Je ne suis pas certain que Charlie survive malgré tout ce ramdam.
Bien sûr, le journal va devenir le symbole de la liberté de la presse (ce qu’il était déjà, plus ou moins). L’effet de masse lui promet d’excellentes ventes pour les quelques prochains numéros !
Vraiment ? A l’époque, j’avais même acheté le bouquin regroupant ses chroniques. C’était dans les années 90. J’aimais beaucoup son style et son humour. Mais après lecture, je n’ai rien appris, rien compris à l’économie.
Y’avait rien à comprendre, il paraît.
Je n’ai toujours rien compris à l’économie mais désormais je connais l’existence de la FED, de la loi de 73, du rôle des Rothschild, etc...
Les méchants "fâââscistes" m’en ont plus appris en cinq ans sur le net que les gentils gauchistes en vingt ans de lecture.
Au fond, même la lutte contre le capitalisme n’était pas très poussée chez Charlie. Aucune analyse sérieuse de l’histoire du capitalisme, de l’histoire de la banque et de la monnaie. Sous couvert de lutte contre l’antisémitisme et le fascisme, la gauche n’a jamais osé gratter là où ça fait mal.
Pas étonnant qu’en cinquante ans, Charlie Hebdo soit devenu LE journal bien-pensant.
Dans le film, on voit Kiejman (c’est bien lui ?) expliquer la différence entre le Canard Enchaîné et Charlie. Selon lui, le Canard sert de caution au système et Charlie permet un éveil militant. C’est du baratin. Le Canard et Charlie ont exactement la même fonction. Celle d’endormir les révoltés. On rigole un bon coup et puis c’est tout.
Le pouvoir accepte que l’on rit de lui. Il sait que ça n’ira pas plus loin.