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  • Premier article le 25/07/2015
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Derniers commentaires




  • 1 vote
    attis attis 14 octobre 2015 16:17

    @Gollum
    C’est sûr que quand on ne sait même pas faire une recherche google, tout est plus compliqué...

     

    Plus sérieusement, Huxley a dénoncé une chose et une seule dans Le meilleur des mondes : la restriction de la liberté des élites dans le cadre des utopies de type socialiste, dont Wells est le promoteur principal. Il se lamente sur l’impossibilité pour les alpha-plus d’exprimer leur potentiel créatif, car cela pourrait constituer une menace potentielle pour le maintien de l’ordre social. Il plaide en faveur du non-conformisme, qui est une forme d’élitisme (le non-conformisme implique qu’on se détache des comportements sociaux de la masse).

    Il y a donc deux aspects dans Le meilleur des mondes : d’un côté il s’adresse aux élites dans ce qu’on pourrait décrire comme une critique de Wells, centrée sur le sort particulier qui doit leur être réservé. De l’autre, il s’adresse aux masses pouilleuses et incultes sous l’angle de la fiction normative, pour les habituer à leur sort futur.

    Huxley était un élitiste, et son oeuvre servait les intérêts de l’élite à laquelle il appartenait.

     

    On y apprend le rôle joué par Huxley dans la révolution psychédélique.

    Sans blague ? Comme si on ne le savait pas après avoir écrit Les portes de la perception… Excellent bouquin ceci dit que je recommande.. 

    Son rôle ne s’est pas limité à l’écriture de ce livre. Vous ne trouvez pas étrange qu’un type qui écrit un bouquin "dénonçant" le contrôle social par la drogue (le soma), écrive 20 ans après une oeuvre de propagande incitant à la prise de substances psychotropes (des ersatz de soma) ? Cliquez avec le bouton gauche de votre mulot sur le lien que j’ai donné précédemment, vous apprendrez peut-être quelque chose.



  • 2 votes
    attis attis 14 octobre 2015 13:22

    Une petite citation d’Huxley pour la route :

    Environ 99,5% de la population de la planète est aussi stupide et béotienne que les masses anglaises, mais de façon différente. Il me semble qu’il est inutile de s’attaquer aux 99,5%, mais qu’il important que les 0,5% puissent survivre, se maintiennent au niveau de qualité le plus élévé possible, et, si possible, dominent le reste. L’imbécilité des 99,5% est consternante, mais après tout, que peut-on en attendre d’autre ? (tiré de The Hidden Huxley, par David Bradshaw).

    Voilà qui devrait vous amener à vous interroger sur la véritable personnalité d’Huxley...

     

    Quant à ses livres, le principe mis en oeuvre chez Huxley est celui de la fiction normative. Voici comment cela fonctionne :

    [...]le pouvoir normatif de la fiction. Des auteurs animés par des idéologies douteuses ont souvent utilisé ce pouvoir normatif pour mettre en avant des projets radicaux. La propagation de la fiction normative au sein de la population permet de lui suggérer l’apparition d’événements à venir. Ceux qui auront été convaincus du caractère inévitable de ces événements futurs vont soit les accepter passivement, soit agir concrètement pour les mettre en oeuvre. Ainsi, lorsque le futur se déroule comme prévu, il adopte le caractère paradigmatique de la fiction qui l’avait prédit. [...] elle peut présenter à son public des possibilités qu’il ignorait auparavant ou qu’il n’avait pas considérées, et donner corps à ces possibilités par le truchement de l’intrigue, des personnages, de la mise en scène etc. Grâce à une « suspension volontaire de l’incrédulité », les lecteurs mènent une gedankenexperimente socio-culturelle : ils évaluent dans quelle mesure ces idées pourraient fonctionner dans le monde réel et quels effets elles seraient susceptibles d’y produire, et ils envisagent la possibilité d’un nouveau consensus.

     

    Voilà ce qu’a fait Huxley dans ses livres. Il ne les a pas écrits pour dénoncer une horreur à venir, mais pour habituer les gens à l’idée de cette horreur future, de telle sorte qu’ils soient plus facilement en mesure de l’accepter une fois qu’elle sera devenue une réalité concrète.

    Et je sais que je vais encore me faire des ennemis mortels, mais Huxley n’est pas le seul dans ce cas : le 1984 d’Orwell fonctionne exactement sur le même principe. D’ailleurs, Orwell a été l’élève d’Huxley à Eton, avant de bosser pour le ministère de l’information (=propagande) anglais. Le MOI (Ministry Of Information) était d’ailleurs la version contemporaine du Ministère de la Vérité de son roman. Encore de la fiction normative : il s’agit d’habituer les gens à l’idée d’une propagande omniprésente et délirante.

     

    Et ces principes sont plus que jamais d’actualité. Le film Transcendence, avec Johnny Depp, sur le transhumanisme est un excellent exemple de fiction normative. On nous présente le futur désiré (ici, le transhumanisme) comme une monstruosité présentant tout de même certains avantages, tout en soulignant son caractère inéluctable . La populace pèse le pour et le contre, s’habitue à cette idée et finit par accepter ce futur monstrueux (c’est en tout cas l’objectif recherché).

    Le meilleur des mondes (et les autres productions d’Huxley) avait pour objectif d’habituer les gens à l’idée d’aimer leur servitude, le fouet étant remplacé par le contrôle social, l’eugénisme, les drogues, la sexualité débridée, les jeux débiles etc.

    Pour les anglophones, je recommande la lecture de cet article, que je vais bientôt traduire pour les autres. On y apprend le rôle joué par Huxley dans la révolution psychédélique.



  • 1 vote
    attis attis 14 octobre 2015 11:35

    @La Vouivre
    Oui, littérature, cinéma, musique, jeux vidéos, peinture, sculpture...

    C’est la culture dans son ensemble qui est totalement sous contrôle, et détournée à des fins de propagande.



  • 1 vote
    attis attis 14 octobre 2015 11:31

    @Gollum
    Vous ne savez visiblement rien d’Huxley (pas que sur Huxley, d’ailleurs...).

    Allez consulter la montagne de littérature sur ce sinistre personnage. Informez-vous, instruisez-vous. En attendant, ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas.

    Evidemment, tout est en anglais... Je prépare deux articles en français à ce sujet pour les anglophobes, mais faudra patienter un peu.



  • 1 vote
    attis attis 14 octobre 2015 00:10

    @Joe Chip

    Et les femmes alors ? Sale sexiste ! Tu oublies le clip de Katy Perry ci-dessus, et le film G.I. Jane avec Demi Moore (et d’autres, sûrement, je ne regarde plus toutes ces conneries).

    Les gonzesses ont elles aussi le droit de s’amuser un peu avec un M-16 ! Et le Pentagone nous le fait savoir...

    Plus sérieusement, au-delà du fait de savoir si le Pentagone apporte sa coopération aux films hollywoodiens (ce qui est une évidence), il faudrait savoir dans quelle mesure il commande des films à Hollywood.

    Et pas que le Pentagone, d’ailleurs ; la CIA est sans doute beaucoup plus impliquée que l’armée. Voir cet article, où l’on apprend qu’un scénariste très en vue partait en mission en Amérique du Sud/Centrale quand il n’écrivait pas des scripts pour des blockbusters. On l’a retrouvé mort noyé dans sa voiture, les deux mains coupées (subtil...), après qu’il ait menacé de révéler les véritables motivations derrière le renversement de Noriega, auquel il avait participé. Sans doute un suicide de plus...

    Hollywood est une vaste entreprise de propagande, que ce soit au profit de l’armée U.S. ou de la CIA (ou les deux).

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