vouloir espérer l’Europe intégrée, mais quand je m’aperçois du dogmatisme dans lequel cela place certains acteurs pourtant potentiellement aussi utile que vous, par exemple, le désespoir me gagne.

      .

      J’aurais aimé aussi simplement vous remercier pour le travail que vous accomplissez malgré tout, mais vous savez ce que l’on dit des demi-vérités...


      • vote
        Chitine Chitine 13 janvier 2015 17:13

        Voila, quand je lis ça :
        .

        "D’un côté, je vois des Cassandre qui ont trouvé leur tête de Turc (ce qui est paradoxal pour une Europe qui n’a pas franchi les Bosphores !) : ils tombent à bras raccourcis sur cette pauvre Europe. Elle serait à l’origine de tous nos maux. Tout y passe : agriculture, industrie, monnaie, chômage, bientôt culture, langue… Afin de stimuler leur imagination, puis-je compléter leur liste en leur faisant quelques suggestions : le dérèglement climatique, l’enfoncement du Mont-Saint-Michel, les avalanches et les inondations quand il y en a, l’incapacité à gagner l’Eurovision, l’élimination en coupe de monde du football.


        • vote
          Chitine Chitine 13 janvier 2015 17:14

          ...
          je me dis que c’est dommage, vu que je partage beaucoup d’autres de vos analyses sur la croissance, les timing, la stabilité,etc.
          .
          Non Robert Branche, nous ne somme pas dans une culture de l’Europe bashing, tout du contraire. Si elle a pu aller aussi loin dans sa construction abbérante d’un point de vue démocratique, c’est que justement l’Europe actuelle est un phantasme plus ou moins généralisé par des décénies de propagande devenue dogmatique. 2005 aura été un soubresaut trop tardif.
          .
          Avez-vous vu qu’elle a été tellement attaquée pendant sa construction que celle-ci en fut entravée ?
          Lui voyez-vous de sérieux ennemis aujourd’hui, en coalition majoritaire, au niveau des dirigeants de premier ordre ??
          Bien sûr que non. Personne aujourd’hui n’est en position de sérieusement menacer l’Europe, aucune "Cassandre" qui ne soit relayée autant et aussi bien que les fanatiques béats (faites le compte ! : à la télé, combien d’Attali(s) pour un Lordon ?).
          .
          La souffrance que vous lui diagnostiquez - parce qu’effectivement, si personne n’attaque l’Europe, celle-ci est pourtant bien en souffrance - c’est celle due à l’attaque autophage qu’elle se fait subir. L’Europe, monstre chimérique bicéphale, se dévore elle-même, faute d’environnement viable.
          .
          Etait-il obligatoire que l’Europe devienne le seul territoire économique au monde à être aussi perméable à tous les assauts de l’extérieur ??
          .
          Pouvez-vous seulement me citer une seule chose à laquelle l’Europe contribue, dans le sens d’une amélioration de nos conditions économiques et sociales ?


        • vote
          Robert Branche Robert Branche 13 janvier 2015 21:28

          Mais je n’ai jamais dit que l’Europe était parfaite, mais qu’elle était nécessaire. L’avenir de la France passe par sa connexion au monde, et celle-ci ne peut s’imaginer que via l’Europe qui est notre espace de proximité, et notre appartenance culturelle historique.

          Reste à largement la réinventer pour qu’elle crée effectivement plus de valeur et de cohésion.

        • vote
          Chitine Chitine 14 janvier 2015 13:11

          Effectivement vous n’êtes pas un fanatique de l’Europe à tout prix,
          mais il y a selon moi, encore une fois, un problème de timing dans votre approche de la question que je trouve en principe contre-productif,

          et dommageable puisque vous avez un lectorat.


           "Une fois que ceci sera fait (ndr : les réformes), il sera temps de se préoccuper de cette Europe" (En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-90616-leurope-leurope-leurope-1003540.php?Lx1JdFL5yGbJSD6H.99)

          .

          Il nous faudrait peut-être avant tout nous préoccuper de nous rendre les moyens de nos politiques en faisant l’inverse, non ? 

          .

          Je ne vois pas comment une réforme des dépenses publiques peut se faire intelligemment et sur un terme suffisant sans reprendre un réel contrôle sur le budget, par exemple.
          .

          "L’avenir de la France passe par sa connexion au monde, et celle-ci ne peut s’imaginer que via l’Europe qui est notre espace de proximité, et notre appartenance culturelle historique."

          .

          Comment ne pas être d’accord avec ça ?

          Mais nous sommes en Europe, nous l’avons toujours été et nous le serions toujours quand bien même nous quitterions l’Europe institutionnelle.
          .
          L’Europe n’a pas attendu l’Europe de Bruxelles pour se faire. Cette dernière - et il faut maintenant s’acharner à souligner ce paradoxe - s’avère être un appareil redoutablement efficace pour justement détruire les valeurs et les cohésions produitent jusqu’alors par le simple modèle d’une Europe des nations en relations internationales depuis la sortie de la guerre, une Europe alors imparfaite mais viable.

          L’Europe des traités est non-seulement imparfaite mais elle est en train de braquer les nations les unes contre les autres en faisant le plus valoir ses faiblesses structurelles, celles qui lui donnent les attributs d’un carcan rigide et inadaptable aux particuliers, confrontant négativement les différences là où elle devait les faire positivement se rencontrer, là où elle devait être canevas d’un tissu international souple favorisant les solidarités et les synergies.

          .

          Et puique tout a été prévu pour que rien ne puisse être significativement modifié au niveau des fondations - d’après les concepteurs des traités eux-mêmes - sans que cela ne remette en question tout l’édifice, pourquoi perdre son temps à attendre ce qui ne peut arriver, c’est à dire une nouvelle Europe émergeant de l’actuelle mal faite ?

          .

          Il me semble que vous seriez plus cohérent dans votre projet de réforme d’en appeler à une transition temporaire vers un modèle initial (l’Europe des nations) pour repartir vers une reconstruction intégralement repensée à partir des objectifs de cohésion et de développement de valeur culturelles et sociales, plutôt que d’espérer l’illusoire refonte à partir du socle actuel. 

          .

          En somme, un "Lâcher prise" de cette Europe mal faite pour "reprendre le contrôle", refaire une France à la hauteur de ses prétentions, une France alors d’autant mieux capable de contribuer avec ses partenaires à refaire une Europe véritablement solidaire et enrichissante pour tous.

          .

          Réformer sans cela risquerait bien de produire des résultats qui ne feraient que donner à la privatisation de tout l’apparence de "seule alternative possible".

          .

          Bonne continuation.

          (j’apprécie tout particulièrement le point de vue anthropologique que vous prenez souvent pour traiter des sujets habituellement abordés avec une pseudo rationalité stérile.)



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