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    Étirév 6 janvier 08:12

    Adam Smith, la « Banque » et Marx
    Les principaux éléments du capitalisme libéral, la « Grande Entreprise », n’étaient nullement incompatibles avec le Communisme ou même antipathiques à celui-ci. En effet, le noyau du Manifeste du Parti Communiste de Karl Marx et Friedrich Engels consistait en des politiques capitalistes monopolistiques comme la centralisation du Capital et l’organisation des travailleurs.
    De plus, faisons remarquer que d’un point de vue économique, le Capitalisme monopolistique et le Socialisme sont tous deux les ennemis de la libre concurrence, car la concurrence et les forces du marché, lorsqu’elles ne sont pas « concentrées » dans les mêmes mains, permettent à d’autres de prospérer et, surtout, d’être indépendants. Un gouvernement communiste peut organiser le contrôle social de manière à garantir et à protéger la concentration de la richesse ; le gouvernement communiste peut donner à des cartels le contrôle des matières premières et des marchés, et leur accorder de gros contrats et s’endetter à l’infini auprès d’eux. Chaque secteur de l’économie étant, in fine, contrôlé par une poignée de cartels, réalisant ainsi cette « gestion des contraires » très chère aux organisations secrètes globalistes.
    Rappelons que Marx et Engels ont commencé leur carrière en tant que journalistes travaillant pour des intérêts capitalistes libéraux. Marx travailla plus tard pour le « New York Tribune », dont le propriétaire, Horace Greeley et son éditeur, Charles Anderson Dana, étaient de proches collaborateurs du communiste Clinton Roosevelt, un membre démocrate radical du célèbre Clan Roosevelt, dont les intérêts étaient la banque et la politique.
    Wickliffe B. Vennard, dans son ouvrage « The Federal Reserve Hoax - The Age of Deception », écrit : « Sans l’aide reçue de Clinton Roosevelt, d’Horace Greeley et des financiers qu’ils représentaient, Karl Marx serait resté un obscur obsédé révolutionnaire. Greeley a donné à Marx et à son Manifeste communiste une audience internationale. Ils ont promu leur camarade « Illuminé » en le nommant correspondant et analyste politique pour la New York Tribune, le journal de Greeley ».
    Joseph A Schumpeter, qui a enseigné à David Rockefeller à Harvard, écrit (Capitalism, Socialism and Democracy) : « Les vrais stimulateurs du socialisme n’étaient pas les intellectuels ou les agitateurs qui l’ont prêché, mais les Vanderbilt, les Carnegie et les Rockefeller ».
    Soulignons que la formule suprême et la plus parfaite du Capital est, d’après Marx, l’économie politique libérale anglaise, en particulier la théorie du « libre-échange », du « Marché Universel » d’Adam Smith.
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    Étirév 6 janvier 08:05

    Le problème de la mentalité militante est le même que celui de la majorité des mentalités, c’est-à-dire qu’elles ignorent que le monde est, depuis longtemps, régi par le mensonge et que le désordre de la société actuelle en est la conséquence.
    C’est pourquoi, avant de pouvoir dire : Voilà ce qu’il faut, il faut pouvoir dire : Voilà ce qui est.



