Chaque partie de l’univers est déterminée dans un univers infiniment libre et dont la liberté coule à flot. L’être humain est déterminé en tant que partie se distinguant de la totalité, mais il est libre en laissant s’écouler à travers lui la liberté de l’univers. Concrètement, cela signifie que la liberté (au sens spirituel, métaphysique) n’est pas le pouvoir d’effectuer un choix personnel, mais la synchronicité avec le cosmos, avec le mouvement de la vie. Je suis obligé d’employer de grands mots, c’est un peu grandiloquent dans la description, mais cela peut se vivre au quotidien.
L’explication la plus simple se trouve dans l’approche non-duelle. Elle nous permet de réaliser qu’il n’y a pas de libre-arbitre au niveau de la personne humaine (qui se conçoit comme séparée de l’univers) mais que la liberté est absolue au niveau impersonnel. Et il ne s’agit pas d’une théorie mais d’une expérience. Quand notre essence se perçoit elle-même, elle réalise qu’elle est l’univers et qu’elle est la liberté (je dis bien qu’elle est la liberté et non qu’elle est libre). Bien entendu, exprimé avec des mots, tout cela est bien réduit et paradoxal, mais en fait c’est tout simple.