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    BA 10 décembre 2017 12:53

    Quelques minutes de lucidité : un entretien avec l’actrice Anémone.


    De son vrai nom Anne Bourguignon, l’actrice Anémone dit des choses très importantes dans un article du journal Le Monde publié le 1er décembre 2017.


    Ecologiste de la première heure – elle a voté René Dumont en1974 –, soutien d’Attac dès sa création, l’actrice a été très tôt sensibilisée aux désordres de l’environnement grâce à ses lectures (Printemps silencieux, de Rachel Carson, Plon, 1963), et à son frère, l’agronome Claude Bourguignon.


    « Il faisait de l’ornithologie. Voyant disparaître leur sujet d’étude à vive allure, les ornithologues ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme. J’ai grandi avec ça. »


    Elle garde un souvenir « génial » du forum des altermondialistes à Porto Alegre au Brésil et se scandalise du regard méprisant porté pendant longtemps sur les écologistes. « On nous traitait de fous, de Cassandre, peste-t-elle. Alors que c’est frappé au coin du bon sens : on ne peut pas rêver d’une croissance infinie de la population et de la consommation individuelle sur une planète qui n’est pas en expansion. »


    Aujourd’hui, elle envoie tout balader, ne veut même plus se révolter parce que « c’est trop tard, toutes les études convergent. Il y a cinquante ans, on aurait pu faire autrement. Maintenant, démerdez-vous. Ça va finir avec de grands bûchers. On n’arrivera plus à enterrer les gens tellement ils mourront vite. »


    Et Anémone d’enfoncer le clou de la désespérance : « C’est une loi de la biologie : toute espèce proliférante arrivée au stade de la pullulation (ce qui est le cas de l’espèce humaine) connaît un crash démographique à la hauteur du boom qui a précédé. Je ne vois pas pourquoi on ferait exception. »


    L’article est ici :


    http://www.regards.fr/IMG/pdf/anemone.pdf




    Pour les abonnés du journal Le Monde :


    http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/12/02/un-apero-avec-anemone-je-veux-renouer-avec-la-vie-de-legume-que-j-affectionne_5223535_4497916.html




  • 3 votes
    BA 29 novembre 2017 11:38

    La construction européenne, c’est uniquement une affaire de politique intérieure allemande.


    Si nous voulons comprendre pourquoi il y aura encore du glyphosate dans nos assiettes, dans nos bouteilles, dans nos verres, nous devons observer la politique intérieure de l’Allemagne.


    Le ministre de l’Agriculture allemand s’appelle Christian Schmidt. Il est membre d’un parti conservateur de droite, la CSU.


    Pour préparer les élections régionales de Bavière de septembre 2018, le ministre conservateur Christian Schmidt a choisi de plaire à ses alliés la Fédération des fermiers allemands (DBV) et la Fédération de l’industrie des pesticides et engrais (Industrie Agrar), qui sont pour le glyphosate. La Bavière est une terre d’agriculteurs, les agriculteurs sont pour le glyphosate, et Christian Schmidt veut conserver leurs votes.


    (Pour l’anecdote, la ministre de l’Environnement allemande, Barbara Hendricks, était contre le glyphosate. Elle est membre du parti social-démocrate, le SPD.)


    Une élection régionale en Bavière ! Voilà comment une élection régionale en Bavière entraînent comme conséquence le maintien du glyphosate dans toute l’Union européenne !


    La construction européenne est anti-écologique.


    Lisez cet article :


    Glyphosate : les dessous de la volte-face de l’Allemagne.


    en dupant le SPD, qui l’a accusé dès lundi soir de « rupture de confiance grave », le ministre conservateur a pris le risque de détériorer le climat déjà délétère qui règne entre les deux camps. « Peut-être espère-t-il conserver des votes », s’interroge un rival politique bavarois. Après son mauvais score aux élections fédérales de septembre, la CSU a les yeux rivés sur les élections régionales qui auront lieu en Bavière en septembre prochain.


    Siège des industriels Siemens, BMW ou Audi, la Bavière est aussi une terre d’agriculteurs. Et la CSU est la première alliée de la puissante la Fédération des fermiers allemands (DBV) et de la Fédération de l’industrie des pesticides et engrais (Industrie Agrar).


    https://www.lesechos.fr/monde/europe/030946867173-glyphosate-les-dessous-de-la-volte-face-de-lallemagne-2133968.php





  • 1 vote
    BA 25 novembre 2017 15:38

    Les esclaves de Libye.