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    Étirév 2 janvier 17:56

    Fin des hommes Libres ?
    Dans « La France contre les robots », Georges Bernanos dit, que la Civilisation des Machines est « La civilisation des techniciens », et dans l’ordre de la Technique, un imbécile peut parvenir aux plus hauts grades sans cesser d’être imbécile, à cela près qu’il est plus ou moins décoré. La Civilisation des Machines est la civilisation de la quantité opposée à celle de la qualité. Les imbéciles y dominent donc par le nombre, ils y sont le nombre. Cependant, la malfaisance n’est pas dans les imbéciles, elle est dans le mystère qui les favorise et les exploite, qui ne les favorise, d’ailleurs, que pour mieux les exploiter.
    Aussi, c’est l’occasion de rappeler ici les mots de Charles Baudelaire : « La suprême habilité du diable, quelle que soit sa nature, c’est d’obtenir au bout du compte qu’on nie son existence. ».
    Convenons, aujourd’hui, qu’il y est assez bien parvenu, avec de surcroit l’aide de ses « prêtres » (théologiens ou pas) et l’adhésion satisfaite d’une myriade de « fidèles », soi-disant « libérés », puis « branchés » et « câblés », aujourd’hui « connectés » et, demain, probablement « transhumanisés ».
    Les hommes de la Tradition qui ne sont ni folkloristes, ni rêveurs ou nostalgiques, ont pris définitivement conscience que « le monde moderne danse avec le diable » et que notre civilisation est devenue le support planétaire ouvert aux entreprises des « puissances d’en-bas ».
    Aussi, à la lumière des principes et doctrines traditionnels qui fondent la Sagesse commune à toutes les formes traditionnelles, initiatiques ou religieuses, le monde actuel, malgré, ou en raison, de ses indéniables réussites matérielles et techniques, apparaît pour ce qu’il est vraiment : parodie, caricature, illusion, poudre aux yeux, travestissement, en un mot : mensonge.
    Ce monde-là est bel et bien celui dont « Satan » est le prince.
    Ayant épuisé ou presque les « virtualités » du « matérialisme », « l’Adversaire » recourt dorénavant aux « virtualités » d’un « néo-spiritualisme ».
    À ce sujet, rappelons les propos de l’un des prosélytes du transhumanisme en France, Laurent Alexandre, propos parus dans « Le Monde » du 03/11/2015 : « Dieu n’existe pas encore : il sera l’homme de demain, doté de pouvoirs quasi-infinis grâce aux nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives. L’homme va réaliser ce que seuls les dieux étaient supposés pouvoir faire : créer la vie, modifier notre génome, reprogrammer notre cerveau et euthanasier la mort. »
    On le voit ici, le cerveau de l’imbécile n’est pas un cerveau vide, c’est un cerveau encombré où les idées fermentent au lieu de s’assimiler, comme les résidus alimentaires dans un côlon envahi par les toxines.
    En parallèle des propos délirants tenus par le chantre du transhumanisme, rappelons ces sages paroles de Louis Pauwels, tirées de son ouvrage « Les dernières chaînes » : « La qualité suprême de l’homme est dans son être. Nous sommes dans une période où tout se conjugue pour nier notre authentique liberté intérieure… En fait, c’est toujours la même vieille tentation : convaincre les hommes de renoncer à leur autonomie, à leur singularité, à leur différence. À l’ère des machines et de l’informatique, beaucoup se prennent pour des robots. Or, les robots ne vivent pas. Ils n’ont pas d’intériorité. Ils ne connaissent qu’une loi, celle des tyrans qui les manipulent. ».

