La liberté d’opinion et d’expression est transcrite dans le droit français, ce n’est pas un "principe". Bien entendu, comme tous les droits positifs issus du droit naturel, elle n’existe pas "réellement" puisqu’elle est fondée sur des critères que seuls des animaux sociaux doués de raison peuvent concevoir et accepter comme règle commune.
Désolé, je ne comprends pas ce que vous cherchez à démontrer, vous confondez en outre le libéralisme et le libertarianisme à la sauce américaine (qui expliquerait que les types de Charlie Hebdo ont payé par leur vie leur liberté d’expression, et que leur seul tort est de ne pas avoir eu des flingues pour défendre cette liberté ou dissuader les terroristes de vouloir la leur ôter).
Attention le Charlie Hebdo "dernière mouture" avait pris ses distances par rapport à Val et Fourrest qui avaient quitté le journal. Il y avait clairement eu des conflits en interne par rapport à la dérive "néoconservatrice de gauche" imprimée par Val, et la ligne éditoriale était depuis quelques temps revenue à un esprit plus "bête et méchant" sans pour autant renouer complètement avec l’époque Choron (professeur Choron qui était un néofasciste libertaire, d’où l’embarras de tous ces gauchistes par rapport au personnage...)
De là à parler d’organe de propagande... bon, aujourd’hui, tout le monde parle de propagande et de dictature pour un oui ou pour un non. Quoiqu’il en soit, ça ne change rien au fait qu’ils sont morts assassinés par des fanatiques.
MaQiavel, vous avez trop tendance à jouer sur les mots (le, la, leur...) pour amener de la fausse complexité là où il n’y a parfois que votre propre subjectivité montée en épingle...
S’il faut tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de décider s’il faut dire "la liberté d’expression", "ma liberté d’expression", "une liberté d’expression", on ne s’en sort plus.
Je me permets de copier un message précédent :
"Votre problème, c’est que vous n’arrivez pas à ressentir de
l’empathie pour des types de Charlie Hebdo qui représentent le mal à vos
yeux et que, au fond, vous estimez que la "vraie" liberté d’expression se mesure seulement à l’aune du traitement qui est réservé aux (vrais)
nazis et aux auteurs révisionnistes, en confondant la liberté
d’expression (qui est un droit) et les limitations posées à ce droit qui
sont du ressort de la loi et donc d’une interprétation politique :
"Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que
leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi."
Autrement dit, le fait de bafouer la liberté d’expression de
Faurisson ne justifie pas que celle de Charb soit niée ou relativisée."
Je ne vois pas en quoi le fait d’être farouchement opposé à la loi Gayssot qui limite indument LA liberté d’expression est incompatible avec la défense de LA liberté d’expression face à un autre type d’arbitraire.
On peut gloser sur à l’infini sur qui est vraiment "subversif" et qui ne l’est pas, qui dérange le pouvoir en place ou pas, à la fin, ce n’est pas Soral qui baigne dans une flaque de son propre sang avec des morceaux de cervelle autour (contrairement à ce qu’il avait annoncé puisque les islamistes manipulés étaient censés en faire leur première victime symbolique pour "empêcher la réconciliation").
Vous rigolez ou quoi ? La liberté d’expression est encore plus limitée aux USA qu’en France.
Là-bas le métier de caricaturiste a disparu. Le politiquement correct verrouille toute la société et des règles très strictes relatives au "hate speech" interdisent toute forme d’expression un tant soi peu subversive sur les campus et ailleurs. D’ailleurs aucun magazine américain n’a reproduit les caricatures en question.
Il leur reste, effectivement, une liberté d’expression superficielle, souvent réduite à la défense d’un folklore subversif qui n’a pas beaucoup de signification sur le plan politique. Par exemple, vous allez avoir à l’occasion un juge dans un Etat qui va défendre le droit d’un type à aller faire ses courses déguisé en Hitler, au nom de la liberté d’expression. Une sorte de défense de la liberté d’expression par l’absurde.
Faire des constats basés sur des faits (accointance SOS Racisme - BHL, manipulations bien connues de la marche des beurs, etc.) et délirer à plein tubes sur le sionisme sont deux choses tout à fait différentes.