• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > On vous raconte n’importe quoi sur la dette ! La France est totalement prise (...)

On vous raconte n’importe quoi sur la dette ! La France est totalement prise au piège...

"La dette publique, martelée partout depuis des années, est devenue un sujet tellement confus qu’on finit par croire à une diversion politique. Pourtant, les 3 400 milliards ne sont pas un mythe : c’est déjà une bombe qui dégrade notre économie, pas un problème lointain pour nos petits-enfants. La France s’est enfermée dans un mécanisme infernal que personne n’ose expliquer, ni à gauche ni à droite, parce que c’est électoralement insoutenable. Dans cette chronique, on voit clairement d’où vient cette dette, pourquoi elle a explosé, et comment les gouvernements successifs ont condamné le pays par opportunisme. Et surtout : quand et comment ce système va finir par casser."

Tags : France Finances Dette




Réagissez à l'article

8 réactions à cet article    


  • vote
    Étirév 1er décembre 2025 10:04

    Du contrôle de la monnaie à la monnaie de contrôle : petite histoire de la dette
    À partir de juillet 1944 (accords de Bretton Woods), le dollar américain devient à la fois monnaie nationale et monnaie mondiale de référence. Cependant, les « puissances d’argent » de la City de Londres soutenaient une autre option : celle d’une monnaie mondiale conçue comme un « panier » de monnaies.
    En 1967 toute la stabilité du Système Monétaire International basé sur les accords de Bretton Woods allait être vivement secouée en raison, en grande partie, de l’importante dévaluation de la Livre Sterling qui faisait suite à l’effondrement de l’économie britannique lié à « l’histoire secrète du pétrole ».
    Rappelons qu’en 1967, le président de la République Française déclarait : « La guerre du Vietnam et celle du Proche-Orient sont étroitement liées ». On sait aujourd’hui que la guerre des Six Jours fut largement une guerre du pétrole. On sait moins que la guerre du Viêt-Nam en est une autre. Dans leur ouvrage « La guerre secrète du pétrole », Jacques Bergier et Bernard Thomas rappellent que « Malgré les liens privilégiés qui les unissent, les Britanniques ont toujours été de dangereux rivaux pour les États-Unis. Les grands “Maîtres du pétrole” des deux pays (Standard Oil “Chevron-Mobil-Exxon”, Texaco, Gulf, Royal Dutch-Shell, British Petroleum, etc.) se sont de tout temps livrés une guerre acharnée. ». Aussi, lorsque les nations ne sont plus en état de guerre, les grands trusts rivaux, l’Américain (Standard Oil “Chevron-Mobil-Exxon”, Texaco, Gulf) et le Britannique (Shell, British Petroleum), utilisent d’autres méthodes pour contrôler la manne énergétique. Notons que c’est au moment où la « Royal Dutch Shell » prenait pied au Sahara, en 1954, que la rébellion allait naître en Algérie.
    Dans la foulée de l’effondrement de l’économie britannique à la fin des années 60, allait également commencer la lente agonie du Dollar avec la désastreuse guerre du Vietnam.
    En 1971, les USA n’ayant plus suffisamment d’or pour garantir l’intégralité des dollars en or, survient la fin de sa convertibilité dans ce métal précieux. Aussi, à partir de cette date, le dollar américain, en tant que monnaie mondiale sera désormais adossé au pétrole ainsi qu’à la seule force de l’économie américaine (via son dynamisme économique intérieure). Concrètement, à partir de ce moment-là, la valeur du dollar ne repose quasiment plus que sur la force brute des USA, c’est-à-dire leur capacité à faire militairement et monétairement respecter leur hégémonie dans les pays tiers.
    Au niveau international, il résulte de cette situation la substitution de la notion d’« ordre juridique » par un retour à la « loi du plus fort ».
    Le début des années 1970 sera aussi le début d’une grande dérégulation financière. Alors surviendra la « fabrication artificielle des actifs », ainsi que la captation des réserves monétaires des pays tiers, c’est-à-dire les pays dits « alliés », les membres de l’U.E., etc., véritables « colonies » financières. On comprend alors, en partie, le pourquoi de la mise en place, en France, de la loi du 3 janvier 1973, dite « loi Pompidou-Giscard-Rothschild » (et aggravée en 2009 par l’article 123 du TFUE), qui modifie les statuts de la Banque de France et donne le coup d’envoi d’une dette qui augmentera incessamment et vampirisera toutes les richesses nationales produites.
    Mais la France n’est nullement un cas isolé. Les dettes de tous les Etats, aidées par la conjuration de toutes les élites économiques (« sous influence ») des différentes nations, sont devenues des océans impossibles à écluser et les nations sont ficelées au bon vouloir d’institutions financières privées, de plus en plus arrogantes et gourmandes.
