En fait il faudra prévoir deux CNR bien distincts car le PCRF allié au FVR du PCF et au FSC a déjà fait savoir qu’il refusait toute collaboration avec l’UPR :
http://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/cest-gros-ca-passe-divise-front-du-peuple-sortir-lue/ Sacrés communistes, c’est vrai qu’ils sont les mieux placés pour dénoncer le sectarisme et le culte de la personnalité... la preuve, le CNR version PCRF se distingue par son étonnante ouverture d’esprit, puisque l’objectif de ce rassemblement est de fédérer "tous les communistes" (soit à la louche l’équivalent d’un gros village) et, au-delà, de s’ouvrir aux "syndicalistes de classe".
- Salut copain, je suis syndicaliste. - Attends, tu es un syndicaliste de classe ou un syndicaliste sans classe ? Nous au Pôle de Renaissance Communiste on n’est pas du tout sectaire mais on n’aime pas les sans classe, les traîtres à la cause, les ennemis du parti et autres déviants. D’une manière générale tous les gens qui pensent pas tout comme nous.
Pour rappel, à l’intention de ces guignols, composition du CNR historique avec la tendance politique de ses fondateurs à l’époque de leur engagement :
Pierre Villon (communiste) Roger Coquoin (gaulliste) Jacques Lecompte-Boinet (gaulliste tendance nationaliste) Charles Laurent (syndicaliste) Pascal Copeau (socialiste) André Mutter (nationaliste) Jacques-Henri Simon (conservateur/nationaliste) Claude Bourdet (chrétien de gauche) Eugène Claudius-Petit (radical-socialiste) Louis Saillant (syndicaliste) Gaston Tessier (syndicaliste) Jacques Debû-Bridel (ancien AF, ancien faisceau puis droite conservatrice) André Mercier (communiste) André Le Troquer (socialiste) Jacques Arthuys (nationaliste maurrassien, cofondateur du faisceau) Marc Rucart (radical, franc-maçon de haut vol) Georges Bidault (successeur de Jean Moulin, démocrate-chrétien passé à l’OAS, fondateur éphémère du Front National...) Joseph Laniel (vote les pleins pouvoirs à Pétain avant de passer à la résistance en 1943, droite républicaine) Daniel Cordier (maurrassien, résistant de juin 40, secrétaire de Jean Moulin)
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Merde, on est très loin quand même du raout communiste. Y’a du CV, et du chargé, voire du plombé ! Des anciens du Faisceau, des ex-camelots du roi devenus secrétaire de Jean Moulin... de quoi envoyer Aymeric Caron sur orbite. En réalité la composition du CNR reflète assez fidèlement la France de l’époque, sans exclusive d’un parti ou d’une chapelle, et montre que le courage et les "valeurs" ne sont pas réductibles à une couleur ou à un parti politique. Elle montre aussi que les hommes (heureusement) évoluent à la faveur des rencontres et des circonstances, concept sans doute difficile à intégrer pour des militants communistes enkystés dans leur idéologie archaïque et leur messianisme débile. Ce n’est qu’a posteriori que la gauche et les communistes ont pu s’arroger cet esprit de synthèse nationale en développant la mythologie de la résistance de "gauche" et de la collaboration de "droite", que Simon Epstein (et d’autres) ont fait voler en éclat...
Bref, ne prétendez pas parler du CNR quand vous parlez simplement de rassembler 5% (je suis gentil) du corps politique français, sur la base d’un corpus idéologique étroit.
On ne lui a pas demandé d’exposer ses analyses et son programme.
C’EST UN TALK-SHOW DE FIN DE SOIREE PAS UNE EMISSION POLITIQUE
En plus, ce que vous dîtes est faux, il l’a donné son programme : laisser les Français se déterminer par référendum sur les grands sujets de société, circulez y’a rien à voir.
Quand il l’a fait, ça a été coupé au montage, pour pouvoir dire qu’il n’y a rien dans son programme.
Ah, la bonne vieille excuse. Sauf que le format de l’émission est connu, l’agressivité des chroniqueurs, le montage, le côté spectacle, le fait qu’un invité "sérieux" peut s’exposer à une vanne à tout moment, etc.
Si des politiques évitent cette émission, c’est pour une raison. Asselineau ne peut s’en prendre qu’à lui-même s’il pensait débarquer dans une émission politique.
On l’a sommé de rendre des comptes devant un tribunal euro-atlantiste.
Ah bon ? C’est Ruquier qui l’a convoqué pour s’expliquer... non mais là je rêve, vous avez fait des pieds et des mains pour passer dans cette émission.
Ce
n’est pas un travail de journaliste, qui cherche à informer le public,
c’est un travail de juges corrompus, comme on en trouve dans toutes les
Républiques
Désolé mais vous êtes totalement schizo à l’UPR. Vous faites des pieds et des mains durant des mois en dénonçant une inégalité de traitement médiatique dans les médias "officiels". Bon. Asselineau est invité dans l’émission qui est sans doute la plus populaire de la télévision publique française (établie depuis plus de 10 ans en comptant la période Ardisson), ne brille pas particulièrement même si on peut débattre sur ce point, et quelle est votre réaction ? Vous repassez aussitôt en mode "dénonciation du système" en fustigeant les "petits journaleux", les "serviteurs dociles des puissants", les "minables parasites", les "chiens de garde surpayés odieux à tous".
Sérieux, il y a vraiment un problème de dissonance cognitive chez vous. On ne peut pas à la fois exiger la respectabilité superficielle que procure les médias officiels, parce qu’on ne veut pas apparaître comme un petit parti sans envergure à la marge de l’extrême-droite, et de l’autre se la jouer révolutionnaire à deux balles anti-système quand l’exercice ne tourne pas à votre avantage.
Deux heures seize de plus et Asselineau peut prétendre rivaliser avec Fidel Castro.
Asselineau faisait des pieds et des mains pour passer chez Ruquier, dénonçait sa prétendue ostracisation médiatique, et maintenant vous voilà, armés de votre mauvaise foi caractéristique, en train de cracher dans la soupe et dénoncer le format de l’émission qui est pourtant bien connu. Asselineau savait très bien à quoi s’attendre en passant dans un talk show, et les risques politiques qu’il prenait (c’est à dire : passer pour un guignol sans une répartie de flingueur et une bonne maîtrise des codes télévisuels).
5 heures de discours, et puis quoi encore ? Dégager une demi-journée de programme à la télévision publique pour permettre à Asselineau d’édifier le peuple comme si c’était le père de la nation ? Personne ne voudrait s’infliger une purge pareille, ce genre de truc n’existe que dans les régimes dictatoriaux.