Au lieu de quoi, l’Égypte, l’Inde et les contrées sujettes en général avaient enfanté des générations nouvelles qui vivaient dans un état d’indignation passionnée et faisaient preuve d’une énergie extrême, d’une activité toute moderne.— (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz,Mercure de France, Paris, 1910, p. 123 de l’éd. de 1921)
L’Empire carthaginois, en Afrique du Nord, en Espagne du Sud, en Corse, en Sardaigne et en Sicile méridionale, était un État marchand qui tirait sa richesse des provinces sujettes.— (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.163)
@gaijin "non pas d’accord .....parce que précisément la façon dont on parle des choses structure notre pensée et notre psychisme ( d’où toutes les manipulation modernes du langage a des fins de contrôle de la population ) et ça se constate dans la société où l’autre n’est pas considéré en tant que tel mais bien en tant qu’objet , variable d’ajustement etc ....."
Oui... sauf que c’est justement la manipulation du langage qui vous fait associer le concept d’objet à une dégradation ou une négation de l’humain (par exemple la fameuse "femme-objet" des féministes, invention récente et trompeuse). Car "objet" n’a en soi rien de dégradant, qu’on le considère dans sa simplicité étymologique ou sa profondeur philosophique.
En revanche, quasiment toutes les nombreuses définitions de "sujet" sont extrêmement péjoratives et contraires à la dignité et la liberté humaine. Au sens premier, un sujet érotique est un serviteur ou même un esclave sexuel. Je préfère être un objet de désir qu’être sexuellement assujetti (réduit à l’état de sujet). https://fr.wiktionary.org/wiki/sujet
Sujet : du latin subjectus (« soumis, assujetti »), participe passé adjectivé de subjicere (« placer dessous, mettre sous, soumettre, assujettir ») formé de sub- (« sous ») et de jacere (« jeter »).