Je le montre en ne me surestimant pas, et surtout en ne surestimant pas mon emprise sur moi-même. C’est ce qui fait notre différence.
Quitte à être anéanti dans votre croyance au libre arbitre, vous devriez quand même lire "Eloge de la fuite" de Henri Laborit. J’y ai trouvé beaucoup de confirmations.
"...Pensez-vous que rien n’est plus grand que vous dans tout l’univers ?"
Non, mais je m’intéresse aux neurosciences. Parce que moi je me fous complètement qu’elles portent un coup brutal aux petites vanités du genre humain qui, passez-moi l’expression, pète toujours plus haut que leur cul avec volupté.
Et quand vous écrivez que je pense peut-être que rien n’est plus grand que moi dans l’univers, on voit que vous n’avez rien compris. C’est moi le modeste, dans cet échange, celui qui ne se fait d’illusions ni sur les autres, ni sur lui-même, et c’est vous le prétentieux
J’ai consulté le site du livre, et il ne m’a pas semblé que l’antiracisme, en tant que pilier essentiel du Nouveau Fascisme, soit dénoncé par l’auteur. Or, si l’auteur reprend à son compte la "doctrine qui a remplacé le socialisme", selon la définition qu’en a donné Jean-François Revel dès 1992*, je ne vais pas consacrer une seule petite minute à son interview. Quelqu’un aurait-il l’amabilité de me dire si Loïc Chaigneau aborde ou non cette question fondamentale ?
* On se demande souvent quelle idéologie va remplacer le socialisme. Mais elle est déjà là, sous nos yeux : c’est l’antiracisme.
Entendons-nous bien : l’antiracisme dont je parle n’a pas pour but réel de lutter contre le racisme, pas plus que le socialisme n’avait pour but réel de lutter contre la pauvreté et l’inégalité. Ne les a-t-il pas toutes deux aggravées ? Comme toutes les idéologies, celle de I’ antiracisme se propose non de servir ceux qu’elle prétend délivrer mais d’asservir ceux qu’elle vise à enrôler. Elle aussi aggrave les maux qu’elle fait mine de combattre.
"Vous n’êtes donc pas libre non plus quand vous dites cela..."
Ben évidemment non, du moment que je dis ce que je pense, je n’ai pas le choix entre dire ceci ou son contraire.
L’inexistence de la liberté, comme j’ai déjà dit, se vérifie en cela que nous faisons ce que nous ne pouvons pas ne pas faire, et aussi en cela que nous disons ce que nous ne pouvons pas ne pas dire.