    La Solitude ou le goût irrésistible de la Liberté
    « Personne ne nous apprend à être seul. Au contraire, toute éducation, qu’elle soit dispensée par la famille ou à l’école, vise à ne jamais laisser l’enfant dans le silence, face à lui-même : on l’oblige à jouer avec ses camarades, à faire partie d’une équipe sportive, à embrasser les cousins éloignés et à parler avec les amis des parents, bref à « communiquer » et à « s’intégrer », ces deux poncifs tyranniques de la société contemporaine », nous rappelle Jacqueline Kelen dans son ouvrage « L’Esprit de Solitude ».
    Lorsque l’enfant grandit, ses parents et ses professeurs s’inquiètent s’il demeure seul, s’il préfère la compagnie des livres, des arbres ou des animaux à celle des humains. De fait, on craint moins pour son équilibre que pour ce ferment social qui pousse en lui et secoue déjà les béquilles proposées et les charitables protections. Ce temps béni où l’enfant peut explorer son Jardin Intérieur, ses possibilités plus que ses limites, se trouve sapé par des adultes qui se sentent plus rassurés si l’enfant ou l’adolescent fait partie d’un groupe ou d’une bande. C’est ainsi que, très tôt, par une sorte de muette connivence passant de génération en génération, l’enfant est forcé de renoncer à l’Ouverture pour l’extériorité, d’abandonner sa Profondeur heureuse pour une superficialité plaisante.
    Dépossédé de lui-même, il devient nécessairement dépendant des autres. On appellera cela l’« esprit de famille », la « camaraderie », le « sens de la communauté ». De fait, ce sont tous ces dispositifs sociaux qui empêchent l’individus de demeurer seul, « en son particulier » comme on disait au XVIIème siècle, qui l’empêchent d’être autonome et de penser par lui-même.
    Ainsi dans le monde contemporain qui ne s’occupe que de masses et de générations, à moins d’être un solitaire forcené ou un ermite au fond d’une grotte perdue, l’être humain ne vit jamais avec soi. Tout est programmé pour égayer ou briser ses rares moments de silence et de solitude (le téléphone portable associé aux « réseaux sociaux » en est, depuis quelques années déjà, le « meilleur » outil). Lorsque cet homme affrontera des ruptures sentimentales, des deuils ou tout simplement s’il se retrouve au chômage ou à la retraite, il s’épouvantera et perdra pied : depuis qu’il est né, on l’a détourné de sa solitude ; on lui a fait croire que sans les autres il n’est rien, il ne sert à rien. Lui qui n’a jamais appris à compter sur lui, à se connaître et à se faire confiance, le voici démuni, apeuré. Sans les autres il n’existe pas, mais il se rend compte alors que « les autres » n’ont pas de visage, que la foule est une abstraction, et ce qu’on appelle avec emphase « l’humanité » terriblement dépourvue de chaleur humaine.
    Hantés par le spectre de l’exclusion et par l’obsession du travail, considéré comme seule raison de vivre, les hérauts du monde moderne mélangent allègrement solitude, isolement et sentiment de solitude pour en faire un ennemi unique qu’ils terrasseront par des moyens financiers et par l’assistance psychologique voire « médica-menteuse ». Or l’isolement est un fait d’ordre géographique, sociologique ou économique et peut être réparable ; le sentiment de solitude traverse l’existence de tout être qui pense et qui ressent et il touche le domaine affectif autant que le monde de l’âme ; quant à la solitude, elle ne représente pas une fatalité mais une Liberté.
    La Solitude s’avère le contraire de l’égocentrisme, du repliement sur soi et de la revendication pour sa petite personne. Le véritable Solitaire se passe de témoins, de courtisans et de disciples. Le Solitaire sait qu’il a beaucoup à apprendre alors que la plupart ne cherchent qu’à enseigner, à avoir des disciples. Il lit, écoute, réfléchit, mûrit ses pensées comme ses sentiments. En cet état, il pèse le moins possible sur autrui : il ne cherche pas, au moindre désagrément, une oreille où déverser ses plaintes, il ne rend pas l’autre responsable de ses faiblesses et de ses incompétences, il ne peut exercer sur personne un chantage affectif.
    La solitude, comme l’humilité, est bien une école de respect de l’autre et de maitrise de soi.
    Les êtres qui chérissent la solitude sont souvent considérés comme des misanthropes. Cependant, notons qu’il y a deux espèces de misanthropie. A côté de celui qui s’isole par haine des hommes qu’il croit supérieurs à lui, il y a celui qui s’isole dans la grandeur du génie, dans l’élévation de l’Esprit, celui qui se sent mal à l’aise dans une société indigne de lui et cherche la Solitude pour fuir le contact du vice ou de la bêtise humaine. Gardons-nous bien de confondre ces deux genres de misanthropie qui sont l’opposé l’un de l’autre.

    NB : « Seuls les solitaires ont accès au Royaume », disait Guillaume de St Thierry au XIIe siècle.
    Cet enseignement peut être retrouvé dans les textes et catégories de pensée qui évoquent le thème du « désert » et de la « quête », thème qui apparaît dans la plupart des religions et traditions initiantes.
    Ce que l’on peut retenir dans ces hiéro-histoires, c’est que le désert permet un temps sacro-saint, où s’accomplit l’expérience religieuse ou mystique, où s’abolit la différence du saint et du sacré. C’est un mouvement par lequel l’homme en se recueillant au « désert », s’élève à la transcendance (souvent appelée Dieu ou le divin). Dans sa quête, le désert est l’épreuve et le lieu du combat contre le principe du Mal. En ce sens c’est un lieu de passage : se quitter soi-même, abandonner son moi superficiel pour trouver son Soi. Il est comme un centre de labyrinthe où se vivra aussi l’expérience fécondante de la solitude et des combats. Mais cette solitude, cet esseulement n’est jamais le lieu où doit se fixer définitivement l’initié.
    Le désert, lieu où la quête ne s’y achève pas, conduit à une deuxième naissance, celle de toutes les « terres promises ».
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    Étirév 29 décembre 2025 17:11