    En Libye, ces migrants sont vendus comme esclaves aux enchères.


    Un reportage de la chaîne de télévision américaine CNN montre que dans la Libye déchirée dans laquelle transitent de nombreux migrants, des hommes sont vendus lors d’enchères aux esclaves.


    Sur une vidéo filmée en août dernier, des hommes attendent debout, tandis qu’on entend un individu dire : « Ce sont des garçons grands et forts pour les travaux de la ferme ».


    Le même scande bientôt : « 400, 700, 800 ». C’est le prix, en dinars libyens, pour lequel il propose de vendre des êtres humains.


    https://www.youtube.com/watch?v=z08zUFaF740


    Le président français Emmanuel Macron a qualifié mercredi de "crimes contre l’Humanité" les ventes de migrants africains comme esclaves en Libye, révélées par la chaîne américaine CNN.

    Jeudi 23 novembre 2017 :


    Au Maghreb, la persistance d’un racisme anti-Noirs.


    Parmi les réactions suscitées par la diffusion de la vidéo de CNN montrant une vente aux enchères de migrants subsahariens en Libye, la dénonciation d’un racisme anti-Noirs persistant dans les pays du Maghreb figure en bonne place.


    Si les situations n’y sont pas comparables à la barbarie observée en Libye, les communautés noires continuent toutefois d’y être victimes de mépris, de discriminations, voire d’agressions.


    En Algérie, il existe une forte présence de migrants subsahariens qui y restent de quelques mois à quelques années, comme une pause sur leur route vers l’Europe. Selon les associations locales, ils seraient près de 100 000. Vivant dans les périphéries des grandes villes, privés de statut légal, ces habitants « fantômes » occupent souvent des emplois à la journée dans le secteur de la construction.


    En octobre 2015, l’histoire de Marie-Simone, une migrante camerounaise d’une trentaine d’années, avait fait la « une » de la presse. Victime d’un viol collectif à Oran (ouest), elle avait eu le plus grand mal à se faire soigner et à porter plainte.


    En mars 2016, à Ouargla (sud), c’est le meurtre d’un Algérien poignardé par un migrant nigérien qui avait dégénéré en une véritable chasse aux migrants. Et les exemples ne manquent pas.


    Les autorités algériennes sont récemment revenues sur la tolérance dont elles avaient fait preuve vis-à-vis de la migration subsaharienne depuis 2012 et le début des troubles au nord du Mali. En décembre 2016, 1 200 personnes ont été renvoyées du pays. D’autres rafles et expulsions ont depuis été menées dans les grandes villes du pays. Emmenés en bus jusqu’à Tamanrasset, à 2 000 km au sud d’Alger, ils ont ensuite été relâchés de l’autre côté de la frontière, côté nigérien, parfois en plein désert.


    « L’esclavage est la forme la plus extrême du racisme »


    Au Maroc, de nombreux témoignages font aussi état d’un racisme latent. Celui-ci va de faits divers extrêmement violents – en 2014, trois migrants ont été tués à Boukhalef, un quartier périphérique de Tanger – à un racisme diffus. « Dans la rue, certains nous appellent Ebola », racontait un Camerounais rencontré en septembre à Tétouan (nord).


    La partie nord du royaume est un territoire de passage pour les Subsahariens qui veulent tenter la traversée vers l’Europe : soit par la mer, soit en essayant de franchir les barrières qui séparent le continent africain des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Contraints de se cacher dans des conditions très dures, beaucoup sont victimes de bastonnades lorsqu’ils sont pris, puis envoyés dans des villes du sud du Maroc pour tenter de les éloigner.


    En Mauritanie, plus au sud, le racisme ne vise pas les migrants de passage mais une partie des citoyens mauritaniens, rappelant la situation d’un pays où les Maures blancs concentrent la majorité des pouvoirs au détriment des Haratine, descendants d’esclaves, et des Négro-Africains. L’esclavage y a été interdit en 1981. Son interdiction a même été inscrite dans la Constitution en 2012, mais la pratique reste courante.


    « Le racisme anti-Noirs continue aujourd’hui au Maghreb. La couleur de peau est toujours associée à un statut inférieur. Des tribus pratiquaient l’esclavagisme dans tout le Maghreb et c’est resté dans l’imaginaire collectif », souligne le sociologue marocain Mehdi Alioua, président du Groupe antiraciste de défense et d’accompagnement des étrangers et des migrants (Gadem).


