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    Miroreur Miroreur 23 novembre 2014 17:36

    Traiter un gentil de gentil, ça peut passer ... mais tenons compte tout de même du contexte ... merde ! quand même !

    A force de le torturer, vous allez nous le faire péter en vol avec vos conneries ; ou plutôt non, il va aller se péter entre les deux tours (une manie apparemment), à moins que ce ne soit directement dans les deux tours ... qui n’existent plus smiley


  • vote
    Miroreur Miroreur 23 novembre 2014 16:13

    "G pas dit que l’homme était supérieur aux animaux et qu’il était au centre de la création"


    Je n’ai pas dit que vous l’aviez dit. Je dis que c’est une conception religieuse sécularisée pour l’écrasante majorité des gens (dont vous ne faites,à vous lire, pas partie). Mais je partage globalement ce que vous dites de la théo-compatibilité (j’imagine que ça n’existe pas en bon français mais peu importe).

    "Le monde religieux et traditionnel n’a jamais fait de mal à la nature ... "
    J’ai distingué nos monothéismes volontairement (sans aborder d’autres religions comme l’hindouisme, le bouddhisme et ... c’est assez spectaculaire quand vous visitez un temple où il y a des milliers de rats et quand vous discutez avec un jaïn, ni les croyances des peuples vivant en symbiose avec la nature et qui se considère comme une partie de cette nature sans se représenter comme étant en haut de la hiérarchie) pour démontrer que notre conception de la nature est basée sur cette idée d’une domination de l’Homme sur tout le reste. Donc je ne partage pas votre vision idyllique de la religion, du moins pas dans la pratique (pratique découlant de l’axiome pré-cité)

    "Les religions respectent toute forme de vie, les religions sont écolo par principe ... "

    Une religion qui considère l’Homme au-dessus de tout le reste est-il dans le respect du reste du monde vivant ? La réponse à mon sens est "non". Je pense que vous généralisez les croyances de peuples qui vivent au contact de la Nature à l’ensemble des religions, ce qui est à mon sens une erreur (concernant les monothéisme). Bien sûr, aucune religion ne prône la pollution, la destruction des environnements, etc, mais la question n’est pas tant l’orthodoxie religieuse mais ce qui en découle en pratique. Et de ce point de vue, une religion qui consacre l’Homme au-dessus de tout le reste, alimente, pire, justifie, certaines pratiques de manière plus ou moins consciente ... et le pire de tout, selon moi, est quand précisément de telles conceptions sont sécularisées. Inutile donc de préciser que je chie sur ces foutaises arrogantes du droit de l’hommiste

    "Les peuples qui vivent dans la nature ont tous une religion et, tu le sais, ils respectent fortement la nature, ils vivent en symbiose avec la nature ...".

    En effet, mais il ne faut pas écarter non plus le caractère utilitaire (vital devrais-je dire) de celle-ci. Quand votre survie dépend de cette nature de manière directe, la préservation de celle-ci devient indispensable. Nous autres occidentaux n’avons plus aucune raison de la respecter, étant donné que tout arrive tout cuit dans le supermarché. Loin des yeux, loin du coeur ... jusqu’au jour où ça s’arrête (ce que je souhaite : comme dit plus haut, je ne crois absolument pas dans une prise de conscience collective ni dans l’éducation. Certainement pas avec des gens qui ne savent même plus ce à quoi ressemble la plante dont il consomment le fruit. Le seul moyen est la coercition, soit par une catastrophe de grande ampleur, soit exercée par les hommes eux-mêmes ... mais là on attaque l’inattaquable : la liberté ... de tout faire, y compris l’absurde, la destruction de ce qui ne nous appartient pas. C’est pourtant le seul moyen de changer radicalement de paradigme. Mais soyons lucides, qui a intérêt économique à ce retour à la raison ? Je veux dire par là : Qui (à part le peuple lui-même qui ignore ses propres intérêts) a intérêt à un tel changement ? Personne.
    Ce n’est pas positif ce que j’écris, mais je pense qu’il faut être lucide et donc ne rien attendre de la masse : à part une poignée d’individus - parfois conspués et moqués pour les raisons que j’expliquai plus haut - la masse n’est pas en mesure de mener de cette réflexion pourtant élémentaire pour leur propre intégrité et celle de leur descendance (dont ils n’ont semble-t-il rien à foutre ...)


