@yoananda2 le FN est une rente électorale, doublée d’un deal anti-France (entre Mitterand et Lepen).
Une rente électorale, pourquoi pas, mais réduire Le Pen à ça paraît un peu léger.
Car l’anti-France, c’est franchement contestable. Mitterrand a voulu piéger la droite avec un FN en expansion diabolisé pour se maintenir au pouvoir, avec succès. Pas d’arrière pensée anti-France de son côté, juste la passion du pouvoir soutenue par l’intelligence politicienne. Quant à Le Pen, son parti a profité de la stratégie de Mitterrand, son parti qu’il considérait avant tout comme patriote. Pas d’anti-France (du moins conscient) non plus de son côté.
@Erreur 404 Avec un peu de bouteille dans la vie, on a pu faire le constat suivant : on apprend un jour qu’untel que l’on croise souvent fut résistant actif et armé durant la seconde guerre mondiale. Ce quelqu’un passe relativement inaperçu, pas grande gueule pour un sou, physique quelconque. Il aurait fait preuve d’un courage exceptionnel. J’ai croisé ce genre de profil deux à trois fois dans ma vie, et cela prouve à mes yeux que vos "45 kg tout mouillé" n’ont aucun sens, sinon qu’ils signent votre immaturité.
Pour qui s’intéresse
à l’histoire des idées politiques en France, la période actuelle est
extraordinaire. On ne pouvait même pas en rêver tant c’est inouï.
Il y a d’abord
le vieux Le Pen qui n’arrive pas à mourir et poursuit vaillamment son chemin
avec ses interviews régulières. Il doit se dire qu’il a eu raison trop tôt
quand il voit le mainstream glisser doucement vers ses positions des années 70,
et que même Giscard, l’intelligence absolue-supérieure-indépassable, a été
obligé de reconnaître son énorme bourde à propos du regroupement familial :
il aurait dû écouter davantage le « fasciste ». Ben oui, celui qui
a raison trop tôt est toujours éliminé, glissé sous le tapis, rendu inaudible
et invisible, normal. Et puis sa fille, un tempérament de gauche petit(e) bourgeois(e), l’a renié, insulte suprême. Il lui reste sa petite fille Marion
sur qui reposent les espoirs les plus fous, et elle ne déçoit pas. Quelle vie !
Il y a
ensuite Zemmour, la fusée éclairante de cette fin de pandémie. Il crée la
sidération chez les politiques mainstream qui ne parviennent pas à détacher
leur regard de cette fusée. Avec un discours qui imprime, il chamboule toutes
les habitudes, tous les codes. Après lui, les autres politiques donnent l’impression
de parler dans le vide, de faire des moulinets avec leurs petits bras en suscitant
l’hilarité, au mieux l’indifférence.
Plus encore,
Zemmour a tué Soral, qui ne sait plus où il habite. Zemmour lui a tout piqué,
ou presque, sans risquer la prison. Il s’est
permis de traiter BHL de « traitre », ce dont Soral a sans doute
rêvé, mais conscient que cette saillies le ferait coffrer par les nanas de la
17ème, qui n’apprécient guère son style machiste, il a reculé. Le site ER en
est devenu brouillé, sa spécialité, le billard à trois bandes, en est devenu
complètement obscur. Pas sûr que ER s’en remette, ce qui devrait réjouir le
CRIF. Oui mais le CRIF ne sait pas comment gérer Zemmour, qui en devient un
ennemi encore plus dangereux que Soral, car le CRIF en perd le Nord et ses
marques habituelles au risque de disparaître ! C’est dingue.
Pas moins
intéressant la bataille des idées côté Mélenchon. On sent qu’il se débat entre
les isme, sans parvenir à y mettre un
peu d’ordre et à s’arrimer à l’un d’eux. Alors il saute de l’un à l’autre, tel
un cabris : mitterrandisme, social-démocratisme, écologisme, marxisme,
islamo-gauchisme. Sa tête de73 ans, un peu ralentie par les ans ne l’aide pas.
Ses électeurs s’en rendent compte et s’en détournent. Triste fin de carrière,
pour un Sénateur.
La Cour
observe d’un œil amusé et inquiet tout ce ramdam idéologique. Même si ça tangue
aux deux bouts, au centre la stabilité n’est pas menacée. Forts d’une pandémie
qui a effacé les gilets jaunes, pandémie mal engagée mais gagnée au finish, ils
pensent ne pas trop souffrir du fait qu’en 5 ans, ils n’ont pratiquement et finalement
rien fait. Encore un quinquennat pour rien pour reprendre une formule du trublion.
« On va s’y mettre » sera sans doute leur slogan pour2022. Pas sûr que
les Français suivent …