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njama

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  • Premier article le 22/02/2016
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  • 1 vote
    njama 8 avril 2014 15:26

    erreur, merci de lire : "en une bonne demi-douzaine de décennies ..."
    (référence à la loi Ferry de 1882 jusqu’au droit de vote des femmes qui était le minimum syndical pour l’émancipation du deuxième sexe en 1946)



  • 1 vote
    njama 8 avril 2014 13:14

    Très intéressantes les quelques références mises en perspectives avec la théorie du genre, faites vers la fin de cet interview sur Barthélemy Prosper Enfantin, et la secte des saint-simoniens, comme aussi celle sur le personnalisme.

    Est-ce qu’en France nous fonctionnons consubstantiellement sur l’indifférenciation des sexes ? tel qu’il le prétend !

    Je suis sceptique, ou je ne saisis pas suffisamment et précisément ce qu’il entend par là.
    Tout me semble démontrer qu’avant la mise en place de la mixité dans les écoles, que la différenciation des sexes faisait consubstantiellement partie des programmes scolaires conçus dans les ministères. Les filles apprenaient la couture et la cuisine, les garçons la techno. Tout comme cette différenciation des sexes était profondément ancrée dans les moeurs en France comme en Europe.
    .
    Si l’indifférenciation des sexes fonctionnait théoriquement derrière le paravent du mot "élève" depuis l’école de Jules Ferry, l’école n’était qu’un cache-sexe de l’égalité républicaine puisque cette égalité entre les sexes n’existait pas dans la société, et encore moins en droit. Cette école de la république n’avait au final pas produit en une bonne douzaine de décennies cette égalité républicaine que les femmes ont finalement arrachée de hautes luttes.
    .
    S’il n’y a jamais eu de loi concernant la mixité, comme il le précise, semblant s’en étonner, c’est justement parce que dans l’esprit républicain (le vrai, celui de la révolution), comme dans l’esprit marxiste, "l’altérité" (qui n’est pas indifférenciation) ne pouvait se concevoir par évidence sans cette mixité.
    .
    La non-mixité était la règle, une coutume héritée en grande partie de la religion, c’est cette non-mixité qui était une profonde anomalie, parce qu’elle allait à l’encontre du droit naturel.
    .
    Demander de choisir entre la non-mixité et la théorie du genre, serait comme de demander de choisir entre la peste et le choléra. S’il n’y avait que ces deux options autant prendre le risque de la seconde, car avec la première, ce serait nous renvoyer quelques milliers d’années en arrière ...

    Je comprends que le discours de Jean-Louis Auduc soit entendu comme du pain béni pour tous les adeptes des communautarismes religieux qu’ils soient juif, catholique, protestant ... et qui fantasment de rétablir une non-mixité dans les écoles.



  • vote
    njama 8 avril 2014 08:12

    les filles sont en général beaucoup plus piplette que les garçons ... ce qui suppose une plus grande habilité du langage oral, donc d’avoir des ressources en vocabulaire plus importante ...
    c’est peut-être là que se joue la différence avec les garçons, mais on ne peut pas dire que ce soit une question de sexe proprement dite, parce qu’il y a des garçons très bavards aussi.



  • 2 votes
    njama 8 avril 2014 08:05

    d’après ce que j’ai lu de son profil, JL Auduc est directeur adjoint de l’IUFM de Créteil
    .
    Ce qu’il constate en banlieue (parisienne) n’est pas forcément constaté ailleurs, c’est là que sa thèse est très caduque.

    .

    dont la méthode mixte de lecture, dite semi-globale, semblerait exacerber ces différences garçons-filles.

    beaucoup d’enseignants de CP ne pourraient cautionner cette projection. Tous les enfants savent déchiffrer, mais un bon nombre ânonnent et ne comprennent pas ce qu’ils lisent. Quand on dit et entend que les élèves ne savent pas lire en fin de primaire, c’est de cela qu’on parle, parce qu’il savent tous déchiffrer, mais ils captent plus ou moins bien le sens de ce qu’ils lisent. Alors, oui, forcément c’est problématique pour la suite !

