Parmi les terroristes de Paris, il y
avait des djihadistes qui étaient arrivés en Europe, infiltrés au
milieu des migrants.
Les djihadistes infiltrés parmi les
migrants entrent en Europe par la Grèce.
Ensuite, ils peuvent rejoindre très
facilement la France, cachés au milieu des migrants.
Question :
Quelle route ont pris les djihadistes
infiltrés pour rejoindre la France et y commettre les attentats de
Paris ?
1- Par exemple, un des kamikazes du
Stade de France avait un passeport syrien au nom d’Ahmad Almohammad.
Il est d’abord entré en Grèce, sur l’île de Leros, parmi les
migrants. Le 3 octobre, il a été enregistré par la police grecque.
Le gouvernement grec l’a confirmé.
Ensuite, il
est passé en Macédoine, puis en Serbie le 7 octobre. Il a séjourné
avec les autres migrants dans le camp de réfugiés de Preševo,
en Serbie. Il a déposé une demande d’asile. Le gouvernement serbe
l’a confirmé.
Ensuite, il est passé en Croatie. Il a
séjourné avec les autres migrants dans le camp de réfugiés
d’Opatovac le 8 octobre. Le gouvernement croate l’a confirmé.
Ensuite, des sources non confirmées
par les gouvernements hongrois et autrichien indiquent qu’il est
passé en Hongrie, puis en Autriche.
2- Deuxième exemple : parmi les
terroristes de Paris, un deuxième djihadiste infiltré au milieu des
migrants était arrivé lui-aussi par la Grèce. Il avait un
passeport syrien au nom de Mohammed Almahmod.
Lisez cet article :
Un kamikaze du Stade de France avait
emprunté la route des Balkans.
L’homme a ensuite probablement gagné
la Hongrie, qui, à cette date, laissait encore les migrants passer
librement sa frontière avec la Croatie, sans les enregistrer. La
clôture antimigrants n’a été totalement fermée que le
16 octobre. Il aurait ensuite atteint l’Autriche. Le ministère
de l’intérieur autrichien ne pouvait pas confirmer ce passage,
mais la presse autrichienne rappelait que le pays, débordé,
n’enregistrait pas tous les migrants à cette date.
Le fait qu’un terroriste ait pu
emprunter cette voie conforte les craintes autour de la présence de
membres de l’organisation Etat islamique (EI) au sein des réfugiés,
même si l’immense majorité des migrants arrivant de Syrie sont
des civils qui fuient la guerre.
A propos des djihadistes infiltrés au
milieu des migrants :
Parmi les terroristes de Paris, il y
avait des djihadistes qui étaient arrivés en Europe, infiltrés au
milieu des migrants.
1- Par exemple, le Syrien Ahmed
Almuhamed (ou Ahmad Almohammad) était âgé de 25 ans. Ahmed
Almuhamed est d’abord entré en Grèce, sur l’île de Leros, parmi
les migrants. Le 3 octobre, il a été enregistré par la police
grecque.
Ensuite, il
est passé en Macédoine, puis en Serbie le 7 octobre. Il a séjourné
avec les autres migrants dans le camp de réfugiés de Preševo,
en Serbie. Il a déposé une demande d’asile. Ensuite, il est passé
en Croatie, en Slovénie, puis en Autriche.
2- Parmi les terroristes de Paris, un
deuxième djihadiste infiltré au milieu des migrants était arrivé
lui-aussi par la Grèce. C’est un Syrien dénommé Mohammed Almahmod.
Lisez cet article :
Attentats de Paris : le billet de ferry
d’un des kamikazes retrouvé en Grèce.
Le site de l’hebdomadaire people grec
Protothema a récupéré les billets de ferry de l’un des djihadistes
qui s’est fait exploser aux abords du Stade de France vendredi soir.
Un autre ticket portant quasiment le même nom de famille a également
été retrouvé, sans que l’on sache si cet homme figurait aussi
parmi les kamikazes. Protothema publie en exclusivité le nom des
suspects : Ahmed Almohammad et Mohammed Almahmod.
C’est un passeport syrien retrouvé
près d’un corps qui avait mené les enquêteurs jusqu’à l’île de
Leros. Samedi, le vice-ministre de la protection civile, Nikos
Toskas, avait confirmé l’information : les services grecs ont pu
établir que le détenteur du passeport « est arrivé, le 3 octobre
dernier, sur l’île de Leros, dans le Dodecannèse, où il a été
enregistré selon les règles de l’Union Européenne ».
Leur embarcation de fortune, raconte
Protothema, aurait sombré au large de l’île de Léros. Ils ont été
secourus par les autorités grecques, puis ont été enregistrés le
3 octobre. Le surlendemain, ils se sont rendus à Kalymnos pour
prendre le ferry pour le Pirée et arriver à Athènes. Le site
précise que ce jour là, le 3 octobre, à Leros, il n’y avait pas
assez de personnel pour vérifier l’authenticité du passeport
syrien. Enfin, les autorités serbes affirment qu’ils ont été
enregistrés en Serbie le 7 octobre.
Débordée par l’afflux de migrants ces
derniers mois, la Grèce est équipée depuis peu par Frontex,
l’agence européenne de surveillance des frontières, d’un nouveau
système informatique permettant de relever les empreintes des
arrivants, afin de les identifier. Voyageant parmi un groupe de 69
réfugiés, les terroristes présumés ont pu - après avoir donné
leurs empreintes - obtenir leur statut de demandeur d’asile, pour se
rendre à Athènes et rejoindre la France.
ALERTE – Dans un communiqué, l’Etat
islamique revendique les attentats de Paris :
« Communiqué sur l’attaque bénie
de Paris contre la France croisée »
Extrait du communiqué :
« Dans une attaque bénie dont
Allah a facilité les causes, un groupe de croyants des soldats du
Califat, qu’Allah lui donne puissance et victoire, a pris pour cible
la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la
bannière de la croix en Europe, Paris. »