"Vive Fidel Castro, vive, feu Chavez et vive Poutine !"
Je ne veux pas vous atteindre dans vos affections, mais je me demande quand même comment on peut mettre sur le même plan un Poutine, qui envoie des hommes dans l’espace, et ces deux pitres tropicaux, auxquels, pour le fun, vous auriez dû adjoindre le nouvel avant-centre (centrocampista) du Sport Boys de Warnes dans le département de Santa Cruz...
"...Mais il est certain qu’il va gagner beaucoup d’argent avec ce livre..."
Je ne cherche pas à vous rassurer, mais j’en doute : les adorateurs de Castro ne l’achèteront évidemment pas - de toute manière, ils n’en croiront rien -, un certain nombre de détracteurs - notamment Cubains exilés - formeront le gros des acquéreurs, mais peut-être connaissent-ils déjà bien des faits rapportés dans le bouquin qui, du coup, perdra l’essentiel de son intérêt.
Reste le gros du trèpe, dont je fais partie, pour qui Castro est un has been dont l’aura romantique est complètement délavée, et dont les frasques, défauts, caprices, moeurs, perversions le cas échéant, us et coutumes sont désormais complètement indifférents. Et, à plus forte raison, du fait que la fiabilité du témoin est loin d’être établie.
Je me suis longtemps demandé à quels exemples précis, réels, concrets, se référait La Boétie lorsqu’il rédigeait "Le Discours de la servitude volontaire", et je ne voyais pas.
J’ai cessé d’y penser le jour où j’ai compris que le naïf jouvenceau avait été heurté dans sa sensibilité par le "machiavélisme" du "Prince" (1532) et que le "Discours" (v. 1548) était une réponse indignée au traité de Machiavel.
« Concernant l’Europe,
l’UPR n’ira pas faire une critique vide et confuse pour grapiller des voix...Il
travaillera et travaillera sa communication pour toucher le plus de gens mais
continuera toujours à nous dire SORTONS... »
… pendant vingt, cinquante,
cent ou deux cents ans, on s’en fout. Ce qu’il faut, c’est SORTIR.
« Cela vous parait complètement con politiquement parlant… »
Non, non c’est complètement con efficacement parlant.
« … c’est complètement con d’un point de vue marketing politique
qui consiste à moduler son propos en fonction de la tendance de l’opinion
publique... »
Le marketing politique consiste, en partie, à définir le niveau de réceptivité des
gens à certaines idées, à un moment donné de l’état de préparation de l’opinion.
Pour être clair, j’ai relevé deux erreurs de Marine Le Pen, lors de la campagne
de la présidentielle 2012, ce fut l’évocation (prématurée) de la sortie de l’euro
et sa charge (inutile) contre l’avortement de confort.
Sans ces deux « boulettes », c’est mon avis, elle passait la
barre des 20 %. Elle avait certes raison sur l’avortement de confort, mais il
était évident que les ennemis du FN allaient hurler, malhonnêtement, à la remise en cause du
droit à l’avortement lui-même. Ben oui, la politique, ça marche comme ça !
Et quand on le sait, on fait de meilleurs choix que quand on ne veut pas le
savoir.
« Jai longtemps été comme beaucoup dégoûté de la politique au sens
où vous l’entendez car elle est et se veut incompatible avec
l’honnêteté... »
Douglas McArthur a dit un jour : « Il n’y a pas de
substitut à la victoire ». Il parlait en militaire, mais il en va de même
pour la politique. L’honnêteté, en politique, c’est de servir, plutôt que de se
servir. Il n’y a aucune malhonnêteté à ne dévoiler ses objectifs qu’au fur et à
mesure, en fonction de l’évolution des capacités de réceptivité de l’opinion
publique.
A l’opposé de cette attitude pragmatique, Asselineau est
tellement bête, politiquement parlant, qu’il ne se rend pas compte qu’en
affirmant que le programme du Front national ne parle ni de sortie de l’euro,
ni de sortie de l’Union européenne, il rassure des électeurs potentiels du FN
qui sont (encore) hostiles à la sortie de l’euro et de l’U.E.
Je viens de regarder un clip de son parti, « Le traité
transatlantique en 10 minutes », c’est verbeux, c’est chiant, c’est
incompréhensible parce que c’est plein de concepts qui exigeraient de la
réflexion de la part de gens qui n’ont pas envie de réfléchir, et qui, de toute
façon, sont emportés par le défilement des images, alors que pour enlever le
morceau – indigner les gens -, il suffit de parler pendant 20 secondes de
poulets lavés à l’eau de Javel et de bœuf engraissé aux hormones.
Mais j’imagine que ce genre de procédé est trop trivial pour
Sa Suffisance, il ne les mentionne même pas dans le clip en question. Il parle
de normes internationales, de produits pharmaceutiques, de techniques de la
communication, de centre économique de Londres… Blablabla, blablabla, blablabla,
blabla…
Il vous restera la consolation de vous dire que les gens sont
cons, que vous êtes intelligents et honnêtes, et que la planète ne vous mérite
pas… C’est bien mon avis
Moi, ce que je vois, c’est qu’il y a une immense majorité de Français qui rejette (encore) l’idée de sortir de l’U.E, et de l’euro, et un type, Asselineau, qui pisse contre le vent et qui, logiquement, en prend plein son bénouze.
Arithmétiquement, ça se traduit par 0,41 % des voix sur le plan national, 0,58 % sur le plan francilien, et tout pareillement 0,58 % sur le plan local, lors de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot.
Très franchement, je ne pense pas que le Front national ait des leçons de stratégie à redevoir de ce fin manoeuvrier (c’est ironique).