@Zatara Au départ, Jean a dit quelque chose qu’il fallait comprendre dans sa simplicité. Tout ce que nous rajoutons ne fait qu’embrouiller les choses. Voilà ce que fait souvent la pensée.
@Zatara "La pensée (comprendre la partie consciente du processus)"
La pensée n’est pas seulement consciente. Par exemple la peur psychologique (je ne parle pas de la peur d’un danger physique immédiat) est fondée sur la pensée et cette peur reste en grande partie inconsciente chez l’être humain (peur de l’inconnu, de manquer de quelque chose, de ne pas être aimé, etc.) La pensée, c’est aussi ce qui pense en nous sans que nous y prenions garde. C’est ce bavardage incessant.
@Zatara "Donc l’humain se définirait par son niveau de réflexion et de conceptualisation supérieur par rapport à tous les animaux de cette planète."
La question de la "supériorité" ou du "niveau" n’a aucune importance ici. Les êtres humains ont une approche de la réalité conditionnée par la pensée. Or, la pensée ne nous permet pas d’aborder directement les faits, la pensée fabrique des représentations et ensuite nous prenons ces représentations pour la réalité. Par exemple, la pensée invente le racisme, puis la pensée se dit que le racisme, c’est mal, alors la pensée invente l’anti-racisme, etc.
@Zatara Jean parle d’une façon qui n’est pas facilement compréhensible par l’analyse. Si vous découpez son propos, il n’a plus de sens. Si vous estimez que la pensée n’est pas le propre de l’homme, considérez que Jean parle de la pensée humaine, ou bien qu’il appelle "humains" les êtres qui ont cette manière de penser en commun. Vous serez d’accord avec moi si vous dis que seul un être humain pourrait se joindre à notre conversation, n’est-ce pas ? Ni un arbre ni un chien ni un corbeau ne le pourrait. Peu importe pourquoi, le fait est qu’ils ne le pourraient pas. C’est ça, la pensée qui caractérise l’homme (et non le fait d’avoir une vie psychique ou un cerveau).