  • 1 vote
    Miroreur Miroreur 23 novembre 2014 13:10

    La question de savoir ce qui nous différencie des "animaux" a évolué au fil du temps : pendant des siècles, nos religions monothéistes ont consacré l’Homme comme le centre de toute chose : les autres animaux auraient été crées pour le servir ; il règne sur eux car Dieu l’a voulu ainsi. Cette idée s’est sécularisée au fil du temps. C’est probablement cette conception d’une humanité au-dessus de tout (qu’on ne retrouve pas dans d’autres religions et croyances) qui est à l’origine de l’ignorance volontaire de la condition animale : cela rejoint le mécanisme présent dans l’asservissement des hommes (en plus de tout le règne animal, végétal, minéral) par d’autres : la négation de la nature de celui qui est asservi par celui qui oppresse et qui peut ainsi dormir tranquille persuadé qu’il ne fait rien de répréhensible sur le plan moral. 

    Or, l’éthologie démontre au fur et à mesure que des caractéristiques que l’on a longtemps considéré comme strictement humaines ne le sont pas : Par exemple :
    - le fait de commémorer les morts : les éléphants le font aussi (il a été observé de longs détours de ceux-ci lors des migrations pour aller se "recueillir" en groupe dans des lieux ont leurs congénères ont disparu), les hippos et plus récemment les corbeaux aussi (ainsi probablement que d’autres animaux). Jeune j’ai appris que c’était une spécificité humaine ... que précisément cela nous distinguait irrémédiablement du règne animal ...
    - Le symbolisme : c’est le propre de la pensée humaine que de manier des symboles, et donc pouvoir raisonner sur des choses qui n’existent pas nécessairement physiquement. L’étude de l’élaboration de cet aspect essentiel de l’Homme est particulièrement intéressant à étudier chez les psychologues du développement (comme Wallon). 
    Or là encore, il semble que les corbeaux (tout comme les primates, les cétacés, ...) soient doués de cette capacité aussi (dans une moindre mesure probablement mais cela rapproche notre espèce des autres ... ou plutôt les rend ... humaines à nos yeux) 
    - Les comportements : la nature que l’on dit volontiers cruelle et dont la seule raison d’être serait la sélection naturelle en vue de la reproduction des plus à même de survivre et perpétuer l’espèce, révèle que la réalité n’est pas aussi simple : quantités de comportements observés (des solidarités parfois totalement inattendues entre prédateurs et proies par exemple) le démontrent. 
    Il est impossible désormais de continuer à nier la sensibilité de ces êtres., leur capacité à aller à l’encontre de leurs instincts. Leur sensibilité, l’expression de leurs affects (la souffrance, la peine, la joie, la dépression et même l’humour) démontre que tout un tas de sentiments que l’on a longtemps considérés comme spécifiquement humains ne le sont en rien. 
    J’ajoute que la raison a validé le supersticieux pendant un temps : par exemple le courant de pensée behavioriste a largement contribué à maintenir cette idée de l’Homme au-dessus de tout, faisant de l’animal un être réduit à des réflexes conditionnés (le chien de Pavlov) ou non, et des comportements stéréotypés issus d’instincts.

    Etc.

    De nos jours, l’homme carnivore continue très largement de se croire supérieur par essence (non plus uniquement divine). Doué de raison, à l’inverse soit-disant du règne animal, et de morale (tout en écartant d’un revers de la main une bonne partie de l’humanité qui n’en a aucune, ni même à l’égard de leurs propres congénères (autant dire que le respect des représentants du règne animal est en-dessous de tout)), l’Homme dés lors trouve une justification satisfaisante à l’exploitation ignoble des animaux : pourquoi s’emmerder à respecter des bovins ou des porcs en leur permettant a minima d’avoir des conditions de vie conformes avec leur nature, puisque celle-ci n’existe pas ? Autant directement exploiter leur vie au moindre coût (quitte à les entasser de leur naissance à leur mort - rendue encore plus abjecte avec certains pratiques religieuses).

