En fait c’est surtout le caractère éphémère de l’existence qui me fait professer de telles idées, la mort arrivera si vite.
Que faire d’utile pendant le compte à rebours incertain mais inéluctable ?
Me pignoler en relisant le Siddartha d’Herman Hesse ou ce genre de trucs très profonds qui peuvent nous ouvrir à une conscience élargie et vertigineuse, ou construire quelque chose à laisser à mes gosses, quitte à faire d’eux de sales petits parvenus.
J’ai pas fait le grand tour, je le confesse, mais eu égard au sablier qui se rit de moi, je crois que je vais me contenter du petit tour, pour me rire de lui.
Dites moi au moins ce que vous pensez de l’hypothèse qui conclut mon dernier message.
Ne vous inclinez pas je vous en prie, toutefois, enlever cette cagoule quand vous vous adressez à moi serait fort urbain de vôtre part.
Et lorsque notre conscience se transforme, nous n’appartenons plus à cette condition humaine.
Pas d’accord avec vous, malgré tout ce que l’on peut réussir à transcender ou dépasser dans notre existence on reste un homme, le reste n’est que vanité. Atteindre le "Nirvana" c’est pipeau et compagnie, juste bon pour vendre des bâtons d’encens fabriqués à base de dérivés du pétrole, alors que le véritable encens peut s’acheter pour une bouchée de pain dans la corne de l’Afrique, ou très cher chez les vendeurs de bondieuseries.
Cela ne change rien au fait qu’on n’appartient plus à la masse humaine.
La "masse humaine", elle, ne changera jamais. On ne peut pas la sauver,
Je ne suis pas d’accord, on peut soi même construire quelque chose matériellement et qui a un sens spirituel plus ou moins élevé, c’est moins spectaculaire que d’atteindre l’illumination en méditant des années sous un figuier sacré, mais au moins ça existe, et le résultat n’est jamais total, ni parfait, mais on peut toujours faire quelque chose avec ses mains, ses tripes et sa tête.
Certes il faut "renier" les principes purs de départ, mais cela fait parti du chemin.
Pour faire une succulente liqueur de fruits, il faut de l’alcool pur ( incolore à 40°,60°, voir 90°), mais il faut surtout des fruits ( si possibles bien mûrs, pourris, déjà liquoreux). Un macération, ou autres transformation alchimique, et caetera...
C’est à dire un long chemin, avec de la pureté et de l’impureté.
Boire juste de l’alcool pur c’est infect.
il faut seulement s’en extraire comme on sort d’une boue (on ne lave pas une boue, on se lave de la boue).
Vous m’avez donné de la boue, j’en ai fait de l’or, dixit Baudelaire.
Et je crois que pourtant si, on lave cette boue, ou bien on lave ses propres yeux pour voir l’or et les diamants contenus dans cette boue. Comme dans une moindre mesure quand on vient sur ce site qu’est agoravox télé, on s’enfonce de plusieurs mètres dans une boue noirâtre aux relents d’excréments pour espérer repêcher une perle, une pépite d’or, ou un diamant. Quand on ne trouve rien, on trolle les autres chasseurs de perles !
Donc ce que je pense, c’est qu’il faut montrer l’exemple par des actes modestes ou non, et surtout de ne pas se ligoter le ciboulot avec des théories intellectuelles qui ne sont que des colliers et des laisses pour que la populace reste bien sage dans son coucouche-panier.
Car pousser votre pensée à l’extrême, on arrête de se torcher par peur de l’impure matière fécale et on reste la merde au cul jusqu’à ce qu’une maladie vienne faire son travail régulateur en vous punissant par là où vous avez péché.
Poussé ma pensée à l’extrême on meurt encore plus vite d’une hémorragie après s’être désanussé au couteau électrique.
Le but est un juste équilibre, juste accepter sereinement d’aller chier une ou deux fois par jour.
Hypothèse : Et si en transcendant sa condition on ne s’incarnait pas dans une nouvelle existence encore plus périlleuse afin de prouver sa valeur ?
@Jean Keim "Quand le jour sera venu où une
majorité de femmes et d’hommes au fond de leur cœur répondront à cette
question, toutes les idéologies feront définitivement flop."
Cela ne se produira pas car dès qu’un être atteint le niveau de
conscience que vous décrivez, il quitte tout simplement la catégorie des
êtres qui s’incarnent dans notre dimension (la dimension humaine).
C’est un peu comme si vous disiez "quand tous les enfants de l’école
maternelle sauront lire, il n’y aura plus besoin d’école maternelle".