Au contraire, quand il n’y a aucune spiritualité dans la matière, a fortiori vivante, ce n’est rien d’autre que de la pâte à modeler, qu’on peut tripoter comme on veut : pucier, zombifier, manipuler les gènes, etc... Le transhumanisme est justement la science matérialiste, le scientisme.
Et moi, je ne suis pas scientiste. Je ne suis pas "antiscience", on vit évidemment dans un meilleur confort qu’il y a cent ans, et ça compte. Simplement, science sans conscience... Et la conscience n’est pas de l’ordre de la science, mais bien du spirituel.
Mais le christianisme doit aider de par sa propension à dire amen à pas mal de choses.. (le respect de toute autorité d’après l’apôtre Paul, entre autres et donc du Pape etc)..
Ce qui fait parie des malfaçons du christianisme : un dieu qui n’est fait que pour les humains et qui ne leur veut que du bien. Le binôme Enlil/Enki était intéressant chez les sumériens : un dieu qui n’est pas forcément fait pour le bien des humains. Et Enlil n’est pas non plus le méchant satan qui n’est là que pour faire du mal aux humains : il a un autre ordre du monde à gérer. Simplement, les humains ne sont pas les seuls à exister dans le monde avec leur dieu. Les humains font partie du monde, de l’univers, qui a ses lois propres pour exister.
Votre posture "mieux vaut le christianisme" est donc incohérente, puisque justement, vous dite vous même que c’est une religion "faible".
Elle ne sera donc pas un rempart contre l’islamisation. Si elle devait l’être il faudrait qu’elle se trahisse elle-même.
Là dessus, oui, je suis vulnérable : je n’ai pas de réponse à vous pondre ici d’un coup. Je ne crois pas viable une société matérialiste. C’est la force de l’Islam qui a avec une "spiritualité" contre les méfaits et malheurs du matérialisme. Mais elle est aussi violente, les armes font partie de ses lois pour imposer la spiritualité. Les chrétiens sont faibles avec une spiritualité mal foutue. Mais ils sont là pour rappeler qu’une société matérialiste n’est pas viable et aux matérialistes que le confort d’existence ne répond pas à tous les besoins individuels et collectifs d’une société.