En matière de généalogie, il y a un truc qu’ ils ne maitrisent pas du tout les Mormons...
Le créateur des Mormons Joseph Smith leur a dit que les ancêtres de Mormons, les Néphites et les Lamanites (les indiens d’ Amérique) seraient des hébreux qui seraient venus d’Israël pour s’ installer en Amérique en traversant l’ Atlantique, les Lamanites auraient éliminé tous les Néphites sauf Moroni, fils de Mormon qui aurait caché leurs Annales sacrés gravées sur plaque d’ or. C’ est Joseph Smith qui a retrouvé ce texte dont la traduction est devenu le Livre des Mormons. Ainsi les Mormons ont un lien direct avec les temps bibliques. Youpi.
Sauf qu’ on sait maintenant que les indiens d’ Amérique sont venus d’ Asie par le détroit de Bering, ils ont des liens génétiques avec l’ Asie pas avec Israël. Donc tout est faux. Il est facile de revérifier cela grâce à l’ Adn.
L’ Eglise catholique a ceci de supérieur aux autres religions (de chez nous) dans le fait qu’ elle les a toutes précédées, donc elle a pu expérimenter différentes choses avant les autres en matière de spiritualité et trouver une voie plus sage, plus conforme aux réalités et aux nécessités humaines.
Ainsi certains des premiers chrétiens ont cherché la pureté, ils ont voulu prolonger le martyr des chrétiens au temps où le christianisme était interdis, et cela a donné l’ érémitisme, notamment en Egypte au début de nôtre ère. Des gens sont devenus ermites et s’ infligeaient seul une vie très austère, faite de privations allant parfois même jusqu’ à des pratiques mortifères.
Et puis après plusieurs siècles vint St Benoit qui a énoncé une règle très sage qui tenait compte des réalités humaines : vie en groupe, un temps pour prier, un autre pour travailler, un temps pour soi, etc...
Si les puritains, comme les ermites, n’ ont pas cessé d’ être présents même au sein de l’ église catholique, disons qu’ avec ces différentes expériences, l’ Eglise a corrigé certains excès et encouragé globalement ce qu’ elle tenait pour bon, tout en laissant ceux qui le souhaitait avoir plus d’ exigences.
Le temps passant et le relâchement qui va avec, certains ont réagi contre son emprise et ses phases de décadence. L’ Eglise aussi a réagi d’ elle-même avec ses réformes ou contre réforme.
Les critiques qui ont été adressées envers l’ Eglise de Rome sont souvent les mêmes : manque d’ exigence, prêtres dévoyés, etc... A juste titre ou non. Les critiques sont aussi un discours qui se veut efficace, pour gagner des fidèles.
Le problème est que bien des courants religieux sont basés sur des critiques d’une religion dominante mais ils ne sont pas viables par eux-mêmes, ils auraient dû eux aussi, si on les avait laissé perdurer, se réformer, s’ adapter, faire face aux autres mouvements.
Ceux qui se veulent les plus purs n’ en sont pas capables.