    .

    Le but de la lecture est quand même et surtout de "comprendre". Les enfants qui intègrent le plus vite la lecture sont simplement ceux qui ont le plus de vocabulaire à la base, soit parce qu’ on leur a lu beaucoup d’histoires quand ils étaient petits, ou parce ils ont été beaucoup en contact avec le langage des adultes, dans des situations variées ..., ou pour d’autres raisons qui font qu’ils disposent déjà d’un bon capital de mots ...  le sexe n’a rien à voir là-dedans. Le milieu social pas vraiment non plus, enfin, pas au point d’en faire un facteur déterminant du succès ou de l’échec d’une méthode de lecture ou d’une autre.



  • 6 votes
    njama 7 avril 2014 17:25

    Je n’ai pas lu le livre "Sauvons les garçons", mais un résumé m’en dit qu’apparaît aujourd’hui que les garçons seraient devenus le sexe faible de l’école ... moins bonnes réussites dans les apprentissages que les filles (ah le pôôôvres petits choux ! )

    la méthode mixte de lecture, dite semi-globale, semblerait exacerber ces différences garçons-filles.
    c’est marrant cette attitude systématique de s’en prendre à l’école dès que quelque chose ne fonctionne pas, alors que ces enfants aujourd’hui éduqués dans la mixité depuis les années 70 seulement ont subi eux-mêmes les influences patriarcales de leurs différents milieux qui en avaient gardé pour beaucoup encore un certain nombre de vieux réflexes machos batailleurs...
    L’atavisme a la dent dure, et au plus le milieu véhicule une culture traditionnelle forte, au plus la dent est dure. Aussi, de trouver comme bouc-émissaire une méthode de lecture (qui fonctionne très bien du reste, mais JL Auduc tout directeur adjoint de l’IUFM qu’il est et Agrégé d’histoire est mal placé pour en parler car il ne l’a jamais enseignée) c’est un peu fort facile, car c’est isolé la problématique "intra-muros", abstraction faites de tous facteurs extérieurs familiaux ou non qui pourraient l’influencer. JL Aubrac nous dit que le coupable est à l’intérieur ! ... ce qui est un postulat réducteur à la base !
    .
    On ne sera donc pas surpris que JL Auduc participe à des débats sur la mixité à l’école, ce qui est tout naturel dans l’esprit de sa thèse,  comme celui pour la « Fondation pour l’Ecole », une association libérale, militant pour la création d’écoles « indépendantes » hors-contrat et pour le système du « chèque -éducation », et par l’« Institut libre de formation des maîtres », une structure proche, où il partage l’affiche avec le pdg de l’ EASSE une Association "off-shore"qui fait la promo "all about single-sex education" !
    .
    Les deux principales têtes d’affiche de cet événement sont Jean-David Ponci, délégué général de l’ «  European Association Single Sex Education  », une dénomination exprimant clairement un choix anti-mixité, et... Jean-Louis Auduc, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil, auteur notamment de « Sauvons les garçons  » (Descartes & Cie, 2009).

    Jean-David Ponci, 40 ans, est un philosophe suisse, « expert en éducation » et membre « numéraire » de l’Opus Dei (les « numéraires » s’engagent à une vie de célibat et consacrent tout leur temps libre aux activités de l’Oeuvre).

    Il interviendra sur « Les fondements biologiques de l’approche pédagogique garçons - filles ».
    http://education.blog.lemonde.fr/2011/02/17/un-debat-sur-la-mixite-ou-jean-louis-auduc-partage-laffiche-avec-lopus-dei/
    .
    grosso-modo je comprends que l’exposé de JL Auduc qui n’est en rien une thèse universitaire, participe à des visées pour démanteler le principe de la mixité à l’école ...

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