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Qirotatif

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  • Premier article le 28/03/2018
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    Qirotatif Qirotatif 10 juin 2018 12:49

    @maQiavel
    Je me fous que Lugan (et ses raquettes de tennis plombée smiley ) le dise aussi. Et d’ailleurs ce qui suit montre que tu n’as pas compris la phrase : " La réalité de l’Europe c’est quoi ? Ce n’est pas l’ethnie  ?". Evidemment que l’Europe est constituée d’ethnies, quelle question... mais des pays, des provinces organisées existent depuis des siècles et les gens ne se massacrent pas au sein d’un même pays pour des raisons ethniques (on peut toujours me citer la Yougo, l’Ukraine actuelle... il y a des exceptions bien entendu). Pour la France par exemple, il y a évidemment eu des guerres entre seigneurs, des conflits inter-religieux mais le dernier massacre en date et d’ampleur est celui des Vendéens. 


    "D’autant plus que ces conflits sont souvent attisés par les luttes entre les différents impérialismes , voir les livre de Pierre Péan qui sont très bien documentés sur le sujet."

    Bien entendu. Ce que je disais c’est que la réalité ethnique dépasse tout. En Europe ce n’est plus le cas depuis longtemps. 

    Nos viles datent de plusieurs siècles, voire millénaires. Nous avons une histoire que l’on retrouve dés qu’un chantier est entreprit n’importe où, des villes aux campagnes. Une histoire ce n’est pas simplement des générations qui se succèdent, ce sont des murs érigés, de l’art, un droit qui a des sources, un savoir ancien. Ma région a été par exemple complètement façonnée par l’homme dés le M-Â et encore aujourd’hui tout ce qui existe autour, la nature elle-même, est organisée, les étangs mis en relations entre eux, les espaces naturels aménagés, entretenus méthodiquement. La nature chez nous n’est pas simplement une immense forêt vierge où l’on vient prélever ce qui nous intéresse. Nous avons des archives, un début d’Etat-civil qui remonte au 13ième siècle, mais au Rvvanda, dans les années 90, cela n’existait toujours pas. Nous avons un cadastre très ancien et c’est nous autres Français qui l’avons mis en place récemment sur une île comme Mayotte et pas les Sultanats archaïques en place depuis des siècles aux Comores. Je pourrais citer des milliers d’exemples de cette nature. Il ne s’agit pas de dire que les Africains (le terme est très très générique d’ailleurs tant les peuples y sont nombreux et différents...) n’ont pas d’Histoire mais la réalité est qu’ils n’ont pas su bâtir des nations stables dans le temps, n’ont pas su compiler leurs savoirs et créer un truc qui s’appelle la science contrairement à d’autres peuples. Evidemment que les impérialismes ont brisé leurs organisations en créant des pays et des frontières qui n’avaient aucun sens pour eux, mais pourquoi cela fut-il aussi simple ? Pourquoi ce sont-ils fait piller pendant des siècles - et bien avant que les Européens n’arrivent - leurs ressources humaines notamment et pourquoi, malgré le savoir désormais accessible à tous, ont-ils toujours besoin que les étrangers les fassent entrer dans la modernité ? 


    "Pour ce qui est de la question agraire, l’Afrique a vécu des milliers d’années de l’agriculture et de l’élevage mais tout d’un coup, elle ne parviendrait plus à former sa population à l’agriculture à cause de traditions dites rétrogrades ? Ça n’a aucun sens "

    Bien sûr que si que cela a un sens. Leur agriculture correspondait à une pop donnée, à une échelle humaine limitée. Dés lors que cette pop a explosé du fait de la médecine des méchants Blancs et qui fait qu’il n’y a plus 2 gosses sur 3 qui claquent avant leurs 5 ans il aurait fallut qu’ils puissent dév des méthodes toutes autres. L’agriculture c’est un domaine, mais il y en a des tas d’autres essentiels pour le dév une civilisation, par exemple apprendre à rationaliser l’eau, le bétail, créer des réseaux d’assainissement, de traitement, gérer les déchets, les infrastructures de communication, etc. Tout cela est très complexe à concevoir et mettre en oeuvre et nécessite une ingénierie que ces peuples n’ont toujours pas alors qu’il y a 2 millénaires déjà les Romains creusaient des aqueducs souterrains de 50km de long avec un dénivelé d’un mètre tous les km... ouvrages qui existent encore. La vérité est qu’il existe des peuples - pas seulement en Europe évidemment - qui sont plus tournés vers l’invention, la constitution d’un savoir théorique et pratique que d’autres (où est le Léonard de Vinci africain ?). Cela n’enlève pas les qualités des autres peuples mais nous n’avons pas à nous déprécier ou survaloriser des civilisations qui objectivement ont échoué.

