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Romios

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    Romios Romios 16 novembre 2014 23:39

    @Vichy,


    Un dernier point sur la raison pour laquelle l’Evangile est en grec. Saint Jean (12:20) dit que "Quelques Grecs (...) s’adressèrent à Philippe (...) et lui dirent avec instance : Seigneur, nous voudrions voir Jésus. Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe le dirent à Jésus."

    Et là, surprise totale ! Jésus saisi d’une soudaine et vive émotion et répond ceci :

    "L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit."

    Quel rapport ? Simple : Jésus est la graine qui doit tomber sur une terre fertile pour y mourir sinon il ne donnera pas de blé. Pourquoi l’heure de la glorification, de Sa mort, est-elle venue ? Parce que la terre fertile est là maintenant. 

    Comment Jésus le sait-il ? Parce que Philippe et André lui ont dit "des Grecs insistent pour te parler"

    Jésus attendait manifestement cette rencontre avec ces Grecs. 

    C’est pourquoi, l’Evangile est en grec, et c’est pourquoi l’Eglise grecque s’accroche depuis toujours à l’orthodoxie c’est à dire à ce que Jésus lui a transmis lors de cette rencontre qui l’a fécondée.




  • vote
    Romios Romios 16 novembre 2014 23:15

    Il existe aussi une lettre de Saint Léon III au patriarche de Constantinople dans laquelle il lui assure defendre l’orthodoxie du crédo en empêchant tout ajout et qu’il entend ramener les partisans de cet ajout à la raison par la douceur et la patience.


    Douceur et patience qui n’étaient manifestement pas de mise dans le camp de l’empereur germanique.


  • 1 vote
    Romios Romios 16 novembre 2014 23:04

    C’est vous qui bricolez l’Histoire.


    Le concile de Tolède n’était pas oecuménique. Il n’avait pas le pouvoir de modifier le credo, pas plus que Charlemagne ni le Pape. En fait les conciles oecuméniques avait même anathématisé par avance quiconque modifierait le crédo, ce qui fait que Charlemagne s’est auto-excommunié. 

    Saint Léon III (pape de 795 à 816 ; fêté le 12 juin par l’Eglise orthodoxe), condamna le Filioque en 809 et fit suspendre au-dessus du tombeau de saint Paul des boucliers d’airain sur lesquels était gravée la vraie formule du Credo en grec et en latin suivies des mots Haec Leo posui amore et cautela fidei orthodoxa : 

     "Ces paroles moi, Léon, je les ai mises par amour et comme une garantie de la foi orthodoxe."

    Benoît III, pape de 855 à 858, recommanda chaleureusement aux patriarches orientaux de ne recevoir dans leur communion aucun pape de Rome qui n’aurait pas professé le symbole de Nicée et Constantinople sans altération ; 

    Saint Jean VIII, (pape de 872 à 882, reconnu martyr par l’Eglise orthodoxe) reconnut la légitimité de saint Photios et mit fin au schisme de son prédécesseur Nicolas Ier ; reste à ce jour le seul pape assassiné et son successeur Marin Ier dont le pontificat ne dura qu’un an et 1/2 s’empressa de promulger le filioque.

    Mais son successeur, Adrien III, pape de 883 à 885, se déclara pour la " procession monodique du Saint-Esprit" (du seul Père).

    Pourquoi ? Non seulement pour ne pas violer le droit canon qui réserve aux conciles oecumeniques la fixation du crédo, mais surtout parce que le Christ a dit lui même : 

    "Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, il rendra témoignage de moi." Saint Jean 15:26





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    Romios Romios 16 novembre 2014 22:26

    @Vichy


    La question du chef de l’Eglise s’est posée instantanément quand les apôtres on appris le départi imminent de Jésus. Saint Luc raconte qu’il "s’éleva aussi parmi les apôtres une contestation : lequel d’entre eux devait être estimé le plus grand ? 

    sus leur dit : Les rois des nations les soumettent, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. Qu’il n’en soit pas de même pour vous. Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert."

    François n’est pas plus infaillible ex-cathedra que s’il disait "Jacques à dit..." 

    L’infaillibilité vient de la Pentecôte et réside dans les conciles oecuméniques. Ca n’a rien de protestant, c’est de la pure orthodoxie. Enfin rappelez vous que Saint Pierre a d’abord fondé l’Eglise d’Orient avant même de poser un pied à Rome. Donc votre histoire de monopole de l’héritage apostolique de Saint Pierre, excusez moi, mais ça n’impressionne que les occidentaux. 


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    Romios Romios 15 novembre 2014 23:10

    Les Evangiles sont rédigés en Grec de même que les canons et décisions des conciles oecuméniques.

    Les Pères grecs de l’Eglise n’avaient pas d’objection à traduire la liturgie et l’Evangile en langues locales du moment que l’on continuait à se référer à l’original grec pour les débats théologiques.
    Dès les premiers temps, en plus du Latin, l’Egyptien (le copte) de l’Arabe, le Persan, l’Ethiopien et l’Arménien ont été admit comme langues liturgiques. Ensuite, Saint Cyrille a traduit l’Evangile et la liturgie en Tchèque et en Slavon. Ensuite, il y a eu les Russes, qui ont eux même traduit dans les langues asiatiques (ouigour, mongol...) et d’Alaska (Inuit...).

    Les Latins n’ont bloqué sur la langue que pour des raisons de contrôle politique de la foi, avec comme résultat désastreux le schisme protestant. Cependant aujourd’hui ils sont passé du rigorisme total au délitement total. La question n’est donc pas de faire la messe en latin, mais de faire la messe tout court, les simagrées de Vatican II étant un contresens total. 

    Et en tous premier lieu, il faut virer le trone de l’Evêque de derrière l’autel, c’est à dire du Lieu Saint. Car c’est là l’abomination de la désolation dans le Lieu Saint : Le fait d’y placer le cul de l’Evêque au lieu de Dieu pour révérer le clergé au lieu du Christ.

    Le trône de l’évêque doit rester dans la partie profane de l’église, au milieu des fidèles, comme c’est le cas dans les églises orthodoxes. Car " En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé."




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