    « L’esclavage, la chosification du corps est la forme la plus extrême du racisme », poursuit-il, en référence à la vidéo de CNN.


    L’universitaire déplore toutefois le manque de recherches sur cette question. Le sujet du racisme anti-Noirs dans les pays nord-africains est peu documenté, par manque de moyens et certainement aussi à cause d’une forme d’autocensure.


    « Certains craignent d’être accusés de faire le jeu de l’Occident. La conséquence de cette absence de connaissances, c’est que, parfois, on sous-estime ce racisme, parfois, on le surestime. », poursuit M. Alioua, qui précise toutefois que le débat avance : « A chaque fois qu’une campagne de sensibilisation est lancée, elle reçoit plutôt un bon écho au sein de la population et ce dans tous les pays du Maghreb ».


    « Une source de criminalité, de drogue et de plusieurs fléaux »


    Au Maroc, l’augmentation du nombre de migrants subsahariens ces dernières années a eu un effet ambivalent, provoquant tout à la fois plus de frustrations parmi la population – certains estimant, sur fond de difficultés économiques, que les migrants ont plus d’aides que les nationaux –, mais permettant en même temps de démocratiser la problématique et d’accroître la dynamique de soutien aux migrants.


    En Algérie aussi, les associations se sont emparées ces dernières années de la situation des Subsahariens. Leïla Beratto, correspondante de RFI, travaille sur le sujet depuis des années. « Cette discrimination est liée à l’histoire de l’Algérie où des Noirs ont été les esclaves de riches familles à la peau claire, mais elle s’explique aussi par les différences culturelles entre Algériens et Subsahariens qui se connaissent mal », note la journaliste.


    L’un des facteurs déterminant de l’accueil réside dans l’attitude des autorités. Début juillet, Ahmed Ouyahia – devenu le 15 août premier ministre d’Algérie – avait affirmé que les migrants sont « une source de criminalité, de drogue et de plusieurs autres fléaux ». Quelques jours plus tard, le ministre des affaires étrangères, Abdelkader Messahel, parlait lui d’« une menace pour la sécurité » du pays. « Dans ces conditions, le travail de sensibilisation sur le terrain est rendu encore plus difficile », souligne Leïla Beratto.

    http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/23/au-maghreb-la-persistance-d-un-racisme-anti-noirs_5219175_3212.html




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    BA 13 novembre 2017 13:24

    Emissions de CO2 : record historique battu !


    Pour l’année 2017, les émissions de CO2 ont été de 36,8 milliards de tonnes (sans compter la déforestation).


    En comptant la déforestation, les émissions de CO2 ont été de 41 milliards de tonnes.


    CITATION :


    Les émissions de CO2 repartent à la hausse, selon une étude.


    Les rejets de dioxyde de carbone liés à l’industrie et à la combustion d’énergies fossiles devraient croître d’environ 2%.


    C’est la fin de trois ans de stabilité. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre issues des énergies fossiles sont reparties à la hausse en 2017, une première depuis trois ans, selon une étude publiée, lundi 13 novembre, en marge de la 23e conférence climat de l’ONU (COP23). Cette étude, le 12e bilan annuel du Global Carbon Project, a été réalisée par des scientifiques du monde entier.


    Les émissions de CO2 liées à l’industrie et à la combustion d’énergies fossiles devraient croître d’environ 2% cette année par rapport à 2016 (entre 0,8% et 2,9%), et atteindre un record de 36,8 milliards de tonnes, après des années 2014 à 2016 quasiment stables.


    "Le monde n’a donc pas atteint son ’pic’ d’émissions", notent les auteurs de l’étude, publiée dans les journaux Nature Climate Change, Environmental Research Letters et Earth System Science Data. "Cela montre qu’il faut agir plus fortement. Il faut oublier toute autosatisfaction."


    "C’est une grande déception", souligne une des auteurs, Corinne Le Quéré, de l’université britannique d’East Anglia. "Avec 41 milliards de tonnes de CO2 émis estimés pour 2017 (si l’on ajoute la déforestation, ndlr), on risque de manquer de temps pour garder la température sous 2°C, et a fortiori 1,5°C", objectif fixé par l’accord de Paris adopté fin 2015 contre le réchauffement climatique. Pour l’atteindre, "il faudrait que les émissions atteignent leur pic ces prochaines années et diminuent ensuite rapidement", rappelle-t-elle.


