@Shogun Il ne s’agit pas de ne plus se vêtir, de ne plus manger ou de ne plus se chauffer mais d’attendre la réalisation historique de l’auto-mouvement, (...)
Je suis bien soulagé de ne pas avoir à imaginer un pauvre Francis Cousin attendant "la réalisation historique de l’auto-mouvement", nu, squelettique et grelottant de froid.
@maQiavel Oui, en effet, vous avez raison de corriger ma phrase : ce sont bien les tendances idéologiques qui pourraient changer la constitution et la loi (cette fois, c’est bien moi qui me suis fort mal exprimé en tapant trop vite !)
@Shogun Comment se manifeste ce "tout ou rien" dans la vie concrète de ce Francis Cousin auquel vous empruntez des éléments de langage bien reconnaissables ? Comment voit-on cela dans sa manière de se loger, de se nourrir, de se vêtir, de gagner de l’argent ou pas, de traiter ou pas avec l’Etat, d’utiliser ou pas l’eau courante du robinet qui est délivrée par une multinationale ? Comment se chauffe-t-il et comment se déplace-t-il ? Et Internet, c’est "tout" ou bien c’est "rien" ? Bref, ce "tout ou rien" s’incarne-t-il parfois dans l’existence de ceux qui le prônent ou bien n’est-il qu’un slogan et une posture intellectuelle ?
@maQiavel Je n’ai pas bien compris en quoi consiste le désaccord. Je dis pour l’essentiel que si je ne suis pas d’accord avec des tendances idéologiques qui cherchent à modifier les principes de mon pays, je ne dois pas attendre pour m’inquiéter que ces principes aient changé la constitution et la loi sous "des coups de butoir communautaires" (pour reprendre votre expression). Mais il est possible que je me sois mal exprimé.
@maQiavel "L’important, c’est de revenir aux principes : la liberté de personnes, professionnellement qualifiées, de chercher, de découvrir, de publier et de rechercher la vérité telle qu’ils la perçoivent dans le champ de leur compétence doit être garantie."
Cela est vrai. Mais il est également vrai que nous vivons une époque où des lois peuvent être sorties du chapeau législatif très rapidement, par clientélisme électoral ou simple sottise politique. Des jugements absurdes peuvent aussi être prononcés. Il convient donc d’être vigilant AVANT que les beaux principes auxquels vous faites référence ne soient piétinés et balayés par une autre logique cherchant à prendre le dessus et qui avancera brusquement ses pions à l’occasion de quelque fait divers orchestré et monté en épingle. Il convient donc d’observer avec attention les tendances idéologiques émergentes que l’on juge pernicieuses et de les déconstruire méticuleusement et avec combativité. Or, la tendance qui veut faire taire les gens au seul titre que leurs propos feraient souffrir des ressortissants d’une minorité identitaire victimisée, ce problème que nous essayons ici de définir et de nommer (avec quelques maladresse) ne date pas d’hier. Il a déjà atteint un niveau inquiétant et concrètement dérangeant, tout en étant minimisé par l’autorité administrative par paresse et lâcheté, et surtout — disons les choses clairement— par manque de virilité (parce que le problème se situe exactement à cet endroit si on en comprend bien le fond). Il ne faut donc pas se dire "pour l’instant ce n’est pas si grave". Car cela pourrait bien devenir extrêmement grave et irrémédiable quand la loi aura basculé. Il sera alors trop tard. On a vu ce que cela a donné avec la loi Gayssot, dont il sera bien difficile de se débarrasser. Cette loi entre d’ailleurs en contradiction flagrante avec les principes que vous énoncez. Nous n’en voulons pas d’autres du même style, et pas non plus sous une forme jurisprudentielle, n’est-ce pas ?