Au contraire, Chomsky fait preuve d’une grande sagesse lorsqu’il dit : . "Pourquoi ce débat autour du 11 septembre est-il si
bien toléré ? Je soupçonne le pouvoir de le voir d’un bon oeil. Il
capte énormément d’énergies et les détourne des véritables crimes de
l’administration, infiniment plus graves. (…) Pensons à l’invasion de
l’Irak, ou au Liban. Ou à ce qu’ils font subir à la population ouvrière
des Etats-Unis. (…) Ils commettent des crimes réels, qui suscitent très
peu de protestations. Une des raisons - pas la seule, bien entendu-,
c’est qu’on dépense énormément d’énergie militante potentielle dans ces
polémiques autour du 11 septembre. Du point de vue des gouvernants,
c’est excellent." . En reléguant le débat sur les attentats du 11 septembre au second plan, il tente d’éviter un sujet clivant et épuisant parmi des gens qui se soutiennent par ailleurs sur l’essentiel : les USA se sont servis de ces évènements pour relancer la machine néo-coloniale et saper leur propre démocratie. Manipulation ou non, le déroulement du 11 septembre est secondaire, dans un cas comme dans l’autre il n’y a pas caution morale à la barbarie des responsables américains. On peut d’ailleurs appliquer le même raisonnement à la remise en question des chambres à gaz, de la Shoah ou du peuple palestinien.
Effectivement, le premier problème des communistes comme des pan-nationalistes en France, ce sont les français. C’est tant mieux pour le peuple, puisque à moins d’être armés par une puissance étrangère, votre révolution et le bain de sang dictatorial n’est qu’une vague et lointaine menace. Nous, veaux, quitte à suivre, avons pris goût à la dictature douce. Et quitte à changer, aux transitions raisonnées. ; )
Vous avez raison Isga, 80% des français s’intéressent médiocrement à la politique, à la religion, aux responsabilités et aspirent à une vie tranquille, tout comme 80% de la planète. Et malgré cette vision du monde vous vous
tenez à votre cocarde et à vos idéaux révolutionnaires. C’est remarquable. Vous êtes le
digne héritier d’un courant politique marié à la déception.