Parce que un minimum de loyauté et de respect du jeu judiciaire auraient voulu que si la policière avait menti dans ses affirmations, elle soit poursuivie pour "propos mensongers" de la part d’une fonctionnaire assermentée. Cela semble aller de soi.
Au lieu de quoi le ministre la poursuit sur un motif assimilable à un "manque de respect". Cazeneuve n’attaque donc pas la fliquette sur le terrain de la probité, de la sincérité, du respect de la vérité. Mais sur le terrain du manquement à l’obéissance qu’elle doit à sa hiérarchie. Quelle traîtrise et quel procédé crapoteux !
Le fasciste Cazeneuve n’a aucun scrupule à s’opposer à la courageuse fliquette parce qu’il sait qu’en portant l’affaire devant la "justice" (pour "diffamation" !!) il est sûr d’obtenir gain de cause.
L’exécutif gère les carrières des magistrats. Cela veut dire qu’aucun juge français ne risquera la mise au placard en rendant une décision qui déplairait au ministre (au besoin, on confiera l’affaire à une juridiction bien obéissante, ça ne manque pas). La vérité n’a rien à voir dans cette histoire. Dans un dossier "sensible", un magistrat se contrefiche de la justice. La seule chose qui l’intéresse, c’est sa feuille de paye et ses avancements.