    LA LÉGENDE DE JÉSUS
    A quelle époque commença-t-on à parler de la légende de Jésus ?
    C’est dans les Épîtres de Paul que son nom se trouve pour la première fois, et ces Épîtres sont écrites vers l’année 50 : celle aux Galates Vers 55 ; première et deuxième aux Corinthiens vers 58 et 59 ; celle aux Romains vers 60.
    On croit que Paul est mort en 64.
    Les Épîtres de Paul ont été déclarées fausses par le professeur Loofs (voir article « Paul » dans l’Encyclopedia Biblica).
    Nous savions déjà que Marcion et Apelles les avaient appropriées à leurs besoins.
    Ces altérations successives prouvent que la légende que l’on va édifier a subi des phases multiples dans lesquelles elle était chaque fois modifiée. Il ne faudrait donc pas chercher, dans les Épîtres, une histoire définitive, mais des indications qui, quoique très incomplètes, nous font apercevoir un esprit de révolte contre la Femme, qui va germer et grandir. Les Épîtres de Paul en furent le premier germe. Et comme c’est cela qu’on nous a laissé, nous sommes bien obligés de nous en servir.
    Paul prêcha « un autre évangile », qui cependant « n’était pas un autre », et dans lequel il prétendait dévoiler une doctrine « demeurée secrète depuis le commencement du monde ».
    C’est dans l’Épître aux Galates qu’il annonce qu’à la suite d’une révélation il va exposer aux fidèles un Évangile, et cependant il commence par dire :
    6. — Je m’étonne qu’en abandonnant celui (pour celle) qui vous avait appelés à la gloire du Christ vous ayez passé si promptement à un autre Évangile.
    7_— Non qu’il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent et qui veulent renverser l’évangile du Christ.
    Ces deux versets ne sont certainement pas de Paul.
    Il se met encore sous l’égide des Chrétiens, parle sans cesse du Christ, comme eux, des anciennes Écritures, répétant ce qu’il a entendu dire, mais mêlant à tout cela des vues personnelles qui sont le renversement de la cause féministe. On se demande du reste s’il l’a jamais comprise ; ses vues sont étroites, embrouillées, on y sent l’intention de se justifier de passer si facilement d’une doctrine à l’autre, car, dans le chapitre premier de l’Épître aux Galates, il nous explique lui-même ses conversions du Judaïsme au Christianisme, puis du Christianisme à son évangile nouveau, qu’il présente comme étant en harmonie avec celui des Chrétiens de Jérusalem, alors qu’il le contredit.
    II faut se rappeler que la secte de Judas le Galiléen, qui masculinisait la Divinité des Juifs, était fondée depuis une dizaine d’années, et que Paul apparaît comme ayant été un de ses partisans. C’est évidemment sous cette influence qu’il crée un nouvel évangile, annonçant la prochaine arrivée d’un fils de Dieu.
    Mais, dans tous les écrits de Paul, on annonce l’arrivée d’un Messie « sur les nuées », on ne lui crée pas encore une vie terrestre. Quand on parle de son passé, c’est le passé du Christ qu’on rappelle et qu’on lui applique, du Christ, symbole de la Femme qui a souffert pour les péchés de l’homme, qui a été persécutée à cause des Bacchanales masculines et crucifiées dans la forêt de Dodone. Ce fait, déjà ancien, n’était plus dans les esprits qu’une légende terrible, un crime qui avait été commis et qui criait vengeance.
    Paul dit : « Pour nous, nous prêchons le Christ qui est un scandale aux Juifs et une folie aux Grecs » (I Corinthiens).
    Comme réparation de ce crime, on attendait le retour de la femme à la vie sociale, sa réintégration dans son autorité morale, sa résurrection, puisqu’elle avait été ensevelie dans l’oubli après avoir été crucifiée.
    Quand on parlait au nom du Christ, on parlait au nom de quelque chose de sacré, mais on définissait mal le sentiment que ce nom éveillait. Pour les anciens féministes, c’était un sentiment de respect mêlé de pitié ; pour les masculinistes, c’était une ironie et une jalousie, « un scandale ou une folie ». Or l’annonce de la résurrection du Christ était interprétée d’une façon toute différente par les femmes et par les hommes. Pour ces derniers, déjà plongés dans le surnaturel, et qui croyaient aux esprits séparés du corps, aux apparitions et aux communications des morts avec les vivants, ils faisaient de la « parousie du Christ » une apparition surnaturelle, qui devait se voir sur les nuages du ciel.
    Les partisans du surnaturel se servaient des anciennes idées féminines, mais leur donnaient une interprétation nouvelle.
    L’esprit féminin « divin », qu’ils ne voulaient plus voir dans la femme vivante parce qu’il n’est pas dans l’homme, devenait une entité libre dans l’espace, hors du monde, mais pouvant apparaître et parler aux hommes. Du mot apparition, qui avait désigné la venue des femmes de génie (les anciennes Déesses), ils avaient fait une apparition surnaturelle. De l’ancienne prière adressée par les hommes aux femmes, ils avaient fait une oraison adressée à des dieux invisibles et, de là, étaient arrivés à croire à des conversations avec la Divinité.
    Tous ceux qui voulaient se mettre en évidence prenaient un rôle dans ces luttes. Paul fut de ceux-là. D’abord ardent adversaire des sectes nouvelles, il les avait violemment persécutées, jusqu’au jour où, trouvant sans doute plus avantageux de se faire chef d’école que d’être un obscur défenseur de l’ancien système, il changea brusquement de parti, appuyant ce changement d’opinion sur une apparition surnaturelle qu’il raconte de différentes manières, ce qui prouve bien qu’elle n’a aucune réalité.
    A partir de ce moment, il annonce la Résurrection du Christ.
    Mais le Christ laisse dans l’esprit une idée féminine ; pour effacer cette idée, Paul va y joindre le nom masculin qui symbolise « le mâle ».
    Ce fut la persécution dont il fut l’objet qui l’affermit dans son système. Il avait commencé timidement par annoncer que le Christ était ressuscité « selon les Écritures » ; il finit par une affirmation hardie, annonçant que cette résurrection s’était faite sous la figure d’un homme. Les Épîtres de l’apôtre nous montrent Paul comme un antiféministe acharné. Il semble même être un chef de parti dans la lutte contre la Divinité féminine et contre le droit maternel. Tous les écrits du temps sont remplis d’allusions à la lutte de sexes qui durait depuis dix siècles et que l’on sentait arrivée à une crise aiguë qui allait trancher la question.
    Si ce point important de l’histoire est peu connu, c’est parce que l’Église qui a triomphé, et fait prévaloir les droits de l’homme sur les droits de la femme, la Divinité de l’homme sur la Divinité de la femme, a supprimé les documents qui pouvaient servir la cause de ses adversaires ; aussi nous n’avons, pour connaître leur défense, que ce que les Prêtres ont bien voulu nous laisser. Cela nous suffit, du reste ; leur ignorance, leurs maladresses, nous permettent d’étudier la cause qu’ils combattaient dans les documents qu’ils ont gardés et sur lesquels ils appuient leur orthodoxie. Les meilleurs arguments contre l’Église sont ceux qu’elle nous fournit elle-même.
    NB : La croix n’est devenue le signe du Christianisme qu’au VIIème siècle de notre ère, lors du Concile de Constantinople qui eut lieu de 680 à 684. Jusque-là, la religion nouvelle, c’est-à-dire le second Christianisme (le faux), celui qui triompha sous Constantin au Concile de Nicée (en 325), et qui s’édifia sur les ruines du premier (le vrai), avait pour insigne trois phallus enlacés (représentant la Trinité catholique). Le culte du « Saint Graal », « Vase sacré » des Mystères, et le « Secret de Bismillah », semblent une réaction contre ces trois phallus.