    La Chine, qui génère 28% de ces gaz à effet de serre et avait permis d’améliorer la situation des années passées en réduisant son recours au charbon, est largement à l’origine de la dégradation de 2017, notent les chercheurs. En cause, un boom de la production industrielle et une production hydroélectrique diminuée par des épisodes de sécheresse.


    Aux Etats-Unis aussi, les émissions devraient baisser moins fortement (-0,4%, contre -1,2% en moyenne annuelle précédemment). C’est la première fois en cinq ans que la consommation de charbon augmentera (+0,5%), du fait du prix élevé du gaz naturel.


    L’Inde voit ses émissions croître un peu moins (+2%) mais ce devrait être temporaire, préviennent les chercheurs.


    Quant à l’UE, ses émissions reculent moins vite que la décennie précédente (-0,2%).



    Les 10 principaux émetteurs sont, dans l’ordre, la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, la Russie, le Japon, l’Allemagne, l’Iran, l’Arabie saoudite, la Corée du Sud et le Canada (l’UE dans son ensemble se classe en 3e position).


    "Plusieurs facteurs montrent une poursuite de la hausse des émissions mondiales en 2018", souligne Robert Jackson, de l’université de Stanford.


    http://www.francetvinfo.fr/politique/conference-environnementale/les-emissions-de-co2-repartent-a-la-hausse-selon-une-etude_2465818.html




  • 1 vote
    BA 12 novembre 2017 13:06

    Le « grand mouvement central ».


    Pour les élections européennes de 2019, Alain Juppé se prononce pour « un grand mouvement central », qui rassemblerait les candidats pro-européens de droite et les candidats pro-européens de La République En Marche.


    Alain Juppé, le maire de Bordeaux, a déclaré sa flamme à Emmanuel Macron, évoquant même un possible « grand mouvement central », à l’occasion des élections européennes de 2019.


    Alain Juppé ne s’en cache plus. Vendredi, le maire de Bordeaux, a chanté les louanges du président de la République, Emmanuel Macron, dans des propos rapportés par Sud-Ouest.


    "C’est bien que le président de la République mouille sa chemise et aille sur le terrain. Ce qui a changé c’est le style, on a un président qui s’investit", a-t-il d’abord assuré, évoquant la récente visite d’Emmanuel Macron en Arabie Saoudite. Ce rapprochement s’est notamment illustré par une poignée de main chaleureuse entre le chef de l’Etat et le maire de Bordeaux, qui sous la pluie parisienne lors des commémorations du 11-Novembre, s’était défait de son habituelle raideur.


    Pour l’ancien candidat à l’investiture des Républicains, la politique européenne d’Emmanuel Macron, via son discours sur l’Europe à la Sorbonne, est une source de satisfaction. Une satisfaction tellement grande qu’Alain Juppé envisage même la création d’un « grand mouvement central » à l’occasion des élections européennes prévues en 2019, même s’il ne croit pas à l’abolition du clivage gauche-droite.


    "La question est de savoir qui prendra le leadership. Mais si Macron reste dans la ligne de son discours à la Sorbonne, je ne vois pas d’incompatibilité", a-t-il affirmé.


    Un projet tout a fait réalisable. Car les deux hommes ont les mains libres à l’occasion du scrutin de 2019, explique Damien Fleurot, sur le plateau de BFMTV : « Emmanuel Macron, il a un parti mais il n’a pas d’eurodéputés sortants, il peut donc composer une liste à sa guise. Alain Juppé s’est mis en retrait des Républicains et l’élection probable de Laurent Wauquiez, devrait l’inciter à quitter définitivement sa famille politique. Il pourrait lui aussi agir comme bon lui semble. »


    Thierry Solère, le président des Constructifs, a confirmé que l’idée d’une coalition pour les élections européennes, était bel et bien dans les esprits à droite. « Je partage ce que dit Alain Juppé. C’est la démarche que nous les parlementaires avons entrepris à l’Assemblée nationale. Cela serait être populiste que de dire aux Français : « opposez-vous à ce gouvernement ». Nous travaillons aujourd’hui activement avec tous les européens qui se revendiquent de droite. »


    http://www.bfmtv.com/politique/alain-juppe-fait-l-eloge-d-emmanuel-macron-et-s-eloigne-un-peu-plus-des-republicains-1301325.html



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