@yoananda2
Je réponds à ta dernière remarque et cela répond en même temps à toutes les autres
De Gaule a été président de la France, on a vu mieux comme "limitation de la puissance". Il était littéralement le gus qui a décidé pas mal de choses. Il était littéralement le gus le plus puissant de France.
Alors, ok, il n’était pas un dictateur, il n’a pas utilisé ce pouvoir pour son profit personnel (encore qu’on n’en sait rien au fond, c’est souvent plus compliqué qu’on ne croit) mais il avait néanmoins le pouvoir.
Absolument, DG était l’homme le plus puissant de France ! Et bien justement : ce pouvoir il y a renoncé VOLONTAIREMENT en 1969 lorsqu’il a été désavoué par le peuple. Rien ne l’obligeait à le faire. Et bien cette décision, qui fut pour le coup un vrai sacrifice car il s’est retrouvé du jour au lendemain sans pouvoir aucun.
C’est très exactement ça que j’essaie de t’expliquer depuis le début : l’idée de non puissance doit mener à ça : être prêt à renoncer à son pouvoir si l’intérêt supérieur (en l’occurrence la volonté populaire) l’exige !
Le synonyme qui correspond le plus à la notion de puissance, c’est le pouvoir justement ! Or le pouvoir est une addiction, il monte à la tête. Si j’utilisais un vocabulaire religieux que tu n’aimes pas, je pourrais même dire qu’il est "satanique".
Ellul, qui citait Bergson je crois, disait que "plus quelqu’un possède de pouvoir, plus il doit posséder un ’supplément d’âme’ pour ne pas sombrer dans la folie".
Donc c’est d’autant plus au crédit de De Gaulle d’avoir été capable d’accomplir un tel geste.
Tu as probablement raison en disant qu’un militaire est sans doute mieux câblé pour adopter ce genre de comportement. C’est ce genre de personne avec ce tempérament là qu’il faut au pays.