    Le magazine « The Economist » avait, dès 1988, « prévenu » le public du fait qu’un panier de monnaies, le « Bancor » cette devise internationale originellement proposée par le « Fabian » Keynes en tant qu’étalon monétaire international, et que nous voyons d’abord apparaître sous la forme de D.T.S. (Droits de Tirage Spéciaux) au début du XXIème siècles, allait, tel le phénix, renaître de ses cendres autour des années 2018 (voir la couverture de « The Economist »).
    Le président étasunien F.D. Roosevelt disait : « En politique rien n’arrive par hasard. Chaque fois que survient un événement, on peut être certains qu’il avait été prévu pour se dérouler de cette façon. »
    C’est pourquoi, actuellement, nous assistons à de grandes manœuvres géopolitiques consistant en la « démolition contrôlée » (devenue une habitude depuis un fameux mois de septembre) du dollar par l’entremise, plus ou moins adroite, de remise en cause de la suprématie américaine sur les échanges internationaux.
    La Chine et la Russie, qui sont, rappelons-le, membres de la BRI, sont parties prenantes de cette stratégie : la Chine en tant que moteur principal des DTS tandis que la Russie a raccroché les « wagons du train » de la monnaie mondiale.
    Aussi, et sous l’égide de la BRI, la prochaine étape de la stratégie, jusqu’ici gagnante, des « puissances d’argent » sera la mise au point d’une monnaie mondiale. Cette future monnaie, qui chapeautera toutes les monnaies du monde, devra circuler sous forme exclusivement dématérialisée. et sera entièrement contrôlée par les élites bancaires globalistes.
    Une fois en place, cette monnaie dématérialisée contrôlera parfaitement et définitivement la vie privée de tous ses utilisateurs, alors même que personne ne pourra échapper à cette dématérialisation monétaire pour les échanges nécessités par la vie courante.
    C’est pourquoi l’avènement de cette monnaie mondiale sera le premier pas institutionnel vers le gouvernement mondial oligarchique.
    NB : Avant l’organisation matriarcale, les hommes erraient d’un lieu à l’autre, étrangers au sol qu’ils occupaient.
    Les Déesses-Mères (« Reines », diront les modernes), en organisant le travail, divisèrent le sol et le délimitèrent pour les travaux agricoles. Elles donnèrent aux hommes la part de terre qu’ils avaient à cultiver.
    C’est l’Autorité (spirituelle) des Déesses-Mères qui leur donnait le pouvoir de faire travailler les hommes. Toute l’organisation économique des tribus dépendait de cette Autorité spirituelle.
    C’est Junon, dit la Mythologie, qui inventa la monnaie, ce qui fit donner à la Déesse le surnom de « Juno Moneta » ; près d’elle se trouve une autre Déesse, Pecunia, dont on fit la Déesse de l’argent monnayé et qui pendant longtemps centralisa dans le Temple de Junon l’administration des monnaies à Rome. C’est l’autorité spirituelle seule qui avait le droit de frapper monnaie, ce qui lui donne une force nouvelle, appuyée, du reste, sur celui qui est l’auxiliaire dévoué de la Déesse, le Chevalier, « Eques », vassal de la Dame « Faée » (Fée). Précisons en passant que le mot « Faée » va devenir « faraï » ou « pharaï » (parler), et c’est de ce mot que les Egyptiens feront le mot « Pharaon » qui désignait « l’inspirée qui parle ». Les Hébreux, de cette même racine, feront « Prophétesse » qui veut dire « premier oracle ». Enfin, rappelons que « Faramonde » est le nom d’une « Fée » qui joua un grand rôle au début de l’Histoire de France (devenue « Pharamond » qui, dit-on, fut le premier roi de France). Ce terme rapproche singulièrement les Déesses du Nord des Pharaons de l’ancienne Egypte.
    La monnaie, dans le régime masculin, contribua à changer complètement les mœurs, On créa le régime que Fabre d’Olivet appelle « Emporocratique », mot nouveau pour exprimer une idée nouvelle. Il est tiré du grec et signifie « marchand » et « force », c’est-à-dire la prédominance des intérêts économiques considérés comme mobiles de gouvernement. C’est le régime dans lequel tout se vend ; l’homme est un marchand, il se vend lui-même, c’est-à-dire vend ses services et vend tout ce dont il peut disposer. Notons au passage que les pays d’Europe où l’Emporocratie a dominé ont été successivement l’Italie, les Pays-Bas et l’Angleterre.
    Les auteurs qui ont envisagé l’origine de la monnaie n’ont envisagé que cet aspect de la question. Ils font tout commencer au régime masculin et ne nous disent rien du régime antérieur. Cependant, tout existait déjà avant ce régime, et faisait partie des lois naturelles, « Jus naturale », qui contiennent l’explication de toutes les origines. Sans ces lois, nous ne pouvons pas comprendre le premier régime économique.

