Alt144 ric Guéguen :) . La manière dont je m’y prend, quand j’écris ici, elle est exactement la vôtre. Mais nous, nous manions des concepts pré-établis pour développer nos idées, nous ne sommes pas en train d’en forger de nouveau destinés à servir d’outils d’analyse dans un contexte précis, qui a ses propres règles, ses propres lexiques. . J’ignore comment travaillait Bourdieu, mais ce que je sais c’est que quand j’ai une pensée complexe qui me semble déboucher sur quelque chose d’un peu original et que je tente de la rédiger, 9 fois sur 10 je n’y parviens pas, parce qu’au stade de la pensée j’employais sans m’en rendre compte des cristallisations de concepts impossibles à rendre en quelques lignes seulement. En plus des mots qui me manquent.
Ce type de difficulté, c’est à chaque prémisse articulé qu’il se retrouve dans les travaux scientifiques de recherche (les "pionniers", donc - pas les analystes).
. Je trouve qu’il faut de l’indulgence et ne pas trop vite conclure au pseudo-scientifisme ou à la pédanterie. C’est finalement à partir de ce que l’on fait par la suite du travail de quelqu’un que l’on juge son apport. Et les concepts de Bourdieu sont fondamentaux dans le domaine des sciences sociales auquel je m’intéresse (essentiellement la Régulation et un peu le MAUSS). Du coup, si vous continuez à mettre en avant des problèmes de formes plutôt que de fond, c’est moi qui ne vais pas me sentir respecté ;)
Funambule "Je me demande si Lordon a lu Bourdieu ou s’il a lu Heinich pour dire qu’il n’y a pas de références..." . Je n’ai pas dis que Lordon n’y retrouvait pas de référence. . "
Et la plupart des gens préfèrent l’esthétique à la précision, et la conservation des paradigmes qu’ils sont en train d’utiliser. Chercher à comprendre une phrase de Bourdieu n’est jamais une perte de temps, il est univoque."
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Oui la plupart des gens préfèrent l’esthétique à la précision, mais précisément les ouvrages spécialisés ne leurs sont pas destinés.
Bourdieu est particulièrement difficile à aborder, et peut être que comme le dit Eric Guéguen c’est dommage pour ceux qui pourraient profiter de ses idées.
Mais il est encore plus dommage que les gens confondent les longueurs d’un développement rigoureux et le plus précis possible avec les contorsions alambiquées des discours ampoulés et faussement théoriques que l’on retrouve chez les pseudo-philosophes et les copies de terminales.
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Le désir de conservation de paradigme peut effectivement expliquer autant de passion et de mauvaise foi dans la critique (chez un supposé "sachant de quoi il parle").
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Ou le malentendu.
Quand je lis ça : "Le pauvre Lordon qui croit mieux connaître Bourdieu que Bourdieu
lui-même en disant que Bourdieu aurait du s’affilier à Spinoza plutôt
qu’à Pascal. Faut bien passer dans les médias !" je me dis qu’il y a un malentendu quelque part. Bourdieu est un prédécesseur pour Lordon et c’est un des auteurs les plus convoqués dans ses analyses. (dans "La société des affects", par exemple, jusqu’à huit ouvrages sont utilisés - dont les méditations pascaliennes :). Et si Lordon taquine son maître, c’est bien par respect et capacité de le faire.
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Le malentendu c’est aussi dans les rencontres qui se mettent mal pour des raisons anecdotiques, et qui, par manque d’opportunité d’éclaircissement ou de constat d’autres affinités possibles, inscrivent des trajectoires foireuses. J’ai cessé de cataloguer les gens sur AV après avoir constaté tellement de fois après coup que les cases dans lesquelles je les plaçais étaient intenables.
"Les musulmans sont les premières victimes de l’islam." . Non. Les musulmans sont victimes des esprits limités qui procèdent par réduction. Tels le vôtre.
"pro-musulmans, anti-islam." . Vous ne confondriez pas "autorité religieuses" et "religion", par hasard ? Demandez-vous si vous pourriez être "pro-chrétien" et "anti-christianisme". Si vous êtes pour l’existence de personnes s’identifiant à travers une religion, vous êtes pour l’existence de cette religion.