Je ne cherche pas à m’isoler (je le suis suffisamment comme ça) mais, au contraire, à m’inscrire dans une continuité collective. Je ne crois pas (plus) à l’individualisme. J’ai déjà donné.
Ce dont je veux parler c’est de l’antiracisme. Une imposture. Un piège dans lequel toute notre société est tombée. Piège tendu par les soi-disant progressistes qui, au lieu d’analyser les sentiments humains (leurs racines, leurs raisons), cherchent à les amputer.
Merci du conseil. Mais le problème de la mauvaise conscience n’est pas un problème individuel. Pas seulement. Ce serait trop facile !
L’antisémitisme, par exemple, est un sentiment historique, qui nous vient d’un passé profond et flou. Tout comme le racisme. Ce sont des sentiments collectifs dont nous héritons. Les préjugés de nos ancêtres. Ancrés dans notre inconscient. On ne s’en débarrasse pas comme ça, par décret.
Les anti-racistes ont le beau rôle. Il leur est facile de fustiger des sentiments diffus (et communs à n’importe quelle population) et de jouer les moralistes et les justiciers.
Le progressisme (dont parle Geluck) consiste à nier cet héritage ou à le refouler. Ce n’est donc qu’une posture moralisante. En fait, une imposture.
Le retour du refoulé. Voilà la bête immonde qui terrorise tous ces censeurs.
Geluck a raison quand il affirme que ce qui rend la Shoah taboue et sacrée c’est la mauvaise conscience européenne.
La mauvaise conscience est l’instrument privilégié du pouvoir. L’Eglise en a fait son arme absolue pendant des siècles. Peut-être même en a-t-elle été la matrice ? Les médias aujourd’hui continuent. La société laïque utilise les mêmes procédés que les sociétés religieuses anciennes.