    LIEN


    • vote
      mat-hac mat-hac 1er décembre 2025 16:57

      @Étirév
      Ça n’est pas Bretton Woods qui a instauré l’utilisation du dollar, mais le fait qu’elle était égalitaire. C’est l’industrie des États-Unis qui a permis d’utiliser le dollar.


    • vote
      Octave Lebel 1er décembre 2025 19:30

      Merci, très bon niveau de réflexion et d’information d’Olivier Berruyer comme d’habitude. Il signale que la gauche qui prend les problèmes de la démocratie comme ceux de l’économie à la racine, dite radicale donc comme si c’était un défaut, évite de signaler les difficultés notamment liées au poids des marchés financiers dans la possession de la dette et du rôle de l’euro et des règles de la BCE. Ce serait plus simple si la plus grosse part de la dette était dans nos mains de français, c’est une évidence, mais n’oublions pas que nous devons cela à la droite et toutes ses chapelles y compris l’extrême qui ensemble ont participé aux déséquilibres de nos budgets en faisant de la démagogie avec la fiscalité en refusant de taxer équitablement les plus riches. Cette difficulté bien réelle n’est pas escamotée et a déjà fait l’objet d’explications sur les sites de LFI. La France n’est pas la Grèce et est le deuxième contributeur net du budget européen donnant plus d’argent au budget qu’elle n’en reçoit en fait. Il serait difficile et délicat après la sortie du Royaume-Uni de jouer aux apprentis sorciers en déséquilibrant en fait toute la zone euros quand il vaut mieux pour les détenteurs de dettes, comme ils le font toujours à une certaine échelle, de s’arranger pour se faire payer quand même, dans la logique du roulement de la dette. D’éviter aussi pour ces forces et leurs représentants politiques des explosions sociales dont ils savent qu’il ne faut plus grand-chose pour qu’elles se manifestent en devenant contagieuses et difficilement contrôlables au niveau de l’UE. Et qui va croire que la supercherie qu’est l’extrême-droite est une solution tenable et durable ? Sur le fond, toute une partie de cette dette ne sera jamais remboursée.Ce n’est pas la 1ère fois (l’Allemagne entre autres, a eu une remise de dette en 1953 https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_Londres_sur_les_dettes) car comme le montre O Berruyer, elle a déjà en réalité été payée et que faire basculer une économie vers une large satisfaction des besoins essentiels ainsi que les investissements nécessaires pour traverser au mieux le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources est une manière durable de sortir du piège néo-libéral de cette dette.