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    Étirév 27 décembre 2025 12:51

    Comprendre est une action irréversible…

    D’après le « Dictionnaire des symboles » de Jean Gheerbrant et Alain Chevalier, « Thulé » symboliserait la limite extrême où finit le monde (humain) et où commence l’Autre monde (divin). À cette limite, « Ultima Thulé » ou « Extrema Thule », se trouve la connaissance suprême ou révélation primordiale, que symbolisent la « Coupe » (du Graal), le « Coffre » (au Trésor) ou la Terre sacrée d’« Arcadie » (« Arca », Coffre ; « Dei », Dieu, soit le « Coffre de Dieu », c’est-à-dire « Arca Fœderis », l’« Arche d’Alliance »).
    Mais, cette connaissance sacrée, à la différence des royaumes qui peuvent se transmettre par héritage, ne se communique pas par une décision autoritaire : elle ne peut être que l’objet d’une Expérience personnelle, d’une Intuition ; il faut ouvrir soi-même le Coffre ou boire à la Coupe.
    Cependant, si lumineuse qu’elle soit, cette Expérience n’est pas acquise une fois pour toute, mais est vouée à des approfondissements successifs. C’est pourquoi l’homme en qui elle s’accomplit est attentif aux symboles qui, telles des lettres, lui apprennent un langage, celui de l’Amour et la Connaissance.
    Enfin, près du « lieu d’’accès », sachez qu’en poursuivant la quête de ce « Graal », rien ne sera plus jamais comme avant. Il est toujours possible de rebrousser chemin à l’entrée, mais après… Comprendre est une action irréversible.

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