@nono le simplet et tout le monde s’en pose ... pas qu’en France
Toujours la même histoire. Quand Phelps et d’autres américains cassaient la barraque et les chronos, silence dans les rangs, et Vive l’Amérique. Quand un massacre est en cours, les athlètes du pays en question paradent à Paris, d’autres ne sont pas bienvenus. Cette dictature des Occidentaux sur le sport et les JO doit cesser un jour. Elle cessera.
les chinois ont adoré le personnage de Dionysos de Katherine
Ils ont apprécié avec gourmandise le spectacle de la décadence. Ils ont de l’humour.
En revanche, ils ont moins goûté aux mises en cause de leur champion, pourtant contrôlé à de multiples reprises cette année. C’est cette sinophobie qu’ils ont moins aimé, on peut les comprendre.
La "fairness", valeur anglosaxonne, se perd. Autre signe de décadence.
Après la
cérémonie d’ouverture, j’ai cru que ces Jeux Occidentaux (JO) étaient le
triomphe de Paris (toujours en splendeur) des drag queens, de l’antichristianisme
et de la russophobie. Les trucs à la mode de par chez nous.
Erreur de ma
part : manquait la sinophobie !
Il a suffi
qu’un Chinois explose les chronos dans l’épreuve reine de la natation, le 100 m
nage libre, reléguant notre héros national au rang d’amuse-gueule, pour que le
mainstream se déchaîne : il a forcément triché !!!
L’Occident
collectif détient la majorité des postes dans les structures organisatrices du
CIO. C’est son chant du cygne car cela
ne va pas durer.
C’est la
reine de Paris Hidalgo qui a décroché le pompon : ce qu’Hitler lui-même n’avait
pas osé en 36, elle l’a fait, déclarant « les athlètes russes et
biélorusses pas bienvenus à Paris ».
Triste fin
de règne pour l’Occident collectif, 15% du monde qui se bat à mort pour le
maintien de sa domination sur la planète.
On aimerait
un peu de panache dans ce combat d’arrière-garde, autre chose que du « Hidalgo ».
Je crois qu’on
va vers la révolution, mais laquelle, vers quoi ?.
La classe
aisée, les 30% les mieux dotés, ne regardent plus que vers le haut afin de
grapiller encore un peu de pouvoir, un peu plus d’argent et de privilège. Le
bas pour eux n’existe plus, juste une main d’œuvre invisible qu’il s’agit de
gérer pour qu’elle se tienne tranquille. A cette fin, on pense lui offrir un
maigre revenu universel, marque du mépris (mépris certifié « de gauche »).
La religion,
qui maintenait l’illusion d’une humanité commune, a disparu. L’enrichissement
de la société profite d’abord à ces 30%, et plus encore aux 1% voire aux 0,1 %.
Un processus qui ne peut pas être durable, qui concoure à sa propre fin.
Comme la
nature a horreur du vide, la classe supérieure a remplacé la religion par un
culte techno-progressiste tendant vers le transhumanisme. L’homme-dieu
traversant l’existence dans des conditions de confort optimisé, avec l’idéal de
la mort agréable, en attendant l’immortalité.
La gauche « bégaudeau »
est dans le délire impuissant. Elle n’a aucune alternative politique voire
spirituelle et joue la politique du pire, le nihilisme, une forme d’opposition
à la fois désespérée et complice. Elle met en scène le volet « destruction »
du capitalisme, la classe aisée jouant le volet « créations rentables »
du même capitalisme. C’est l’association nihiliste « arnault-bégaudeau ».
Ce moteur à 2
temps va exploser. Personne ne sait ce qu’il en ressortira.
On a
simplement oublié que l’homme est un animal culturel et spirituel, partageant
une humanité commune.
Deux têtes très bien faites se font face et débattent d’un sujet sensible. Une chance
finalement assez rare par les temps de tensions que nous vivons.
Todd a la
double casquette de chercheur scientifique et d’essayiste. Ça lui donne une sorte d’avantage sur les essayistes lambda,
souvent des économistes, mais l’économie n’est pas une science. L’anthropologie,
ça fait plus sérieux.
Todd néanmoins
n’explique pas un constat : malgré ses armées d’ingénieurs, la Russie ne
fait pas d’iPhone ou de Tesla. Il y a là quelque chose d’un peu mystérieux, à
moins que Todd ne soit dans l’erreur d’appréciation. Cela dit, ce qu’a fait Musk est proprement miraculeux :
créer une entreprise automobile en si peu de temps et battre GM et Ford avec
son modèle le plus vendu au monde, c’est incroyable. C’est l’Amérique (impossible en France, ou en Russie).
Baverez qui ne cesse de hurler contre la politique de
Macron dans le Figaro (un désastre écrit-il) est ici dans le rôle de défense de l’Occident.
Il s’en sort pas trop mal.
Débat intéressant mais personne n’est capable de dire ce qui va se passer dans les 5 ans qui viennent. Peut-être vaut-il mieux ne pas le savoir.