    N’étant pas compétent pour discuter de celle de ce Monsieur (j’écoute juste et son point de vue m’intéresse mais comme dit par d’autres, il n’y a aucune raison de douter qu’il soit bon pour lui), je peux néanmoins évoquer les fausses questions dont tout végétarien (et toute personne adoptant un comportement différent, ce qui même sans prosélytisme, finit par se remarquer et susciter des interrogations, hélas souvent biaisées) est l’objet (je dis "fausses" car c’est rarement des questions à proprement parler) et d’un certain nombre de moqueries pour ne pas dire d’hostilités (en général venant de personnes qui démontrent qu’ils ne se posent aucune question : leur comportement est simplement celui qu’on leur a fait adopter jeune : il est "naturel". Tout repose chez eux sur le seul "plaisir", le fameux "oh bah moi, je pourrai jamais me passer d’un steak. C’est trop bon !" ... le seul plaisir justifie l’adhésion hypocrite à un système de production de la bidoche qui n’a aucun sens. 
    Peu importe les conditions dans lesquelles celle-ci est produite, peu importe même que ce soit un non-sens sur le plan de la santé, peu importe les effets catastrophiques de cette industrie ... car de toute façon pour eux leur comportement est "normal", par défaut et englué dans "le principe de plaisir" égocentrique. En revanche celui différent est moqué, agressé de manière plus ou moins consciente (on en a un bel exemple ici, avec l’évocation de la sexualité de ce monsieur) démontrant que notre seule existence est une remise en question odieuse de la manière dont ils régissent la leur (en fait ils n’ont aucune prise dessus ... et leur hostilité témoigne d’un besoin de renforcement de leur propres comportements - ceux-ci étant majoritaires, c’est donc que c’est eux qui ont raison ... inutile d’argumenter avec ces illuminés de végétariens, végétaliens, etc ... avec l’impératif pour eux de ne surtout pas mener une réflexion personnelle qui, en toute logique, les conduirait à remettre en cause radicalement leurs habitudes)). 
    Le plus illogique est le recours paradoxalement à la Nature pour expliquer leur propre comportement : "le plus fort bouffe le plus faible ... c’est comme ça, c’est la Nature, c’est normal". Soit, mais ce raisonnement dément alors la conception d’un Homme au-dessus de la nature en nous ramenant à de simples prédateurs (dont la seule raison est la survie et dont la morale est réduite à néant) qui bouffent en toute logique les plus petits que nous. 

    Il y a pourtant des questions simples qu’ils sont bien souvent incapables de formuler : Qu’est qu’il y a de naturel à élever des animaux en batterie dans des conditions ignobles (même le patron de l’INRA dans les années 80 évoquait la "situation concentrationnaire" de ces élevages) et de consommer une viande bourrée d’antibio, de vitamines et autres farines animales (autant de saloperies qui nient précisément la nature même de ces êtres) et stressés toute leur existence avec le point d’orgue qu’est leur mise à mort et toutes les conséquences que cela implique ? "Ouais mais bon, ce ne sont que des animaux ... faut pas déconner quand même" accompagné souvent des caricatures du type "et ta salade, elle ne souffre pas ?". 

    La réalité est que parvenir à remettre en cause notre mode de vie est tellement violent (le simple fait d’y réfléchir l’est déjà en soit) que le mécanisme de défense face à des gens qui, eux, ont mené une réflexion sur ce sujet essentiel, se met en place inconsciemment et explique l’absence de remise en question : "mon comportement est naturel, c’est celui de l’autre qui ne l’est pas, ce "bobo", cet "écolo", cet élitiste ... et j’en passe". Notre simple existence remettrait en cause les fondements de la leur. Dés lors l’ennemi n’est plus l’industrie agro-alimentaire, la grande distri, big pharma, etc. (qu’il leur arrive de critiquer aussi ... avant de replonger leur nez dans leur assiette qui est l’exact produit de cette même industrie qu’ils fustigent ... cohérence quand tu nous tient) mais cet abruti d’écolo à qui l’on attribue des idées qui n’existent que dans leur imagination. 

    C’est assez désolant d’observer ce conservatisme mais ne croyant pas au prosélytisme (seule la coercition fonctionne avec les masses), je crains qu’il n’y ait que des crises majeures sanitaires et écologiques (et encore ...) pour que cette conception du monde retrouve un semblant de logique et de morale (précisément tout ce dont nous nous prétendons êtres les uniques détenteurs, par opposition à ces bêtes bêtes).


  • 2 votes
    Miroreur Miroreur 22 novembre 2014 07:57

    "Les longues traînées blanches sont-elles absentes des ciels Brésilien, Russe, Indien, Chinois et Sud-africain ?"


    Ils y répondent dans la vidéo (encore faut-il la regarder) : Ces trainées chimiques existent en Afrique du Sud et en Russie. D’après eux c’est un phénomène mondial.


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    Miroreur Miroreur 17 novembre 2014 17:48

    Effectivement dans les même style que les manifs de droite ... en beaucoup moins drôle. 

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