Les libéraux sont en retard d’une guerre : ils ont oublié que la
plus grande démocratie capitaliste du monde, les États-unis, avait,
de 1932 à 1980, un taux supérieur de l’impôt sur le revenu autour
de 80%, et qui a dépassé 91% des années 40 aux années 60.
« J’aime payer des impôts.
Lorsque je paie des impôts, j’achète la civilisation »
« Le but de ces « scientifiques » de la
catastrophe était d’obtenir une liberté économique
TOTALE. Et leur terrain d’expérimentation, ils l’ont
eu durant les années 70 en participant au coup d’état de Pinochet
au Chili ! « La Brique »,
le manuel économique chilien mis en application par Pinochet,
contenait des passages entiers de l’ouvrage de référence de
Friedman et la majorité des économistes dont s’est entouré
Pinochet, ainsi qu’une partie de son gouvernement, étaient des
élèves de l’université de Chicago (d’où Chicago
Boys) où ils avaient étudié l’économie sous la
houlette de Friedman lui-même...
Les règles, appliquées au Chili par Pinochet, sont simple !
Dérèglementation totale concernant les entreprises, baisses des
investissements sociaux du gouvernement conséquentes, privatisation
totale des secteurs sociaux (l’eau, l’énergie, l’éducation, la
santé...), abandon de la régulation sur les prix de vente et
abandon des lois encadrant les minima salariaux.
Les résultats de la période d’essai chilienne sont probant !
Applaudis, même, par l’économie mondiale ! En effet, sur 14
ans de test, les revenus des dirigeant ont augmentés, en moyenne, de
84 % ! Quand aux entreprises, elle ont fait des bénéfices
alors jamais vus ailleurs. Mais il est intéressant de se concentrer
aussi sur les résultats sociaux de cette économie...
En 14 ans, le chômage, au Chili, a été multiplié par 10
(passant de 3 % à 30 %), le taux d’alphabétisation est passé de 75
% de la population à un peu moins de 96 %, la qualité des soins a
vu passer le Chili du 3ème rang mondial d’alors au 27 ème, les
rémunérations moyennes ont baissé de plus de moitié, les prix se
sont envolés (la nourriture représentait, en 1972, 17 % des
dépenses d’un ménage. En 1986, elle représentait 78 % des dépenses
et sa qualité avait baissé, les revenus moyens n’ayant même plus
les moyens d’acheter du lait). L’état lui-même était au bord de la
banqueroute ne devant sa survie qu’à la seule compagnie non encore
privatisée, celle des mines, qui apportait 86 % des rentrées
d’argent de cet état ! Le Chili tout entier était passé, dans
le classement de la qualité de vie, des 15 premiers à la place peu
enviable de 117ème (sur 125 référencés...) !
Voilà les résultats de l’expérimentation chilienne !
Une formidable manne économique accompagnée d’une horreur sociale
totale ! »
Dans le monde, près de cinq millions d’enfants meurent chaque année de
la faim, sans compter les millions qui souffrent de malnutrition. 40% des décès dans le monde résultent de différents facteurs
environnementaux, notamment les polluants chimiques, le tabac et la
malnutrition.(soit 25 millions par an)