La faute de l’orthographe | Arnaud Hoedt Jérôme Piron | TEDxRennes
Arnaud Hoedt et Jérome Piron sont des enseignants en école secondaire, l'un en "cours de français", l'autre en "cours de philosophie", collègues à l'athénée Don Bosco à Bruxelles. Ils proposent des références linguistiques et historiques en faveur d'une simplification de l'orthographe en langue française.
Je n'ai pas dit, ni eux, "simplification de la langue française" mais bien de l'orthographe, rien que de l'orthographe. Et leur présentation est assez percutante avec un argumentaire qui me semble indéfaussable alors que j'ai plutot défendu la position inverse, mettant un point d'honneur à tenter d'être, orthographiquement parlant, irréprochable. Les raisons de mon intérêt pour l'orthographe, celles que j'invoque si j'en souligne parfois sur forum, ne sont pas évoquées dans la vidéo et sont pour moi la raison principale de cet attachement. Il s'agit souvent d'un titre ou d'un nombre de fautes extrême et je souligne que si on désire être pris au sérieux avec ses revendications, il s'agit de ne pas tendre cette perche à ses détracteurs.
Mais la raison première, mise en avant est que, si on a du se farcir ces efforts d'apprentissage et de mémorisation, souvent sous la contrainte ou la menace, l'idée que d'autre s'en soit soustrait et ont occupé leur jeunesse à d'autres priorités, surtout ludiques, peut sembler insupportable. On retombe donc facilement dans un schéma de type Milgram (expérience de) où le quidam se fait agent au service de l'autorité en place et des règles auxquelles il s'est soi-même plié.
Le temps passé à intégrer les règles et leurs exceptions et les efforts de mémorisation, la place énorme que ça finit par occuper à l'esprit, pourraient effectivement être utilisés à meilleur escient vu le nombre de lacunes, de pertes et d'oublis dans des domaines concrets de la vie, là où la transmission du savoir et des usages à faillit.
Le jeune esprit critique qui comprend l'inutilité objective de ces dogmes et s'en désintéresse se retrouve disqualifié par rapport à l'élève docile qui fera les efforts demandés sans se poser de question sur leur bien-fondé. Et cette disqualification risque de déteindre sur d'autres disciplines et sur son comportement, sur la façon dont il sera perçu par ses classes.
Je recommande vivement d'accorder ces quelques 18 minutes à cette petite conférence !
Tags : Langue française
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