      • vote
        Octave Lebel 1er décembre 2025 19:31

        Une réflexion qui éclaire assez magistralement l’actualité. Quand vivrons-nous dans une société où ce genre de réflexion sera naturellement diffusé dans les circuits médiatiques dans le but d’enrichir et stimuler notre intelligence collective et nourrir un débat démocratique ?

        ● L’impasse des politiques de l’offre (25/02/25)

        https://lebondosage.over-blog.fr/2025/02/l-impasse-des-politiques-de-l-offre.html 

         


        • vote
          Octave Lebel 1er décembre 2025 19:32

          Faire tomber le mur de la dette (Vaut le détour, très clair et synthétique , ne vous contentez pas du résumé ci-dessous, vous gagnerez en compréhension sur un point essentiel et donc vous gagnerez de l’autonomie de réflexion et du temps). 

          « La manière dont les États se financent les met à la merci d’un chantage du capitalisme financier. Le problème, plutôt que la dette publique elle-même, c’est bien ce chantage organisé autour d’elle. L’État refinance sa dette auprès des marchés financiers...

          Dans les mois qui viennent, plusieurs de ces titres de dette arrivent à échéance. Et la BCE ayant mis fin à sa politique de rachat nets de dettes publiques, nous allons devoir refinancer au moins une partie de cette dette auprès des marchés. Jusqu’à présent, cela ne posait pas de problème particulier étant donné le niveau des taux d’intétrêt. Mais l’inflation nous entraine dans une spirale de hausse des taux. La BCE, contre tout bon sens, a annoncé pour cet été un hausse de son taux directeur. Donc l’endettement va dévenir plus cher pour les États au moment même où la banque centrale arrête son programme pour garantir leur financement...

          Quand cette exception tant historique que géographique, sortie de l’esprit de néo- libéraux fanatiques, est devenue intenable pour les tenants même du statu quo dans l’Union européenne, la banque centrale a inventé un moyen de le contourner. Entre 2015 et 2022, elle a racheté sur les marchés, de la dette publique des États, pour la mettre dans ses coffres. Elle a ainsi acquis plus de 3 000 milliards d’euros de dettes des États européens. 30 % de la dette publique française est ainsi détenue par la banque centrale, et plus sur les marchés financiers. C’est ainsi, en contournant largement les traités, qu’elle a pu éviter à court terme une crise financière généralisée, la banqueroute dans plusieurs des plus grands États européens et surtout plusieurs des plus grandes banques européennes notamment allemandes...

          Il faut donc profiter de l’occasion historique qui résulte des sauvetages pratiqués par la BCE dans la décennie qui vient de s’écouler. Cela nous donne une occasion historique. Notre banquier central peut acter du fait que la dette détenue dans ses caisses ne sera jamais payée, que les États n’auront plus besoin d’aller sur les marchés financiers pour la refinancer. Il peut utiliser sa capacité à créer de la monnaie pour financer les États. Bien sûr, cette opération resterait dans le cadre actuel des traités. Elle ne changerait pas d’ailleurs la nécessité de sortir de ces traités pour établir d’autres règles. Mais elle constituerait un tournant historique. Pour la première fois depuis 40 ans, la banque centrale serait en Europe du côté des peuples et de leurs États et non des puissances financières. »

           

           

           

           


          • 1 vote
            eau_du eau_du 2 décembre 2025 10:07

            Dans la vidéo il n’évoque pas la véritable raison de la dette publique !!! Pourquoi ? La vrai histoire => C’est une histoire de haute trahison, l’incroyable escroquerie de la dette publique française !




            • 1 vote
              rinbeau rinbeau 2 décembre 2025 14:03

              se focaliser sur la dette publique.. C’est passer à coté de l’argent dette, comme il est passé à coté de la vérité sur la période covid.. Pour lui, tout est propre.. Il passe à coté de toutes les manœuvres scandaleuses des dynasties bancaires en économiste intègre qu’il est !



Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

phan

phan
Voir ses articles


Publicité





Palmarès