Philosophe juif hébraïsant éduqué par des rabbins, Spinoza est un kabbaliste dont la doctrine descend directement de Maïmonide, niant l’identité chrétienne de la France pour la fondre dans un multiculturaliste cosmopolite. C’est fondamentalement le retour à l’Un, avec en arrière-plan un processus magique de la nature, un panthéisme moniste oriental qui mène en politique au socialisme collectiviste totalitaire ("la volonté de la multitude" chez Spinoza) en confrontation avec l’État.
"Par droit et institution de la nature, je n’entends rien d’autre que les règles de la nature de chaque individu, selon lesquelles nous concevons chaque être comme déterminé naturellement à exister et à agir d’une façon précise. Par exemple, les poissons sont déterminés par nature à nager, les gros mangent les petits, et c’est donc par un droit naturel souverain que les poissons sont maîtres de l’eau et que les gros poissons mangent les petits poissons. Car il est certain que la nature, considérée absolument, déteint un droit souverain sur tout ce qui est en sa puissance, c’est-à-dire que le droit de la nature s’étend aussi loin que s’étend sa puissance. […] Tout ce que chacun fait selon les lois de sa nature, il le fait d’un droit souverain puisqu’il agit selon la détermination de la nature et ne peut agir autrement."
Spinoza - "Traité théologico-politique" chap. XVI, 2, p. 505
L’homme ne recherche plus la contemplation, ni le Salut, donné par la Vérité et la Justice Divine, il agit juste pour préserver "les règles de la nature", à laquelle il doit être soumis, comme n’importe quel autre animal, ce qui amène conflit, et la guerre de tous contre tous.
Un compromis peut alors être trouvé pour obtenir une paix, par la loi de la multitude qui doit s’imposer :
"Nous voyons donc que chaque citoyen relève non de son droit mais du droit de la Cité dont il est tenu d’exécuter tous les ordres, et qu’il n’a aucunement le droit de déterminer ce qui est juste ou injuste, pieux ou impie ; mais au contraire, puisque le corps politique doit être conduit comme par une seule âme, et par conséquent la volonté de la Cité doit être tenue pour la volonté de tous […] Et donc, même si un sujet considère comme iniques des décrets de la Cité, il n’en est pas moins tenu de s’y conformer."
Spinoza - "Traité politique" chap. III, 5
La logique totalitaire de Spinoza, c’est la multitude qui détermine ce qui est juste ou injuste, bon ou mauvais, et formule les lois en conséquences. La justice, la vérité, ne seraient issues que du collectivisme numérique, la force du nombre, ce qui est fondamentalement faux et surtout dangereux, et qui sur le long terme ne peut fonctionner sans spiritualité et sans transcendance.
Spinoza n’est qu’un des nombreux représentants des penseurs juifs de ce qui sera la haskala, reprise d’ailleurs encore aujourd’hui par nos élites juives (BHL, Alain Minc, Jacques Attali, Denis Olivennes, ...) pour noyer la France sous l’immigration de masse, d’un collectivisme cosmopolite, une multitude sans âme, sans direction, sans projet.