    "Est-ce que justement, on n’entre pas un à âge ou sera favorisé les circuits courts de production locale pour la population locale ? C’est portant ce qu’il me semble et cette production correspond totalement à l’agriculture traditionnelle africaine. "

    Il ne s’agit pas de faire une apologie du progrès et de la croissance à tout prix. Cette dernière a une limite que nous avons largement dépassée. Par contre là encore, nous nous en rendons compte et ce sera encore nous qui apporterons les solutions de demain. Et puis ce savoir agricole traditionnel existe aussi chez nous depuis des siècles. Et encore aujourd’hui, les vieux à la campagne ont une connaissance encyclopédique et pratique inestimable. C’est Pierre Rabhi qui va faire pousser n’importe quoi au Mali et pas des Maliens qui viennent nous enseigner comment faire. On ne peut pas prendre les choses à l’envers et tordre les réalités pour les faire cadrer avec nos aspirations. 


    "Mais on ne peut pas dire ça et en même temps condamner la lutte des palestiniens qui sont prêts à sacrifier leurs vies et celles de leurs enfants  alors que c’est précisément l’exemple que les africains devraient suivre pour se libérer. "

    En grande partie ce peuple n’existe pas. Ce sont les Israéliens qui font pousser du raisin au milieu du Néguev alors que pendant des siècles, et encore aujourd’hui, il n’y avait que des bédouins. Je ne suis pas certain que ce prétendu peuple palestinien qui n’a pas été foutu de mettre en place un seul état, un seul roi en 2 millénaires soit le meilleur exemple à suivre en termes d’émancipation... Pour le dire plus clairement, tu as pris le pire exemple des deux derniers millénaires qui soit... sacré MaQiavel... smiley 



  • 1 vote
    Qirotatif Qirotatif 10 juin 2018 01:22

    @DJL 93VIDEO
    Plusieurs sujets m’importent : la cause animale et de l’environnement en général (nous devrions nous rejoindre au moins là-dessus... j’apprécie tes articles sur la perma, sans flagornerie aucune, rien à f.), la préservation de ma civilisation millénaire, la préservation de mes compatriotes et de mon pays. Je lutte donc POUR ces causes. Il est malhonnête, sur cet article, de me juger sur l’islam puisque que la question du casher est tout autant posée sans ambiguïté. Je m’oppose à cette pratique qui a été importée massivement ici et qui, au niveau sanitaire, moral et civilisationel pose pb et est interdite chez nombre de nos voisins (les traites-tu d’islamophobes aussi ?). C’est écrit en toutes lettres dans l’article et dans ce post. Qu’ajouter ?



  • 5 votes
    Qirotatif Qirotatif 10 juin 2018 01:02

    @DJL 93VIDEO
    Quel propos raciste Tepa a-t-il tenu ? Selon toi, qui lui aurait dit qu’être métis ce serait de la "merde" ? Et enfin, en quoi cette attaque ad personam est en rapport avec le propos qu’il tient ici ?



  • vote
    Qirotatif Qirotatif 9 juin 2018 14:40

    @Zatara
    "HS (en rapport avec ton article en cours de validation)"

    Ah oui, pas vu... merci. N’ayant pas FB et n’étant pas sur les réseaux sociaux, j’ai découvert cette chaîne hier via Tepa



  • 2 votes
    Qirotatif Qirotatif 9 juin 2018 14:28

    @PumTchak

    Pour ne pas partir en conjoncture, voici un extrait du rapport d’enquête parlementaire : 

    "Quelques minutes plus tard, aux alentours de 21h54, le commissaire divisionnaire X et son chauffeur, qui s’étaient détournés du Stade de France, arrivent devant le Bataclan. Là, le premier aperçoit quelques effectifs de police dans le passage Saint-Pierre Amelot et constate que des corps gisent sur le trottoir non loin de l’entrée principale. Il entend des tirs à l’intérieur de la salle, ce qu’ont également indiqué devant la commission d’enquête les fonctionnaires de la BAC de nuit du Val-de-Marne. Dans les instants qui suivent, entre quinze et trente personnes sortent en courant par l’entrée principale pendant que les tirs continuent. Le commissaire divisionnaire X et son chauffeur pénètrent dans le Bataclan. Les effectifs de la BAC de nuit du Val-de-Marne positionnés à l’angle du boulevard Voltaire et du passage Saint-Pierre Amelot sont, à quatre reprises, la cible de tirs de Kalachnikov depuis l’issue de secours du Bataclan. Plusieurs fois, ils ripostent au moyen de fusils à pompe. D’après les fonctionnaires de cette BAC que la commission d’enquête a entendus, les échanges de tirs s’écoulent sur une période de près de dix minutes. Après la deuxième ou la troisième rafale, les policiers sont rejoints par quatre militaires de l’opération Sentinelle. Le brigadier-chef T.P. de la BAC en question sollicite alors l’autorisation de les engager afin de pouvoir atteindre le terroriste embusqué derrière l’issue de secours. Devant la commission, il a expliqué avoir reçu pour réponse de la préfecture de police de Paris : « Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre » (3). L’un des militaires lui aurait également indiqué qu’il ne pourrait engager le feu, faute d’avoir reçu un ordre en ce sens. De son côté, le maréchal des logis D., que la commission a également entendu, a indiqué que les militaires n’ont pu ouvrir le feu car ils ne disposaient « pas de visuel sur le terroriste lui-même » (4) et a ajouté que, dans le cas contraire, ils auraient « évidemment fait en sorte de [le] neutraliser » (5) . 

