En Hongrie, Viktor Orbàn peut faire voter contre Soros, il est hongrois d’origine et tout le monde le connaît, mais mener, en Europe de l’Ouest, une campagne électorale contre Goldman Sachs, Monsanto, le groupe Bilderberg, et même Juncker, c’est une idée qui ne peut naître que dans le cerveau embrumé d’un upérisé
Quant à ce pauvre Asselineau, il ne comprend pas que l’Europe doit ses problèmes à une politique migratoire sur laquelle il n’ose pas prendre position de peur de perdre du peu de ses électeurs...
Il a quand même largement privilégié le clientélisme, c’est-à-dire, pour reprendre l’adage fameux, qu’il a distribué plus de poissons qu’il n’a appris à pêcher...
« - Le même genre de discours fut
tenu, à une époque donnée, à l’encontre de chacun des pays que vous pourriez
considérer actuellement comme industrialisé. »
Absolument pas. Aujourd’hui, dans les pays non
industrialisés, l’industrialisation est un choix, une option, qui peut-être le
fait d’un gouvernement. Ensuite, ça marche ou ça ne marche pas…
Dans les pays industrialisés, l’industrialisation – et tout
ce qui l’accompagne - s’est faite au fur et à mesure, à l’instigation d’individus
qui voyaient subitement se profiler une opportunité, et qui l’exploitaient.
Je vous rappelle que le canal de Suez est né de l’initiative
d’un homme seul, âgé alors de 49 ans, Ferdinand de Lesseps. Ce sont des
compagnies privées qui furent à l’origine de toutes les premières lignes
ferroviaires d’Europe.
Tous les pionniers français de l’aviation étaient des
passionnés, qui « bricolaient » dans leur atelier, les pionniers de l’automobile
aussi. Les frères Wright, aux Etats-Unis, avaient un atelier de bicyclettes…
En Suisse, ce sont des compagnies privées qui prennent l’initiative
du percement des tunnels du Gothard et du Simplon qui allaient permettre au
chemin de fer de traverser l’Europe de l’Ouest de part en part. Et je pourrais
allonger presque à l’infini.
Or, ces précurseurs n’ont jamais eu leur équivalent en Amérique
centrale ou du Sud
« …de ses
nombreux et fortunés ennemis. »
Dont l’impéritie et le manque d’esprit d’initiative sont tout aussi patents.
On a taxé les Russes d’amateurisme après la prétendue tentative d’empoisonnement, mais alors que dire des ministres et des services de sa très gracieuse majesté ?