@wendigo ’’ les pays du BRICS produisent, alors que l’occident consomme’’ Bon résumé !
PS : concernant les prévisions de la fin de votre commentaire, on ne peut pas dater aussi précisément l’avenir, par contre la tendance est plausible. Mais il y a d’autres scénarios, car comme dit l’humoriste , la prévision est un art difficile, surtout quand il concerne l’avenir.
Les effets des sanctions ne sont pas totalement nuls car il y a eu une baisse de PIB russe en 2022, mais ils sont bien plus faibles qu’annoncés initialement (-2,2% , et non -6, -8, voire -12), parce que les pays non-occidentaux constituent des débouchés et des fournisseurs de substitution. Et cela permettra le redressement évoqué par le FMI amorcé en 2023 et surtout 2024.
Les effets néfastes pour les pays européens seront durables, du fait de l’enchérissement de l’énergie et la raréfaction de certaines matières premières, On cherche des fournisseurs alternatifs, mais à prix plus élevé, et dans des pays plus contestables encore. Par ailleurs, notre PIB est gonflé artificiellement par des aspects financiers et par les déficits (eh oui), alors que la consommation et les exportations sont en baisse.
Ces sanctions sont une imbécillité, elles pouvaient se justifier sur les technologies militaires ou le secteur financier, mais pas au delà, et nos dirigeants sont pris dans l’engrenage de la fuite en avant en escaladant des sanctions contre-productives, pour ne pas reconnaître leur erreur et se faire bien voir de Zélensky, ce qui est devenu l’impératif absolu désormais.
Il y a là un VRAI problème, car en effet les naissances, qui suivent chaque année une courbe-type, ont connu cette année une chute dès le début de l’automne, plus tôt que les années précédentes, et le total annuel qui était légèrement monté en 2021 par rapport à 2020, a plongé en 2022.
Quelle est la part d’une éventuelle baisse de fécondité physiologique par rapport à une perte de confiance en l’avenir dans la jeunesse : éco-anxiété, menace de guerre, chute de pouvoir d’achat... ?
@perlseb au passage, on voit que l’intérêt du vote par circonscription plutôt que des listes nationales conduit à un lien direct entre l’élu et ses électeurs. Il est difficile de trouver la meilleure formule entre lien avec le terrain et proportionnalité.
Cette intervention d’Arnaud Montebourg est, de loin, la plus percutante analyse de la situation économique et sociale de la France que j’ai entendue depuis longtemps (et cela en 10 minutes).
On apprend des choses sur notre déclassement, par exemple toutes les régions hors IDF sont en dessous du revenu moyen européen. Ou encore sur les 9300 produits les plus achetés, 6450 sont en déficit commercial (majoritairement importés).
Le message est qu’effectivement le pays est globalement en déficit de travail, mais qu’il ne s’agit pas de faire travailler davantage ceux qui travaillent déjà, mais de créer 1 million d’emplois supplémentaires (réduire chomage à moins de 5%) par la réindustrialisation, concrètement relocaliser pour 50 milliards de PIB/an (industrie et agriculture car on y devient aussi déficitaire).
Ces 50 milliards de production réinternalisées résolvent les problèmes de déficit commercial qui appauvrit le pays, de déficit de recettes publiques qui creuse la dette, et alimentent les caisses sociales donc rend inutile le recul de l’âge de la retraite.
Dommage que sa tentative de remontada politique avant les présidentielles ait tourné court. Il faudrait un gouvernement d’unité nationale sur ce programme.