    Dans le même espace de temps, le commissaire divisionnaire X et son chauffeur progressent à l’intérieur de la salle, favorisés – sans le savoir – par le fait qu’un des terroristes a déjà gagné l’étage tandis qu’un autre est aux prises avec les effectifs de la BAC de nuit du Val-de-Marne depuis le sas de l’issue de secours débouchant sur le passage Saint-Pierre Amelot. Rapidement parvenus devant le bar situé à proximité de l’entrée de la salle de spectacle, ils identifient le troisième terroriste sur la scène, lequel met en joue un otage. Ils tirent à six reprises avec leurs armes de poing, à une distance d’une vingtaine de mètres que la commission a pu évaluer lors de son déplacement au Bataclan, et l’abattent à 21h57. Le terroriste parvient toutefois à actionner son gilet rempli d’explosifs. Dans les instants qui suivent, une succession de tirs venus du balcon intérieur oblige le commissaire divisionnaire et son chauffeur à s’abriter puis à sortir de la salle par l’entrée principale tandis que deux cents à trois cents personnes sortent par la sortie de secours du passage Saint-Pierre Amelot – laissant ainsi supposer que le terroriste qui y était embusqué a alors, lui aussi, rejoint l’étage. L’action exemplaire du commissaire divisionnaire et de son chauffeur met fin à la tuerie de masse.  "

    Espérons que cette plainte sera instruite mais s’agissant de cette non-intervention, une explication plausible et confirmée par ce rapport est que la hiérarchie a pu estimer que ces soldats n’étaient pas formés à une prise d’assaut et, en effet, ce n’est pas la même chose de surveiller un lieu et neutraliser un excité avec un couteau dans la rue et de mener un assaut dans une salle avec de nombreuses personnes prises en étau et/ou en otage et des assaillants armés d’armes de guerre et d’explosifs. Les problématiques liées au déploiement de l’Opération Sentinelle sont du reste très nombreuses (baisse de l’entraînement, fatigue des troupes, éloignement répété de leurs familles, tensions avec les autres services - police et gendarmerie, etc.). Il suffit également de comparer l’équipement d’un militaire de Sentinelle et d’un agent du RAID ou du GIGN pour bien comprendre qu’ils ne sont pas destinés aux mêmes missions. Vu de l’extérieur cela paraît scandaleux comme explication et inacceptable et ce n’est pas pour prendre parti. Intervenir aurait aussi pu déclencher une fusillade avec de nombreuses victimes collatérales, etc. 

    Certains comme le Sudiste et d’autres ont une autre explication que l’on peut résumer à "c’est l’état profond". Chacun est libre d’exprimer ses doutes et doit prendre ses responsabilités quant à ses affirmations mais cet article n’est sans doute pas le bon endroit pour partir dans des spéculations et autres accusations à l’emporte-pièce.

    Ta contextualisation de l’état de notre société constitue en revanche un élément de réflexion intéressant (contrairement aux spéculations stériles). Nous avons tous une responsabilité à partir du moment où nous avons choisi de nous en délester par délégation intégrale et ce refus de hiérarchiser nos priorités. Les Français ont consenti à la perte de leur propre souveraineté en continuant d’accorder leur confiance à des élus qui les ont pourtant trahis (traité de Lisbonne). Cette délégation totale a des conséquences dramatiques dont nous portons tous une part de la responsabilité, y compris ceux qui ont échoué à tenter de convaincre les autres que la voie empruntée était la pire. Il est trop tard pour les victimes du Bataclan et toutes les autres passées mais jamais pour un changement. Reste à savoir si les gens veulent de ce changement et sont capables de s’émanciper des merdias aux ordres...

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