A l’aide d’un idéateur expérimental, je m’amuse à trouver les motivations racialistes et ethnocentristes de ceux qui prétendent exprimer des opinions politiques, mais qui ont une sainte phobie de toute ingénierie sociale et de toute délibération réelle.
1. "la sociologie n’est pas de la science" "la sociologie n’a pas d’objet" "il n’y a pas de société" en général, ce sont les gardes-chiourmes qui répètent ces refrains.
Ce que tu cites de Lukacs devrait s’appliquer à tous les savoirs, et pas seulement aux sciences humaines.
Cette réflexivité est rarement pratiquée mais elle est possible.
Il n’en reste pas moins que l’on peut produire du savoir plus ou moins pertinent sur le fonctionnement des structures et des phénomènes sociaux, collectifs. En prenant en compte tous les contextes nécessaires, comme le font les mécaniciens.
Un savoir qui permet de motiver des projets :
"... la dernière révolution politique, la révolution contre la cléricature politique, et contre l’USURPATION QUI EST INSCRITE à l’état potentiel dans la délégation, reste toujours à faire"
Voilà une phrase qui pourrait plaire à Chouard non ?
2. Je crois que tu te fais des illusions sur Soral, mais le plus étonnant c’est que tu n’envisages même pas un débat entre eux sur la stratégie.
Or à quoi sert le savoir si ce n’est à élaborer des stratégies ?
Compter les points, dire qui a eu tort ou raison en premier, qui a été une ordure et qui a été un ange, c’est un cas particulier de stratégie, de la stratégie éditoriale qui enrichit une poignée d’hommes.
Institut Turgot est un think-tank libéral. Il entend jouer un rôle décisif dans la production et la défense des idées libérales en France et en Europe.
Millière ne cache pas ses préférences géo-politiques.
Sur AgoravoxTV, ce n’est pas un ennemi, c’est un hérétique.
Bizarrement, tu dis par ailleurs que tu rêverais de voir Soral avec comme contradicteur Michéa, ou Todd, c’est à dire encore des discussions pour savoir qui a eu raison ou tort le premier, qui a "inventé" le racisme, .... etc...
pourquoi pas avec Chouard proposant un système souhaitable, sur la stratégie pour le faire advenir (c’est pas suffisant de faire advenir un système souhaitable ?, il faut faire des procès historique ?)
Pour moi, il y a deux façons contemporaines, de considérer le changement du monde, qui ne remontent pas à Hegel ou Marx.
Par la recherche d’une éthique consensuelle capable d’irradier toute la société (sur la base de connaissances en linguistique, en sociologie, en anthropologie)
D’où pour moi, l’aspect néfaste de la mauvaise foi Soraelienne, que même j’enrob’bien arrive à "afficher" (comme disent les jeunes).
Par la recherche collective d’une organisation sociale incitant par sa forme à rechercher le bien du plus grand nombre (économie basée sur les ressources par exemple).
Et les plus proches de ces positions (ce qui ne veut pas forcément dire, les plus sûrs d’y parvenir) sont les héritiers de Bové, Fresco, Bourdieu, Castoriadis ....
Mais je reconnais que la géopolitique est plus exaltante.
Ca permet de faire du story telling, d’exalter les tribalismes, c’est vendeur ...
Et puis, on risque pas d’attraper une méningite, juste des crampes à la langue et à l’organe dont on se sert pour taper sur son clavier.
non seulement tes écrits seront plus facile d’accès, mais tu pourras les corriger, et en plus tu gagneras du temps en donnant les liens vers eux
Sinon, pour cet article dont tu parles, tu as vraiment trouvé ça pertinent ?
de la ’psychologisation’, de la prospective...
Moi, je ne reproche qu’une chose à Sorael : de refuser de voir qu’il justifie verbalement ses intuitions par des arguments qui ne valent rien.
1/ ça favorise l’habitude de faire de même.
2/ ça crée une imperméabilité entre les intuitions, et ça conduit au tribalisme idéologique.
3/ ça empêche ses intuitions d’atteindre ceux qui veulent de vrais arguments
4/ ça salit le travail de réflexion de ceux qui ont les mêmes intuitions, mais avec de meilleurs arguments
Par ailleurs, je n’attend rien de lui, puisque sa méthode est rentable financièrement, pourquoi en changerait-il, l’important dans la vie, c’est de croître.